Il fut invité à prier pour lui, mais il ne pria pas. On demanda alors : « Ô Messager de Dieu, nous ne t’avons jamais vu omettre la prière sur quelqu’un auparavant ? » Il répondit : « Il détestait ‘Uthmân, alors Dieu l’a détesté. »
Puis At-Tirmidhî déclara : « Ce hadith est gharîb (étrange). Quant à Muhammad ibn Ziyâd, le compagnon de Maymûn ibn Mihrân, il est très faible dans le hadith. Tandis que Muhammad ibn Ziyâd, le compagnon d’Abû Hurayra, est un Basrien digne de confiance (thiqah), surnommé Abû al-Hârith. De même, Muhammad ibn Ziyâd al-Ilhânî (1), compagnon d’Abû Umâma, est un Shâmî (originaire du Levant) fiable, surnommé Abû Sufyân. »
[Autre hadith] Al-Hâfizh Ibn ‘Asâkir (2) rapporte, d’après le hadith d’Abû Marwân al-‘Uthmânî (3) : « Nous raconta mon père, ‘Uthmân ibn Khâlid, d’après ‘Abd Ar-Rahmân ibn Abî Az-Zinâd, d’après son père, d’après Al-A‘râj, d’après Abû Hurayra : Le Messager de Dieu (ﷺ) rencontra ‘Uthmân ibn ‘Affân à la porte de la mosquée et lui dit : “Ô ‘Uthmân ! Voilà Jibrîl qui m’informe que Dieu t’a marié à Umm Kulthûm avec la même dot que (ta précédente épouse) Ruqayya et dans des conditions similaires à sa compagnie.” » Ibn ‘Asâkir (4) l’a également rapporté d’après Ibn ‘Abbâs, ‘Â’isha, ‘Umâra ibn Ruwayba, ‘Isma ibn Mâlik al-Khatmî, Anas ibn Mâlik, Ibn ‘Umar et d’autres, et il est jugé gharîb et munkar (5) sous tous ses aspects.
On rapporte aussi, par une chaîne de transmission faible, de ‘Alî (6) que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Si j’avais quarante filles, je les aurais mariées à ‘Uthmân l’une après l’autre, de sorte qu’il n’en reste plus aucune. »
Muhammad ibn Sa‘îd al-Umawî a rapporté : d’après Yûnus ibn Abî Ishâq, d’après son père, d’après Al-Muhallab ibn Abî Sufrah, qui a dit : « J’ai interrogé les Compagnons du Messager de Dieu (ﷺ) : “Pourquoi dites-vous au sujet de ‘Uthmân : ‘A‘lâhâ (7) fawqan (litt. ‘le plus haut degré’) ?” Ils me répondirent : “Parce qu’aucun homme, ni parmi les premiers ni parmi les derniers, n’a épousé deux filles d’un Prophète en dehors de lui.” » C’est ce qu’a rapporté Ibn ‘Asâkir (8).
Ismâ‘îl ibn ‘Abd Al-Malik (9) a dit, d’après ‘Abd Allâh ibn Abî Mulaykah, d’après ‘Â’isha : « Je n’ai jamais vu le Messager de Dieu (ﷺ) lever les mains au point de découvrir ses aisselles (10), si ce n’est pour invoquer Dieu en faveur de ‘Uthmân ibn ‘Affân. »