«Chaque fois qu’il s’exprime, ses actes ne démentent pas ses paroles… Il est prompt à faire le bien, et nullement maussade.
Elle dit aussi (1) [mètre : al-Khafif] :
Ô mon œil, verse des larmes et des sanglots… Ne te lasse pas de pleurer l’imam noble.
La mort nous a affligés en nous privant du cavalier accompli (2),
le jour de l’affrontement et du rude combat (3),
lui qui protégeait les gens, les soutenait face à l’adversité,
qui était telle la pluie salvatrice pour le nécessiteux et l’affligé (4).
Dis aux gens de l’aisance (5) et de la détresse : mourez,
car la mort lui a fait boire la coupe du destin fatal (6).
[Une femme parmi les musulmans le pleura (7) en ces termes, selon le mètre al-Hazaj] :
Les femmes du clan (8) te pleureront… Elles le feront avec de grands sanglots,
se griffant leurs visages, purs tels des dinars immaculés.
Elles porteront des vêtements de deuil (9),
après avoir délaissé leurs habits précieux.
Ibn Jarir (10) a rapporté une longue biographie d’Omar ibn al-Khattab. Ibn al-Jawzi (11) s’est également étendu sur sa vie, tout comme notre maître, le hafiz Abou Abdallah adh-Dhahabi, dans son «Histoire» (12). Nous avons nous-mêmes réuni dans un volume distinct divers témoignages rapportés par les gens à son sujet, et nous avons consacré un autre grand volume, classé selon les chapitres de la jurisprudence, à tout ce qui lui est attribué et qui est rapporté de lui en matière de jugements, et louange à Dieu.
Ibn Jarir (13) a dit : «Cette année-là, Qatada ibn an-Nuʿman décéda, et durant cette même année, Muʿawiya entreprit la campagne d’été jusqu’à atteindre…»