Ensuite, ce fut Abou Bakr de la même manière, puis ‘Omar de la même manière ; puis on m’investit (à mon tour). N’ai-je donc pas le même droit qu’eux ? Je dis : « Bien sûr ! » Il reprit : « Quelles sont donc ces paroles qui me parviennent de vous ? Pour ce que tu as mentionné au sujet d’Al-Walîd, je ferai régner la justice à son sujet, si Dieu le veut. » Puis il fit appeler ‘Ali et lui ordonna de le fouetter ; alors ‘Ali le flagella de quatre-vingts coups.
[Autre hadith]
L’imam Ahmad(2) a dit : « Abou al-Moughira nous raconta, Al-Walîd ibn Soulaymân(3) nous raconta : “Rabî‘a ibn Yazîd me raconta, d’après ‘Abdoullah ibn ‘Âmir, d’après An-Noumân ibn Bachîr, d’après ‘Âïcha (qu’Allah l’agrée) qui dit :
Le Messager de Dieu (ﷺ) fit appeler ‘Othmân ibn ‘Affân, et lorsqu’il arriva, le Messager de Dieu (ﷺ) se tourna vers lui. Quand nous vîmes que le Messager de Dieu (ﷺ) s’adressait ainsi à ‘Othmân, l’une de nous se tourna vers l’autre. Au terme de leurs échanges, la dernière parole qu’il lui adressa fut de lui frapper l’épaule et de dire : « Ô ‘Othmân, il se peut que Dieu veuille te revêtir d’une “chemise” ; si les hypocrites te demandent de l’ôter, ne l’ôte pas avant de me rencontrer. » Il répéta cela trois fois.
Je lui ai alors dit : “Ô Mère des Croyants, comment se fait-il que tu ne t’en souviennes plus aujourd’hui ?” Elle répondit : “Je l’ai oublié, par Dieu, je n’y ai pas repensé.” Il poursuivit : “Puis j’en fis part à Mou‘âwiya ibn Abî Soufyân, mais il ne se satisfit pas de ce que je lui rapportai : il voulut en avoir confirmation et écrivit à la Mère des Croyants : ‘Écris-moi précisément ces propos.’ Elle lui adressa donc une lettre à ce sujet.” »
Abou ‘Abdallah al-Jasrî(5) l’a également rapporté, selon ‘Âïcha et Hafsa, d’une manière semblable à ce qui précède. Qays ibn Abî Hâzim et Abou Salama(6) l’ont aussi transmis de ‘Âïcha. Abou Sahlah l’a rapporté de ‘Othmân : « Le Messager de Dieu (ﷺ) m’a fait une recommandation et je m’y tiens inébranlablement. » Faradj ibn Fadâlah l’a rapporté de Mohammad ibn al-Walîd az-Zoubaydî, d’après az-Zouhrî, d’après ‘Ourwah, d’après ‘Âïcha, où il est rapporté cela(7). (Ad-Dâraqoutnî a dit : « Faradj ibn Fadâlah en est le seul transmetteur. »)
Abou Marwân Mohammad ibn(8) ‘Othmân ibn Khâlid al-‘Othmânî(9) le transmit également d’après son père, d’après ‘Abd ar-Rahmân ibn Abî az-Zinâd, d’après son père, d’après Hichâm ibn ‘Ourwah, d’après son père, d’après ‘Âïcha.