J’en suis, qu’ils soient absents ou présents, tant que je serai en vie (1) et ce n’est pas pour rien que l’on m’a nommé Ḥassân. Bientôt, vous entendrez résonner dans leurs demeures : « Allāh Akbar ! Vengeance d’Othmân ! »
Ah, si seulement je savais, si seulement les oiseaux pouvaient m’informer de ce qu’il advint d’Ali et du fils de ‘Affân (2) !
C’est également lui qui dit (3) :
« Si la demeure du fils d’Arwā (4) vient à être déserte – avec la dent abattue, la porte brûlée et démolie –, il peut bien arriver que celui qui recherche la bienfaisance y trouve son besoin, et que la gloire (6) et la noblesse s’y réfugient. Ô gens (7), révélez ce qu’il y a au fond de vos âmes, car la sincérité et le mensonge ne sont pas égaux aux yeux de Dieu. »
Al-Farazdaq a dit (8) (mètre al-basīṭ) :
« En vérité, lorsque le califat se mit en route, il s’éloigna des gens de Yathrib, parce qu’ils avaient pris une autre voie que la juste direction. Il passa alors à ceux qui en étaient les véritables dépositaires et héritiers, quand Dieu vit ce qu’ils avaient fait subir à ‘Othmân. Ils ont versé son sang dans l’injustice et la désobéissance. Quel sang ont-ils fait couler dans leur égarement, sans marche arrière ! »
Le poète Râ‘î al-Ibil an-Numayrî dit à ce propos (9) (mètre al-wāfir) :
« Le soir où ils entrèrent sans permission chez un homme digne de confiance, loyal et exemplaire : l’ami de Muḥammad, un ministre intègre, et le quatrième meilleur de tous ceux qui ont foulé la terre. »
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Si quelqu’un demande : « Comment le meurtre de ‘Othmân (qu’Allāh l’agrée) a-t-il pu avoir lieu à Médine, alors qu’il s’y trouvait un groupe de grands Compagnons (qu’Allāh les agrée) ? » la réponse s’explique de plusieurs manières :
La première est que nombre d’entre eux – voire la plupart ou même tous – ne pensaient pas que la situation irait jusqu’à son assassinat. En effet, ces factions ne voulaient pas initialement sa mort, mais exigeaient de lui l’une de ces trois choses : soit qu’il se démette de sa fonction, soit qu’il leur livre Marwân ibn