Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le Seigneur – exalté soit-Il – est au-dessus de Son Trône. Alors le Messager de Dieu (ﷺ) vint et se tint près de l’un des piliers du Trône. Abou Bakr vint ensuite et posa sa main sur l’épaule du Prophète (ﷺ). Puis ‘Oumar arriva et posa sa main sur l’épaule d’Abou Bakr. Ensuite ‘Othmân vint, tenant (c’est-à-dire sa propre tête), et dit : « Ô Seigneur, interroge Tes serviteurs : pourquoi m’ont-ils tué ? » Soudain, deux conduits de sang jaillirent du ciel jusqu’à la terre.

On dit alors à ‘Alî : « Ne vois-tu pas ce que rapporte al-Hassan ? » Il répondit : « Il relate ce qu’il a vu. »

Abou Ya‘lâ (2) rapporte aussi ce récit, d’après Soufyan ibn Waki‘, d’après Joumi‘ ibn ‘Oumayr (3) ibn ‘Abd al-Rahmân, d’après Moujâlid, d’après Touh’rub (4) al-‘Ijli, qui rapporte avoir entendu al-Hassan ibn ‘Alî dire : « Je n’allais plus combattre après avoir eu cette vision. J’ai vu le Trône ; j’ai vu le Messager de Dieu (ﷺ) s’y accrocher, j’ai vu Abou Bakr posant sa main sur l’épaule du Messager de Dieu (ﷺ), puis ‘Oumar posant sa main sur l’épaule d’Abou Bakr, puis ‘Othmân posant sa main sur l’épaule de ‘Oumar. Et j’ai vu du sang devant eux. J’ai demandé : “Qu’est-ce que cela ?” On m’a répondu : “C’est le sang de ‘Othmân, Dieu le réclamera.” »

Selon Mouslim ibn Ibrâhîm, Salâm ibn Miskîn rapporte, d’après Wahb ibn Chabîb, d’après Zayd ibn Sowhân, qu’il dit : « Le jour où ‘Othmân fut tué, les cœurs se sont éloignés les uns des autres. Par Celui qui détient mon âme, ils ne se réconcilieront plus jusqu’au Jour de la Résurrection. »

Quant à Muhammad ibn Sîrîn (5), il cite ‘Â’isha disant : « Vous l’avez secoué comme un récipient, puis vous l’avez tué ? »

Khalifa ibn Khayyât (7) rapporte : « Abou Qutayba nous a transmis, d’après Younous ibn Abî Ishâq, d’après ‘Awn ibn ‘Abdallâh ibn ‘Utba, lequel rapporte qu’‘Â’isha disait : “Me suis-je révoltée pour vous, face au fouet, et ne me révolterais-je pas pour ‘Othmân face à l’épée ? Vous l’avez sommé de se justifier ; lorsqu’il fut tel un cœur purifié, vous l’avez tué.” »

Abou Mou‘âwiya (9), d’après al-A‘mach, d’après Khaythama, d’après Masrûq, rapporte qu’‘Â’isha – que Dieu l’agrée – aurait déclaré, lors du meurtre de ‘Othmân : « Vous l’avez laissé sans la moindre souillure, tel un vêtement immaculé, puis vous l’avez tué. »

Dans une autre version, elle dit : « Puis vous l’avez rapproché et égorgé comme on égorge un bélier ? » Masrûq lui rétorqua : « C’est là ton œuvre : c’est toi qui as écrit aux gens pour leur ordonner de se soulever contre lui. » Elle dit alors :

(1) Dans l’Histoire de Damas (495) : c’était un éclat — et dans le hadith d’Ibn Hamdān : « il avait en main » — c’est-à-dire sa tête, ce qui est une erreur — puis ils s’accordèrent — il dit… (2) Musnad Abī Yaʿlā al-Mawṣilī (12/6768) et le rapport dans l’Histoire de Damas (494) — biographie d’Othmān — dont la chaîne de transmission est faible. (3) Dans une autre édition, on trouve ʿUmayr pour ʿAbd al-Raḥmān, une erreur. (4) Dans l’édition : « Ḥarbā » est déformé ; voir sa biographie dans Mīzān al-Ḏahabī (2/335). (5) Histoire de Damas (495). (6) Al-Mawṣ et le lavage sont identiques. Histoire de Damas (498). (7) Tārīkh Khalīfa ibn Khayyāṭ (175) et le rapport dans l’Histoire de Damas (495). (8) Al-Qalb : le bracelet d’argent. Al-Lisān (qalb) et al-Nihāya (4/98). (9) Histoire de Damas (496).
الربَّ (تعالى) فوقَ عرشه فجاء رسول الله ﷺ حتى قام عند قائمةٍ من قوائم العرش، فجاء أبو بكر فوضع يده على منكب النبي ﷺ ثم جاء عمر فوضع يده على منكب أبي بكر، ثم جاء عثمان فكان بيده (١) - يعني رأسه- فقال: ربِّ سلْ عبادَكَ فيم قتلوني؟ فانبعثَ من السماء ميزابان من دمٍ في الأرض. قال: فقيل لعلي ألا ترى ما يحدِّثُ به الحسن؟ ! فقال: حدَّثَ بما رأى. ورواه أبو يعلى (٢) أيضًا: عن سفيان بن وكيع، عن جُميع بن عُمَير (٣) بن عبد الرحمن: عن مجالد، عن طُحْرُب (٤) العِجْلي: سمعت الحسن بن علي يقول: ما كنت لأقاتل بعد رؤيا رأيتها، رأيت العرش ورأيت رسول اللّه ﷺ متعلقًا بالعرش، ورأيت أبا بكر واضعًا يده على (منكب رسول الله، وكان عمر واضعًا يده على منكب أبي بكر، ورأيت عثمان واضعًا يده على) منكب عمر، ورأيت دمًا دونهم، فقلت: ما هذا؟ فقيل: دم عثمان يطلب الله به. وقال مسلم بن إبراهيم: حدَّثنا سلام بن مسكين، عن وهب بن شبيب، عن زيد بن صوحان أنه قال: يوم قتل عثمان نفرت القلوب منافرها، والذي نفسي بيده لا تتألف إلى يوم القيامة. وقال محمد بن سيرين (٥) : قالت عائشة: مُصتموه مَوْصَ (٦) الإناء ثم قتلتموه؟ وقال خليفة بن خياط (٧) : حدَّثنا أبو قتيبة، حدَّثنا يونس بن أبي إسحاق، عن عون بن عبد اللّه بن عتبة. قال: قالت عائشة: غضبت لكم من السوط ولا أغضب لعثمان من السيف؟! استَعْتبتُموه حتى إذا تركتموه كالقُلْب (٨) المُصَفَّى قتلتموه. وقال أبو معاوية (٩) : عن الأعمش، عن خَيْثمة، عن مسروق، قال: قالت عائشة (عليه السلام) حين قتل عثمان: تركتموه كالثوب النقيِّ من الدَّنسِ ثمَّ قتلتموه. وفي رواية: ثم قربتموه فذبحتموه كما يُذْبحَ الكَبْشُ؟ فقال لها مسروقٌ: هذا عملكِ، أنتِ كتبتِ إلى الناس تأمرينهم أن يخرجوا إليه، فقالتْ:
(١) في تاريخ دمشق (٤٩٥): فكان نَبْذَةً -وفي حديث ابن حمدان: فكان بيده- يعني رأسه، وهو وهم- ثم اتفقا- فقال … (٢) مسند أبي يعلى الموصلي (١٢/ ٦٧٦٨) والخبر في تاريخ دمشق (٤٩٤) -ترجمة عثمان- وإسناده ضعيف. (٣) في أ، ط: عمير عن عبد الرحمن، خطأ. (٤) في ط: "حربا" محرف، وتنظر ترجمته في ميزان الذهبي (٢/ ٣٣٥). (٥) تاريخ دمشق (٤٩٥). (٦) المَوْص والغسل واحد. تاريخ دمشق (٤٩٨). (٧) تاريخ خليفة بن خياط (١٧٥) والخبر في تاريخ دمشق (٤٩٥). (٨) القُلب: السِّوار من الفضة. اللسان (قلب) والنهاية (٤/ ٩٨). (٩) تاريخ دمشق (٤٩٦).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies