[Une autre voie]
L’imam Aḥmad (1) dit : « ‘Abd aṣ-Ṣamad (2) nous rapporta, Al-Qāsim – c’est-à-dire Ibn al-Faḍl (3) – nous rapporta, ‘Amr ibn Murra nous rapporta, d’après Sālim ibn Abī l-Ja‘d, qui a dit : ‘Uthmān appela des hommes parmi les Compagnons du Messager de Dieu (ﷺ), parmi lesquels se trouvait ‘Ammār ibn Yāsir. Il leur dit : “Je vais vous interroger, et j’aimerais que vous me disiez la vérité. Je vous adjure par Dieu (4) : Savez-vous que le Messager de Dieu (ﷺ) accordait la préférence aux Quraysh sur les autres gens, et la préférence aux Banū Hāshim sur le reste des Quraysh ?” Le groupe se tut. Alors ‘Uthmān reprit : “Si j’avais en main les clés du Paradis, je les remettrais aux Banū Umayya afin qu’ils y entrent tous jusqu’au dernier.” Il envoya chercher Ṭalḥa et az-Zubayr, puis ‘Uthmān leur dit : “Ne voulez-vous pas que je vous rapporte ce qu’il (c’est-à-dire ‘Ammār) a fait ? Je suis venu avec le Messager de Dieu (ﷺ). Il prit ma main et nous marchâmes ensemble dans la plaine jusqu’à ce qu’il arrive auprès du père et de la mère de ‘Ammār, qui étaient en train d’être torturés. Alors Abū ‘Ammār déclara : ‘Ô Messager de Dieu, le temps sera-t-il toujours ainsi ?’ Le Prophète (ﷺ) lui répondit : ‘Patiente !’ Puis il dit : ‘Ô Seigneur, pardonne aux membres de la famille de Yāsir, et je l’ai déjà fait.’” Cette version est rapportée uniquement par Aḥmad et aucun auteur des recueils (de hadiths) ne l’a mentionnée.
[Une autre voie]
L’imam Aḥmad (5) dit : « Isḥāq ibn Sulaymān nous rapporta : ‘J’ai entendu Mugīra ibn Muslim Abū Salama (6) mentionner, d’après Maṭar, d’après Nāfi‘, d’après Ibn ‘Umar, que ‘Uthmān apparut devant ses compagnons alors qu’il était assiégé et leur dit : “Pourquoi voulez-vous me tuer ? J’ai entendu le Messager de Dieu (ﷺ) dire : ‘Il n’est pas permis de verser le sang d’un musulman si ce n’est pour l’une de ces trois raisons : un homme qui a commis l’adultère alors qu’il était déjà marié, celui-là doit être lapidé ; ou bien il a tué intentionnellement, alors il doit subir la loi du talion (7) ; ou bien il a apostasié après s’être converti à l’Islam, et alors il doit être mis à mort.’ Par Dieu, je n’ai jamais commis l’adultère ni à l’époque préislamique ni en Islam ; je n’ai tué personne pour devoir subir la loi du talion ; je n’ai pas non plus apostasié depuis que je suis musulman. Je témoigne qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager.”’ » An-Nasā’ī (9) l’a rapporté d’après Aḥmad ibn al-Azhar, d’après Isḥāq ibn Sulaymān (même chaîne).