Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

[Une autre voie]

L’imam Aḥmad (1) a rapporté : « ʿAffān nous a rapporté (ce hadith), Hammad ibn Zayd nous a rapporté, Yyaḥyā ibn Saʿīd nous a rapporté, d’après Abū Umāma ibn Sahl ibn Ḥunayf, qui a dit : “J’étais avec ʿUthmān dans la demeure alors qu’il était assiégé. Nous entrions dans un endroit où, lorsque nous y pénétrions, nous pouvions entendre la voix de ceux qui se trouvaient sur la plate-forme. Un jour, ʿUthmān y entra pour un besoin, puis ressortit vers nous livide, en disant : ‘Ils viennent de me menacer de mort à l’instant.’ Nous lui dîmes : ‘Dieu te protégera, ô Commandeur des croyants.’ Il répondit : ‘Pourquoi me tueraient-ils donc ? J’ai entendu l’Envoyé de Dieu (ﷺ) dire : « Il n’est pas permis de verser le sang d’un musulman, si ce n’est dans trois cas : un homme qui renie sa foi après avoir été musulman, ou un homme qui commet l’adultère après avoir été marié, ou quelqu’un qui tue une personne sans que ce soit en représailles d’une vie. » Par Dieu, je n’ai jamais commis la fornication ni en période antéislamique ni en Islam, je n’ai jamais souhaité échanger ma religion depuis que Dieu m’y a guidé, et je n’ai tué personne. Alors, pour quelle raison voudraient-ils me tuer ? »” »

Ce hadith a également été transmis par les auteurs des Quatre Sunan (2), d’après le même chemin de transmission : Ḥammad ibn Zayd, puis Yyaḥyā ibn Saʿīd, rapportant d’Abū Umāma (3). An-Nassāʾī ajoute : « Et ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir ibn Rabīʿa dirent : “Nous étions avec ʿUthmān”, puis il mentionna ce récit. » (At-Tirmidhī a dit : « Il est bon (ḥasan). » Par ailleurs, Ḥammād ibn Salama l’a également rapporté de Yyaḥyā ibn Saʿīd en l’attribuant directement au Prophète dans sa forme complète.)

[Autre voie]

L’imam Aḥmad (4) a rapporté : « [Abū Qaṭan] nous a rapporté, Yūnus – c’est-à-dire Ibn Abī Isḥāq – nous a rapporté, d’après son père, d’après Abū Salama ibn ʿAbd Ar-Raḥmān, qui a dit : “ʿUthmān apparut (depuis le palais) alors qu’il était assiégé, et il déclara : ‘Je vous en conjure par Dieu, qui était présent avec le Messager de Dieu (ﷺ) le jour de Ḥirāʾ, lorsque la montagne se mit à trembler et qu’il la frappa (5) de son pied en disant : « Calme-toi, Ḥirāʾ, il n’y a sur toi qu’un Prophète, un grand véridique (ṣiddīq) ou un martyr. » Or, j’étais avec lui ce jour-là.’ Alors, des hommes se levèrent pour en témoigner.

Ensuite, il poursuivit : ‘Je vous en conjure par Dieu, qui était présent avec le Messager de Dieu (ﷺ) [le jour] de la Bayʿat ar-Riḍwān, lorsque le Prophète m’envoya auprès des polythéistes, chez les habitants de La Mecque, et dit : « Voici ma main et voilà la main de ʿUthmān » (6), puis il donna l’allégeance en mon nom.’ Là aussi, des hommes témoignèrent.

Enfin, il dit : ‘Je vous en conjure par Dieu, qui a entendu le Messager de Dieu (ﷺ) dire : « Qui veut nous procurer de l’espace (7) dans cette demeure pour en faire un bénéfice (8) dans la mosquée ? »’ »

