Puis, lorsque celle-ci mourut, il épousa sa sœur, Umm Koulthoum. Ensuite, à la mort de cette dernière, il se maria avec Fakhita bint Ghazwân ibn Jâbir, qui lui donna pour fils ‘Ubayd Allâh le plus jeune. Il épousa ensuite Umm ‘Amr, fille de Jundub ibn ‘Amr al-Azdiyya, qui lui enfanta ‘Amr, Khâlid, Abân, ‘Umar et Maryam. Il épousa aussi Fâtima bint al-Walîd ibn ‘Abd Shams al-Makhzûmiyya, qui lui donna al-Walîd et Sa‘îd. Puis il se maria avec Umm al-Banîn bint ‘Uyayna ibn Hisn al-Fazâriyya, qui lui donna ‘Abd al-Malik, et l’on dit aussi ‘Utba. Il épousa Ramlah bint Chayba ibn Rabî‘a ibn ‘Abd Chams ibn ‘Abd Manâf ibn Qusay, qui lui donna ‘Â’isha, Umm Abân et Umm ‘Amr, toutes filles de ‘Uthmân. Enfin, il épousa Nâ’ila bint al-Farâfisa ibn al-Ahwas ibn ‘Amr ibn Thalaba ibn Hisn ibn Damdam ibn ‘Adî ibn Hayyân ibn Kilayb(1), qui lui donna Maryam, et l’on dit aussi ‘Anbasa.
‘Uthmân – qu’Allâh l’agrée – fut tué alors qu’il avait auprès de lui quatre épouses : Nâ’ila, Ramlah, Umm al-Banîn et Fakhita. D’aucuns rapportent qu’il aurait divorcé d’Umm al-Banîn durant le siège.
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Il est mentionné dans « Dalâ’il al-Nubuwa » le hadith rapporté par l’imâm Ahmad(2) et par Abû Dâwud(3), selon la chaîne de transmission passant par Sufiân al-Thawrî, Mansûr, Rabî‘î ibn Nâjiya al-Kâhilî et ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd, qui dit : « Le Messager d’Allâh (ﷺ) a déclaré : “La meule de l’islam tournera à trente-cinq, ou trente-six, ou trente-sept (années). Si elle périt(4), ce sera selon la manière dont elle a péri, et si leur religion se maintient, elle se maintiendra soixante-dix ans.” » ‘Umar demanda : « Ô Messager d’Allâh, s’agit-il de ce qui est déjà passé ou de ce qui reste ? » Il répondit : « De ce qui reste. » Dans une autre version, transmise aussi par lui et par Abû Dâwud, on lit : « La meule de l’islam tournera à trente-cinq, ou trente-six… » (fin du hadith). Il semblerait que ce doute émane du narrateur, mais il est établi que le nombre correct est trente-cinq, car c’est en l’an trente-cinq que fut tué, selon l’avis le plus sûr, le commandeur des croyants ‘Uthmân. Certains évoquent l’an trente-six, mais la version la plus répandue est la première.
Il y eut alors des événements tragiques, cependant Allâh – par Sa puissance et Son secours – préserva et protégea. Et il ne fallut pas longtemps avant que les gens ne prêtent serment d’allégeance à ‘Alî ibn Abî Tâlib – qu’Allâh l’agrée – et que l’ordre se rétablisse, l’unité se reformant. Toutefois, par la suite, d’autres incidents se produisirent lors de la bataille du Chameau et durant les jours de Siffîn, comme nous l’exposerons, si Dieu le veut.