Les auteurs de son portrait biographique (moutarjimūh) disent : « Et ses disciples furent nombreux » (1), « Un grand nombre de personnes apprirent de lui » (2) et « Il forma de nombreux étudiants » (3).
Nous constatons cependant que ceux qui présentent Ibn Kathir et retracent sa vie et ses mérites négligent de citer les noms de ses disciples, et ne mentionnent que celui de son élève Ibn Hajjî ! Où donc sont passés les noms des innombrables élèves et adeptes ?!
• Selon ce que nous estimons – et Dieu sait mieux –, l’explication en est que les maîtres et grands savants se répartissent en trois catégories :
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La première catégorie se consacre aux affaires de l’enseignement général, donne des cours privés et publics, tout en exerçant des fonctions de direction et d’administration. Pendant leur temps libre, à la maison ou ailleurs, ils s’adonnent à la rédaction et à la composition.
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La deuxième catégorie donne aussi des cours privés et publics, mais consacre tout son temps à ses étudiants et disciples, qu’elle choisit généralement parmi les plus brillants. Ceux-ci s’imprègnent de son savoir et de sa méthode, portent son nom et diffusent son appel et sa démarche auprès du public.
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La troisième catégorie réunit les deux aspects : elle assure une diffusion générale et forme en même temps des élèves compétents et brillants.
Il est probable que notre grand maître, l’éminent savant Ibn Kathir, appartienne à la première catégorie, de ceux qui, de leur vivant, ont captivé les gens par leurs cours, et après leur disparition, ont continué de les occuper par leurs livres et leurs écrits.
On remarque aussi que les livres de biographies (kutub al-tarâjim) s’attachent surtout à citer les disciples de maître(s) particulièrement âgés, parce qu’ils offrent des chaînes de transmission élevées. Ibn Kathir ne relevait pas de cette catégorie. Ainsi, par exemple, on trouve plusieurs noms de personnes ayant reçu l’enseignement d’al-Hajjâr du fait qu’il atteignit un âge avancé, ce qui lui donnait une chaîne de transmission courte.
Pourtant, nous pouvons malgré tout relever quelques noms de disciples dont les ouvrages signalent qu’ils ont appris, entendu ou reçu l’ijâza (autorisation) de leur grand maître Ibn Kathir, parmi lesquels :
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Muḥammad ibn Mūsā ibn Muḥammad ibn Sanad ibn Naʿīm, Shams al-Dīn Abū al-ʿAbbās al-Lakhmī, décédé en 792 H : il reçut la permission (idhn) de délivrer des fatwâ de la part d’al-ʿAlāʾī et d’Ibn Kathir (4).
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Yaḥyā ibn Yūsuf ibn Yaʿqūb ibn Aḥmad ibn Yaḥyā, Muḥyī al-Dīn Abū Zakariyyā al-Raḥbī, décédé en 794 H.