Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il émigra en Abyssinie, puis retourna à La Mecque avant de partir pour Médine. Il assista à la bataille de Badr et fut celui qui tua Abou Jahl après que les fils dʾAfra l’eurent immobilisé (1). Il participa également aux autres expéditions.

Un jour, le Messager de Dieu (ﷺ) lui dit : « Récite(-moi le Coran). » Je répondis : « Te le réciter alors qu’il t’a été révélé ? » Il dit : « J’aime l’entendre de la bouche d’autrui. » Je lui récitai donc depuis le début de la sourate An-Nisāʾ jusqu’au verset : « Comment sera-t-il, lorsque de chaque communauté Nous amènerons un témoin, et que Nous t’amènerons, toi (Muhammad), comme témoin contre ceux-ci ? » (An-Nisāʾ, 4:41). Le Messager de Dieu (ﷺ) se mit alors à pleurer et dit : « Cela suffit. » (2)

Abou Moussa raconta : « Mon frère et moi sommes arrivés du Yémen, et nous pensions qu’Ibn Masʿūd et sa mère ne pouvaient être qu’issus de la famille du Prophète (ﷺ), tant ils entraient souvent chez lui. »

Hudhayfa dit : « Je n’ai vu personne dont la conduite, l’allure et les manières ressemblent autant à celles du Messager de Dieu (ﷺ) que celles d’Ibn Masʿūd. » En vérité, ceux qui ont retenu (le Coran) parmi les Compagnons de Muhammad (ﷺ) savent qu’Ibn Oumm ʿAbd est le plus proche de Dieu parmi eux. Et dans le hadith, il est dit : « Tenez-vous au pacte d’Ibn Oumm ʿAbd » (3).

Dans un autre hadith rapporté par Ahmad (4), d’après Muhammad ibn Fudayl, d’après Al-Mughīra, d’après Umm Moussa (5), d’après ʿAlī : Ibn Masʿūd gravit un arbre pour cueillir des fruits (al-kabāth) (6), et les gens s’étonnèrent de la finesse de ses jambes. Le Messager de Dieu (ﷺ) dit alors : « Par Celui qui détient mon âme, elles pèsent plus lourd dans la balance que (la montagne de) Uhud. »

ʿOmar ibn Al-Khattâb (qu’Allah l’agrée) – alors qu’il observait sa petite taille, l’équivalent de celui qui est assis – le scruta et dit : « C’est un petit récipient (kunayf) rempli de science » (7).

Après la mort du Prophète (ﷺ), Ibn Masʿūd vécut de nombreuses situations, dont la bataille de Yarmūk et d’autres encore. Il était venu d’Irak pour le pèlerinage et passa par Ar-Rabadha, où il assista à la mort et à l’enterrement d’Abou Dhar, puis il alla à Médine et y tomba malade. ʿOthmân ibn ʿAffân alla alors lui rendre visite, et il est rapporté

