Ibn ʿAsākir l’a rapporté (1) par la chaîne de transmission passant par al-Minhāl ibn Baḥr (2), d’après Ḥammād ibn Salama, d’après Hishām ibn ʿUrwa, d’après son père, qui le tenait d’elle (ʿĀʾisha). Ibn Usāma l’a également rapporté d’après al-Jarīrī : Abū Bakr al-ʿAdawī m’a dit : « J’ai interrogé ʿĀʾisha », et il mentionna d’elle quelque chose de semblable à ce qui précède. Al-Faraj ibn Faḍāla en fut l’unique rapporteur. Khuṣayf l’a aussi rapporté selon Mujāhid, d’après ʿĀʾisha, avec un contenu semblable.
L’imām Aḥmad (3) a déclaré : « Muḥammad ibn Kunāsa (4) al-Asadī Abū Yaḥyā nous a rapporté, ʾIsḥāq (5) ibn Saʿīd d’après son père, qui a dit : “Il m’est parvenu que ʿĀʾisha a dit : ‘Je n’ai écouté le Messager de Dieu (que Dieu lui accorde Sa grâce et Sa paix) qu’une seule fois, lorsque ʿUthmān vint à lui au plus fort de la mi-journée. Je pensais qu’il était venu au sujet des femmes, et la jalousie me poussa à tendre l’oreille. Je l’entendis dire :
« Dieu te fera revêtir une chemise, et ta communauté voudra que tu l’ôtes ; ne l’ôte pas. »
Lorsque je vis que ʿUthmān leur accordait tout ce qu’ils réclamaient hormis le fait de retirer cette chemise, je compris qu’il s’agissait d’une injonction transmise par le Messager de Dieu (que Dieu lui accorde Sa grâce et Sa paix).’” »
[Autre chaîne de transmission]
Al-Ṭabarānī a dit : « Muṭṭalib ibn Saʿīd al-Azdī nous a rapporté, ʿAbd Allāh ibn Ṣāliḥ nous a rapporté, al-Layth nous a rapporté, d’après Khālid ibn Yazīd, d’après Saʿīd ibn Abī Hilāl, d’après Rabīʿa ibn Sayf, qui a dit : “Nous nous trouvions auprès de Shufī (7) al-Aṣbaḥī ; il déclara : ‘ʿAbd Allāh ibn ʿUmar nous a rapporté :
« Le Messager de Dieu (que Dieu lui accorde Sa grâce et Sa paix) se retourna et déclara : ‘Ô ʿUthmān, Dieu t’a revêtu d’une chemise et les gens voudront que tu l’enlèves ; ne l’enlève pas. Par Dieu, si tu l’enlèves, tu ne verras pas le Paradis avant que le chameau ne pénètre dans le chas de l’aiguille.’ »
Abū Yaʿlā (9) l’a aussi rapporté par la voie d’ʿAbd Allāh ibn ʿUmar d’après sa sœur Ḥafṣa, Mère des Croyants. Le texte de cette version présente certains aspects singuliers, et Dieu sait mieux.”