(1) Musnad Ahmad (1/65), c’est un hadith authentique. (2) Sunan al-Tirmidhi (2158) dans la section des troubles (al-Fitan), Sunan Abū Dāwūd (4502) dans la section des compensations (al-Diyāt), Sunan Ibn Mājah (2533) dans la section des châtiments (al-Ḥudūd), Sunan al-Nasāʾī (7/91-92), numéro (4019). (3) Dans la version Ṭ : de Yaḥyā ibn Saʿīd de Abū ʿUsāmah. (4) Musnad Ahmad (1/59), c’est un hadith authentique. (5) Dans la version ʾA : il l’a piqué. Ce qui est ici concordant avec le Musnad et l’Histoire d’Ibn ʿAsākir – biographie de ʿUthmān – (342) et son complément. (6) Dans la version Ṭ, après cela : « et il posa ses mains l’une sur l’autre », ce qui ne se trouve ni dans le Musnad Ahmad ni dans la version (ʾA), et n’est pas rapporté dans l’Histoire de Damas (342) qui transmet du Musnad Ahmad. (7) Dans la version ʾA : il a élargi. (8) Dans la version Ṭ : une maison lui a été construite au Paradis.
[طريق أخرى] قال الإمام أحمد (١) : حدَّثنا عفان، حدَّثنا حماد بن زيد، حدَّثنا يحيى بن سعيد، عن أبي أمامة بن سهل بن حنيف، قال: كنت مع عثمان في الدار، وهو محصورٌ، قال: وكُنَّا ندخل مدخلًا إذا دخلناه سمعنا كلامَ منْ على البلاط، قال: فدخل عثمان يومًا لحاجته فخرج إلينا منتقعًا لونه، فقال، إنهم ليتواعدوني بالقتل آنفًا. قال: فقلنا يكفيكهم الله يا أمير المؤمنين، قال: وبم يقتلونني؟ فإنّي سمعتُ رسولَ الله ﷺ يقول: "لا يحلُّ دمُ امرئٍ مسلم إلا بإحدى ثلاث، رجل كفر بعد إسلامه، أو زنى بعد إحصانه، أو قتل نفسًا بغير نفس" فوالله ما زنيتُ في جاهليةٍ ولا إسلام قطُّ، ولا تمنيتُ بدلًا بديني منذ هداني الله له، ولا قتلتُ نفسًا، فبم يقتلونني؟. وقد رواه أهل السنن الأربعة (٢) من حديث حماد بن زيد، عن يحيى بن سعيد، حدَّثني أبو أمامة (٣) . زاد النسائي: وعبد الله بن عامر بن ربيعة قالا: كنّا مع عثمان، فذكره. (وقال الترمذي: حسن. وقد رواه حماد بن سلمة عن يحيى بن سعيد فرفعه) . [طريق أخرى] قال الإمام أحمد (٤) : حدَّثنا [أبو قطن] ، حدَّثنا يونس -يعني ابن أبي إسحاق- عن أبيه، عن أبي سلمة بن عبد الرحمن، قال: أشرف عثمان (من القصر) وهو محصور، فقال: أنشد بالله من شهد رسول الله ﷺ يوم حِراء إذ اهتزَّ الجبل فركله (٥) بقدمه ثم قال: "اسكن حراءُ، ليس عليكَ إلا نبيٌّ أو صديقٌ أو شهيدٌ" وأنا معه، فانتشد له رجال. ثم قال: أنشد بالله من شهد رسول الله ﷺ [يوم] بيعة الرضوان إذ بعثني إلى المشركين إلى أهل مكة فقال: "هذه يدي وهذه يد عثمان" (٦) . فبايع لي؟ فانتشد له رجالٌ. ثم أنشد بالله من شهدَ رسولَ الله ﷺ قال: "من يوسِّع (٧) لنا بهذا البيت في المسجد ببيت (٨) له
(١) مسند أحمد (١/ ٦٥) وهو حديث صحيح. (٢) وسنن الترمذي (٢١٥٨) في الفتن، وسنن أبي داود (٤٥٠٢) في الديات، وسنن ابن ماجه (٢٥٣٣) في الحدود. سنن النسائي (٧/ ٩١ - ٩٢) رقم (٤٠١٩). (٣) في ط: عن يحيى بن سعيد عن أبي أسامة. (٤) مسند أحمد (١/ ٥٩)، وهو حديث صحيح. (٥) في أ: فوكزه. وما هنا موافق للمسند وتاريخ ابن عساكر -ترجمة عثمان- (٣٤٢) والاستدراك عنه. (٦) في ط بعد هذا: "ووضع يديه إحداهما على الأخرى" وليست في مسند أحمد ولا في (أ) ولم ترد في تاريخ دمشق (٣٤٢) الذي ينقل من مسند أحمد. (٧) في أ: من وسَّع. (٨) في ط: بنيت له بيتًا في الجنة.

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