Ibn ʿAsâkir rapporta (1), selon sa chaîne de transmission remontant à Wahb ibn Munabbih, que l’on trouva sur une pierre derrière la tombe d’Ibrâhîm al-Khalîl l’inscription suivante (2) :
[Vers de rajaz]
« L’ignorant est trompé par son espoir… Celui dont l’heure est venue meurt.
Et celui qui s’approche de sa fin… Nulle ruse ne saurait le protéger.
Comment subsisterait le dernier… Alors que le premier parmi eux est déjà mort ?
Et l’homme n’emporte rien dans sa tombe… si ce n’est ses œuvres. »
(3) [À propos des enfants d’Ibrâhîm al-Khalîl]
Le premier enfant qui lui naquit fut Ismâʿîl, issu de Hâjar la Copte égyptienne, puis lui naquit ensuite Isḥâq, de Sâra, la fille de l’oncle du Khalîl. Après cela, il épousa « Qanṭûrâ », la fille de Yaqṭan, la Cananéenne. Celle-ci lui enfanta six enfants : Madyan, Zamrân, Sarj, Naqshân, Nashq, et il ne nomma pas le sixième. Puis il épousa « Ḥajûn », la fille de Ahîn, et elle lui enfanta cinq enfants : Kaysân, Sûraj, Umaym, Lûṭân et Nâfis. C’est ainsi qu’Abû al-Qâsim as-Suhaylî l’a rapporté (4) dans son livre « at-Taʿrîf wa-l-Iʿlâm ».
[Le récit du peuple de Lûṭ – sur lui la paix –]
(5) Parmi les événements majeurs survenus au cours de la vie d’Ibrâhîm al-Khalîl figure l’histoire du peuple de Lûṭ – sur lui la paix – et le châtiment douloureux qui s’abattit sur eux (6). En effet, Lûṭ était le fils de Hârân, fils de Târaḥ (c’est-à-dire Âzar), comme il a été rappelé. Lûṭ est le neveu d’Ibrâhîm al-Khalîl. Ibrâhîm, Hârân et Nâḥôr étaient frères, ainsi que nous l’avons déjà mentionné.
On rapporte que ce Hârân serait celui qui bâtit la ville de Ḥarrân, mais cette opinion est jugée faible, car elle contredit les sources que possèdent les Gens du Livre. Dieu est le plus Savant.
Lûṭ s’était éloigné de la demeure de son oncle, le Khalîl (que la paix soit sur lui), sur son ordre et avec sa permission. Il s’établit alors dans la ville de Sadoum, située sur son territoire