(1) Le rapport se trouve dans Tārīkh al-Islām (2/102). (2) Le hadith a été rapporté par al-Bukhārī dans son Ṣaḥīḥ (no 4049) dans les vertus du Qurʾān, par Muslim dans son Ṣaḥīḥ (no 800) dans le livre des voyageurs, et par al-Tirmidhī dans son Jāmiʿ (no 3025) dans le chapitre de l’exégèse. (3) Le hadith a été rapporté dans cette formulation par al-Tirmidhī (no 3805), qui l’a considéré comme étrange, ainsi que al-Ḥākim dans son Mustadrak (3/75). Sa chaîne de transmission est très faible, en effet son narrateur est Ibrāhīm ibn Ismāʿīl ibn Yaḥyā ibn Salamah ibn Kuhayl rapportant de son père puis de son grand-père ; or Ibrāhīm est faible et son père ainsi que son grand-père sont considérés comme abandonnés (non fiables). Quant à ce qui est mentionné dans certaines copies d’al-Tirmidhī disant « ḥasan gharīb » (« bon étrange »), cela n’est pas correct, comme nous l’avons expliqué dans notre édition d’al-Tirmidhī. Al-Tirmidhī a également rapporté le hadith ainsi : « Et ce que vous a rapporté Ibn Masʿūd, croyez-le » (no 3799) de Ḥudhayfah, qu’il a jugé bon. Ce hadith ne peut être bien évalué que par plusieurs chaînes multiples et des témoins corroborants (Bashār). (4) Le Musnad d’al-Imām Aḥmad (1/114) et le Mustadrak d’al-Ḥākim (3/317) rapportent ce hadith qui est authentique. (5) La lecture a été déformée dans le manuscrit A : au lieu de « ḥarsī » (« protecteur »), correction faite conformément au Musnad d’Aḥmad et à Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (1/477). (6) Al-Kabāth : c’est le fruit mûr de l’arāk. Al-Nihāyah (4/139). (7) Kanīf : diminutif honorifique de al-kanf, qui désigne un récipient. Al-Nihāyah (4/205). Le rapport se trouve dans Ṭabaqāt Ibn Saʿd (2/344).
وهاجر إلى الحبشة ثم عاد إلى مكة ثم هاجر إلى المدينة، وشهد بدرًا، وهو الذي قتل أبا جهل بعد ما أثبته ابنا عفراء (١) ، وشهد بقية المشاهد. وقال له رسول الله ﷺ يومًا: "اقرأ علي" فقلت أقرأ عليك وعليك أنزل؟ فقال: "إني أحب أن أسمعه من غيري" فقرأ عليه من أول سورة النساء إلى قوله: ﴿فَكَيْفَ إِذَا جِئْنَا مِنْ كُلِّ أُمَّةٍ بِشَهِيدٍ وَجِئْنَا بِكَ عَلَى هَؤُلَاءِ شَهِيدًا﴾ [النساء: ٤١] فبكى رسول الله ﷺ وقال: "حسبك" (٢) . وقال أبو موسى: قدمت أنا وأخي من اليمن وما كنا نظن إلا أن ابن مسعود وأمه من أهل بيت النبي ﷺ ، لكثرة دخولهم بيت النبي ﷺ . وقال حذيفة: ما رأيت أحدًا أشبه برسول الله ﷺ في هَدْيهِ ودَلِّه وسَمْتهِ من ابن مسعود. ولقد علم المحفوظون من أصحاب محمد ﷺ أن ابن أم عبد أقربهم إلى الله زلفى، وفي الحديث "وتمسكوا بعهد ابن أم عبد" (٣) . وفي الحديث الآخر الذي رواه أحمد (٤) ، عن محمد بن فضيل، عن مغيرة، عن أمِّ موسى (٥) ، عن علي: أن ابن مسعود صعد شجرة يجتني الكَبَاث (٦) فجعل الناس يعجبون من دِقة ساقيه، فقال رسول الله ﷺ : "والذي نفسي بيده لهما في الميزان أثقل من أُحُد" . وقال عمر بن الخطاب (رضي الله عنه) -وقد نظر إلى قصره وكان يوازي بقامته الجلوس- فجعل يتبعه ثمَّ قال: هو كُنَيف (٧) مليء علمًا. وقد شهد ابن مسعود بعد النبي ﷺ مواقف كثيرة، منها اليرموك وغيرها، وكان قدم من العراق حاجًا فمر بالرَّبذة فشهد وفاة أبي ذر ودفنه، ثم قدم إلى المدينة فمرض بها فجاءه عثمان بن عفان عائدًا، فيروى
(١) الخبر في تاريخ الإسلام (٢/ ١٠٢). (٢) الحديث أخرجه البخاري في صحيحه (٤٠٤٩) في فضائل القرآن، ومسلم في صحيحه (٨٠٠) في المسافرين، والترمذي في جامعه رقم (٣٠٢٥) في التفسير. (٣) الحديث رواه بهذا اللفظ الترمذي رقم (٣٨٠٥) واستغربه والحاكم في المستدرك (٣/ ٧٥) وإسناده ضعيف جدًا، فإنه من رواته إبراهيم بن إسماعيل بن يحيى بن سلمة بن كهيل عن أبيه عن جده، وإبراهيم ضعيف وأبوه وجده متروكان. أما ما ورد في بعض نسخ الترمذي أنه قال: "حسن غريب" فلا يصح، كما بيناه في طبعتنا من الترمذي وأخرجه الترمذي بلفظ: "وما حدثكم ابن مسعود فصدقوه" (٣٧٩٩) من حديث حذيفة، وحسنه، وهو حديث لا يتحسن إلا بالطرق المتعددة والشواهد (بشار). (٤) مسند الإمام أحمد (١/ ١١٤) ومستدرك الحاكم (٣/ ٣١٧) وهو حديث صحيح. (٥) تحرفت في ط، أ: إلى: حرسي؛ والتصحيح من مسند أحمد وسير أعلام النبلاء (١/ ٤٧٧). (٦) الكَبَاث: هو النضيج من ثمر الأراك. النهاية (٤/ ١٣٩). (٧) كنيف: هو تصغير تعظيم للكنف وهو الوعاء. النهاية (٤/ ٢٠٥) والخبر في طبقات ابن سعد (٢/ ٣٤٤).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies