Houbab ibn al-Moundhir (1) ibn al-Jamoûh ibn Zaïd ibn Harâm ibn Kaʿb ibn Ghanm ibn Kaʿb ibn Salama, Abou ʿAmr (ou, dit-on, Abou ʿAmro) al-Anṣârî al-Khazrajî as-Soulami. On l’appelait « Dhou ar-Ra’y » (celui qui possède le discernement), car il conseilla, le jour de Badr, que l’Envoyé de Dieu (ﷺ) s’arrête au premier point d’eau le plus proche de l’ennemi et qu’il fasse détruire les puits se trouvant derrière eux. Il visa juste dans cet avis, et l’Ange descendit pour valider sa proposition. Quant à sa parole prononcée le jour de la Saqîfa : « Je suis son Joudhaylouha al-mouḥakkak et son ʿoudhayqoha al-mourajjab (2) ; qu’il y ait un émir parmi nous et un émir parmi vous », as-Siddîq et les Compagnons la rejetèrent.
Rabiʿa ibn al-Hârith (3) ibn ʿAbd al-Mouttalib [al-Hachimi, cousin de l’Envoyé de Dieu (ﷺ)].
ʿOtbah ibn Masʿoûd (4) al-Houdhali émigra en Abyssinie avec son frère germain ʿAbdallah. Il assista à la bataille de Ouhoud et à celles qui suivirent. Az-Zouhrî (5) déclara : « ʿAbdallah n’était pas plus érudit que lui, mais ʿOtbah mourut avant lui. » Il décéda à l’époque de ʿOmar, selon l’opinion la plus fiable, tandis que d’autres situent sa mort sous le règne de Mouʿâwiya, l’an 44 de l’Hégire.
ʿAlqama ibn ʿUlâtha (6) ibn ʿAwf ibn al-Aḥwaṣ ibn Jaʿfar ibn Kolâb ibn Rabîʿa ibn ʿÂmir ibn Ṣaʿṣaʿa al-ʿÂmirî al-Kolâbî embrassa l’islam l’année de la Conquête (de la Mecque) et participa à la bataille de Ḥounayn. Ce jour-là, il reçut cent chamelles pour gagner son cœur. Il résidait en Tihâma, jouissait d’un statut élevé et était obéi dans sa tribu. Il apostasia à l’époque d’as-Siddîq, qui envoya alors une expédition contre lui ; il fut défait, puis se reconvertit et son islam fut excellent. Il se rendit auprès de ʿOmar durant son califat, puis à Damas en quête d’un héritage. On dit qu’ʿOmar le nomma gouverneur de Ḥourân, où il mourut. Al-Ḥoṭayʾa (7) se rendit auprès de lui pour le louer, mais il décéda quelques nuits avant son arrivée. C’est alors qu’al-Ḥoṭayʾa déclama (8) :
[vers tiré de la longue (aṭ-ṭawîl)]
« Il ne restait, si j’avais pu te rencontrer sauf, qu’un petit nombre de nuits… pour atteindre l’aisance (9). »