Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Un homme surnommé « la Mort Noire » entra auprès de lui, l’étrangla violemment au point qu’il perdit connaissance, tandis que son souffle saccadé se faisait entendre dans sa gorge. Le croyant mort, l’homme s’en alla. Puis Ibn Abî Bakr entra, saisit la barbe de ‘Uthmân puis, saisi de remords, sortit. Il revint cependant muni d’une épée et le frappa ; ‘Uthmân protégea son visage de sa main, qui fut tranchée. Certains dirent qu’elle fut entièrement sectionnée, d’autres qu’elle ne fut que coupée sans être détachée. Mais ‘Uthmân déclara : « Par Dieu, c’est cette main qui, la première, a écrit le Mufassal (les courts chapitres du Coran). » La première goutte de sang qui en tomba tomba sur ce verset : « فَسَيَكْفِيكَهُمُ اللَّهُ وَهُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ » [al-Baqara : 137].

Un autre homme survint, l’épée dégainée. Nâ’ila bint al-Farâfisah s’interposa pour l’empêcher de frapper ‘Uthmân, s’empara de l’épée, mais il la lui arracha et lui trancha les doigts. Puis il s’avança jusqu’à ‘Uthmân, posa l’épée contre son ventre et appuya jusqu’à le tuer. (Puisse Dieu être satisfait de ‘Uthmân.)

Dans une autre version, on rapporte que Ghâfiqî ibn Harb s’approcha de lui après Muhammad ibn Abî Bakr, le frappa avec le fer qu’il tenait et donna un coup de pied au mushaf (Coran) devant ’Uthmân, lequel tourna sur lui-même avant de retomber devant le calife, couvert de son sang. Soudân ibn Humrân avança alors l’épée à la main ; Nâ’ila tenta de le repousser mais il lui trancha les doigts. Elle tourna les talons, tandis qu’il la heurta et lança : « Elle a vraiment de larges hanches. » Il frappa ensuite ‘Uthmân et le tua — (que la colère et la malédiction de Dieu soient sur son assassin) —, et il est rapporté qu’alors la parole de ‘Uthmân le frappa à son tour et le tua. Le serviteur de ‘Uthmân blessa un homme nommé Qatra, qui en retour le tua.

Ibn Jarîr mentionne qu’après l’avoir tué, ils voulurent lui trancher la tête, mais les femmes présentes se mirent à pousser des cris et à se frapper le visage : parmi elles, ses épouses Nâ’ila et Umm al-Banîn, ainsi que ses filles. Ibn ‘Adîs s’interposa : « Laissez-le ! », et ils s’exécutèrent. Puis ces malfaiteurs s’en prirent aux biens de la maison et la pillèrent, car l’un d’eux clama : « Nous pouvons verser son sang, alors ses biens ne sont-ils pas aussi licites ? » Ils pillèrent donc et sortirent, fermant la porte sur ‘Uthmân et deux hommes tués avec lui.

Lorsqu’ils parvinrent à la cour, un serviteur de ‘Uthmân s’élança et tua Qatra. Ils n’arrêtaient pas de s’emparer de tout ce qu’ils trouvaient, si bien qu’un homme nommé Kulthûm al-Tujaybî arracha le voile (milâ’a) de Nâ’ila. Le serviteur de ‘Uthmân l’attaqua et le tua, mais fut également tué. Alors ils s’écrièrent : « Courez au Trésor ! Ne laissez personne vous devancer ! » Les gardiens du Trésor les entendirent et s’exclamèrent : « Ô gens, fuyez ! Car ces hommes ne sont pas sincères dans leurs prétentions : ils ne visent ni à rétablir la justice, ni à ordonner le bien ou interdire le mal, ni rien de ce qu’ils ont prétendu. »

(1) Dans le manuscrit A : « Ensuite il est entré. » (2) Dans le manuscrit T : « Ensuite il appela et sortit. » (3) Dans le manuscrit T : « Au début de la main. » (4) Dans le manuscrit T : « en lui. » (5) Dans le manuscrit A : « Qatīra », ainsi que dans l'histoire de al-Tabarī (1/391). (6) Dans le manuscrit A : « Il a rapporté. » (7) Dans son histoire (4/414). (8) Dans le manuscrit A : « Les gens s'exclamèrent. » (9) Dans le manuscrit A : « Mère des deux mains. » (10) Dans le manuscrit A : « Bayt al-Māl. » (11) Dans le manuscrit A : « Leur crieur. » (12) Dans le manuscrit A : « Et ils ont fermé. »
دخل عليه رجل يقال له الموت الأسود فخنقه خنقًا شديدًا حتى غشي عليه، وجعلت نفسه تتردد في حلقه، فتركه وهو يظن أنه قد قتله، ودخل (١) ابن أبي بكر فمسك بلحيته ثم ندم (٢) وخرج، ثمّ دخل عليه ومعه سيف فضربه به فاتقاه بيده فقطعها، فقيل: إنه أبانها: وقيل: بل قطعها ولم يبنها، إلا أن عثمان قال: واللّه إنها لأول (٣) يد كتبت المُفَصَّلَ، فكان أول قطرة دم منها سقطت على هذه الآية ﴿فَسَيَكْفِيكَهُمُ اللَّهُ وَهُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ﴾ [البقرة: ١٣٧] ، ثم جاء آخر شاهرًا سيفه فاستقبلته نائلةُ بنت الفرافصة لتمنعَه منه، وأخذت السيف فانتزعه منها فقطع أصابعها. ثمّ إنّه تقدّم إليه فوضع السيف في بطنه فتحامل عليه [حتى قتله] ، رضي الله عن عثمان. وفي رواية أن الغافقيَّ بن حرب تقدم إليه بعد محمد بن أبي بكر فضربه بحديدة في يده (٤) ، ورفس المصحف الذي بين يديه برجله فاستدار المصحف ثم استقر بين يدي عثمان (رضي الله عنه) . وسالت عليه الدماء، ثم تقدم سُودان بن حُمران بالسيف فمانعته نائلة فقطع أصابعها فولت فضرب عجيزتها بيده وقال: إنها لكبيرة العجيزة. وضرب عثمان فقتله (غضب اللّه ولعنته على قاتله) ، (فجاء كلام عثمان فضرب سودان فقتله) ، فضرب الغلام رجل يقال له قترة (٥) فقتله. وذكر (٦) ابن جرير (٧) أنهم أرادوا حزَّ رأسه بعد قتله، فصاح النساء (٨) وضربن وجوههن، فيهن امرأتاه نائلة وأم البنين (٩) ، وبناته، فقال ابن عديس: اتركوه، فتركوه. ثم مال هؤلاء الفَجَرَةُ على ما في البيت (١٠) فنهبوه، وذلك أنه نادى مناد منهم (١١) : أيحل لنا دمُه ولا يحلّ لنا ماله، فانتهبوه ثم خرجوا فأغلقوا (١٢) الباب على عثمان وقتيلين معه، فلما خرجوا إلى صحن الدار وثب غلام لعثمان على قترة فقتله، وجعلوا لا يمرّون على شيء إلا أخذوه حتى استلب رجل يقال له كلثوم التجيبي، ملاءةَ نائلة، فضربه غلام لعثمان فقتله، وقُتل الغلامُ أيضًا، ثمَّ تنادى القوم: أن أدركوا بيت المال لا تستبقوا إليه، فسمعهم حفظة بيت المال (فقالوا: يا قوم النجاء النجاء، فإن هؤلاء القوم لم يصدقوا فيما قالوا من أن قصدهم قيام الحق والأمر بالمعروف والنهي عن المنكر وغير ذلك مما ادعوا أنهم إنما قاموا لأجله
(١) أ: ثم دخل. (٢) في ط: ثم ند وخرج. (٣) في ط: أول يد. (٤) في ط: في فيه. (٥) في أ: قتيرة، وكذا في تاريخ الطبري (١/ ٣٩١). (٦) في أ: وروى. (٧) في تاريخه (٤/ ٤١٤). (٨) في أ: فصاح الناس. (٩) في أ: أم اليدين. (١٠) في أ: بيت المال. (١١) في أ: مناديهم. (١٢) في أ: وأغلقوا.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies