Al-Waqidi a dit : « Il demanda en mariage Umm Abân (1), fille de ‘Utba ibn Shayba, mais elle le refusa en disant : “Il ferme sa porte et retient son bien ; il entre le visage sombre et ressort le visage sombre.” »
J’ai dit : « Ses enfants, qu’Allah soit satisfait de lui, sont au nombre de treize : Zayd l’Aîné, Zayd le Jeune, ‘Âsim, ‘Abd Allâh, ‘Abd al-Rahmân l’Aîné, ‘Abd al-Rahmân le Moyen (qu’al-Zubayr ibn Bakkâr nomme Abû Shahma), ‘Abd al-Rahmân le Jeune, ‘Ubayd Allâh, ‘Iyâd, Hafsa, Ruqayya, Zaynab et Fâtima. »
Le total de ses épouses, qu’il avait épousées avant et après l’avènement de l’islam, qu’il en ait divorcé ou qu’elles soient restées veuves à son décès, s’élève à sept : Jamilah bint ‘Âsim ibn Thâbit ibn [Abî] al-Aqlah, Zaynab bint Maẓ‘ûn, ‘Âtika bint Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl, Qurayba (2) bint Abî Umayya, Mulayka bint Jarul, Umm Ḥakîm bint al-Ḥârith ibn Hishâm, ainsi qu’Umm Kulthûm bint ‘Alî ibn Abî Tâlib, et une autre Umm Kulthûm qui est en réalité Mulayka bint Jarul.
Il avait également deux concubines qui lui donnèrent des enfants : Fakiha et Luhayya. À propos de Luhayya, certains ont dit qu’elle était une “umm walad” (mère d’enfant), tandis que d’autres ont affirmé qu’elle était d’origine yéménite et que l’émir des croyants ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb l’avait épousée. Dieu sait mieux la vérité.
Voici quelques-unes des élégies composées à ce sujet : ‘Alî ibn Muḥammad al-Madâ’inî rapporta, d’après Ibn Da’b et Sa‘îd ibn Khâlid, d’après Ṣâliḥ ibn Kaysân, d’après al-Mughîra ibn Shu‘ba, que lorsque ‘Umar mourut, la fille d’Abû Ḥathma (3) le pleura en ces termes : « Ô ‘Umar, toi qui as redressé les écarts et honoré l’engagement ! Tu as éteint les dissensions et ravivé les traditions ; tu es parti avec un vêtement immaculé, à l’abri de tout reproche. »
‘Alî ibn Abî Tâlib déclara alors : « Par Dieu, elle a dit vrai : il a emporté le meilleur de ce monde et échappé à son pire. Par Dieu, elle ne l’a pas dit de son propre chef, on le lui a soufflé. »
‘Âtika bint Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl prononça, au sujet de son époux ‘Umar (4), ce vers (dans la mesure at-ṭawîl) :
« Fayrûz m’a meurtrie – qu’il soit privé de tout bien (5) –
De cet homme au teint clair, lecteur dévoué du Livre.
Bienveillant envers les siens, mais dur envers ses ennemis,
Il était un frère sûr dans les épreuves, un noble de haut rang. »