Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

En tant qu’enseignant prestigieux et cheikh très sollicité, il entrait dans les écoles publiques avec confiance et considération, et présidait les établissements spécialisés avec compétence et autorité. La première école où il enseigna fut l’école an-Najībiyya, et il y résida avec sa famille, comme nous l’avons déjà mentionné. Son premier cours y eut lieu le 11 Jumādā al-Ūlā de l’an 736 H, au cours duquel il commenta la parole de Dieu le Très-Haut : « En vérité, parmi les serviteurs de Dieu, seuls les savants Le craignent » [Fāṭir, 28]. Il rapporta dans son histoire : « Le cours fut si remarquable que les personnes présentes en firent l’éloge et s’étonnèrent de la manière dont il parvenait à concilier et ordonner ses propos » (1).

Par la suite, il obtint la charge d’enseigner à l’école al-Fāḍiliyya, après qu’elle se fut libérée à la suite de l’imām ad-Dhahabī. Il assura aussi la fonction de cheikh du ḥadīth à l’école aṣ-Ṣāliḥiyya, puis à la Dār al-Qur’ān wa-l-Ḥadīth at-Tanakziyya, ainsi qu’à la Dār al-Ḥadīth al-Ashrafiyya al-Juwāniyya (2).

– Il inaugura ensuite des leçons d’exégèse (tafsīr) dans la mosquée des Omeyyades, sous le dôme dit « Qubbat an-Nasr », le matin du 28 Shawwāl de l’an 767 H. Cette leçon, consacrée au commentaire de la sourate al-Fātiḥa, fut un événement notable et fort suivi, auquel assistèrent étudiants, juges et notables (3).

– Il fut également membre de commissions d’examen, chargées d’évaluer les étudiants et jeunes esprits prometteurs en langue et en mémorisation. Ainsi, le 20 Shaʿbān 747 H, il assista à l’examen d’un enfant de six ans qui connaissait le Coran par cœur et le récitait avec aisance. Puis, le 20 Shaʿbān 763 H, il participa avec d’autres savants à l’évaluation de Badr ad-Dīn Muḥammad, fils du shaykh Kamāl ad-Dīn ibn ash-Shirbīnī, qui avait mémorisé de nombreux passages de référence en langue.

• Un jeune homme venu de Tabriz et du Khorasan affirmait connaître par cœur le « Ṣaḥīḥ al-Bukhārī » et le « Ṣaḥīḥ Muslim », ainsi que le « Jāmiʿ al-Masānīd » d’Ibn Kathīr et le « Kashshāf » de az-Zamakhsharī. Le mercredi, dernier jour de Rajab 763 H, il fit une récitation dans la grande mosquée des Omeyyades, le long du mur nord, près de la porte al-Kallāsa, depuis le début du « Ṣaḥīḥ al-Bukhārī » jusqu’à une partie du « Kitāb al-ʿilm », sans autre support que sa mémoire, tandis que je vérifiais moi-même sa récitation à l’aide du manuscrit en ma possession (4).

Le jeune homme déclara alors : « Je n’ai quitté mon pays que pour venir à toi et obtenir ton autorisation (ijāza), car ta renommée est bien établie dans notre contrée » (5).

• Tout cela fait qu’il est impossible de dénombrer précisément les élèves qui reçurent un enseignement de la part d’Ibn Kathīr, tant ils sont nombreux. Et il dit :

(1) Op. cit., vol. 16, p. 269. (2) Op. cit., vol. 16, pp. 269 et 340. (3) Al-Bidāya wa-n-Nihāya, vol. 14, p. 321. (4) Op. cit., vol. 16, pp. 432-433. (5) Op. cit., vol. 16, p. 433.
ومدرسًا مرموقًا، وشيخًا مقصودًا، يدخل المدارس العامة بثقة واعتبار، ويترأس المدراس المتخصصة بكفاءة واقتدار. وأول مدرسة درَّس فيها المدرسة النجيبية، وقد تقدم أنه سكنها مع أسرته، وأول درس فيها كان يوم ١١ جمادى الأولى من سنة ٧٣٦ هـ، حيث فسَّر قول اللَّه تعالى: ﴿إِنَّمَا يَخْشَى اللَّهَ مِنْ عِبَادِهِ الْعُلَمَاءُ﴾ [فاطر: ٢٨] وقال في تاريخه: "وكان الدرس حافلًا أثنى عليه الحاضرون وتعجبوا من جمعه وترتيبه" (١) . ثم ولي التدريس في المدرسة الفاضلية بعد أن شغرت عن الإمام الذهبي، وتولَّى مشيخة الحديث في المدرسة الصالحية، ودار القرآن والحديث التنكزية، ودار الحديث الأشرفية الجوانية (٢) . * وافتتح دروس التفسير في المسجد الأموي تحت قبة النسر صباح يوم ٢٨ شوال سنة ٧٦٧ هـ وكان درسًا حافلًا ومشهودًا في تفسير سورة الفاتحة، حضره الطلاب والقضاة والأعيان (٣) . * وكان عضوًا في لجان الامتحان، لاختبار الطلاب والشبان النابهين في اللغة والحفظ؛ فحضر يوم ٢٠ شعبان من سنة ٧٤٧ هـ لامتحان صبي عمرهُ ست سنين يحفظ القرآن، ويؤدي القرآن بإتقان، وفي يوم ٢٠ شعبان من سنة ٧٦٣ هـ حضر مع العلماء لامتحان بدر الدين محمد بن الشيخ كمال الدين بن الشربيني، وكان يحفظ كثيرًا من شواهد اللغة. • وحضر شاب من بلاد تبريز وخراسان يزعم أنه يحفظ "صحيح البخاري" و "صحيح مسلم" ، و "جامع المسانيد" لابن كثير، و "الكشاف" للزمخشري، فلما كان يوم الأربعاء سلخ شهر رجب سنة ٧٦٣ هـ، قرأ في الجامع الأموي بالحائط الشمالي منه، عند باب الكلَّاسة، من أول "صحيح البخاري" إلى أثناء كتاب العلم عنه من حفظه، وأنا أقابل عليه من نسخة بيدي (٤) . وقال الشاب: أنا ما خرجت من بلادي إلا إلى القصد إليك، وأن تجيزني، وذكرك في بلادنا مشهور (٥) . • كل هذا يجعل التلاميذ المتلقِّين عن ابن كثير لا يُحصون عددًا، ولا يُعرفون كثرة، فقال
(١) المصدر السابق (١٦/ ٢٦٩). (٢) المصدر السابق (١٦/ ٢٦٩ و ٣٤٠). (٣) البداية والنهاية (١٤/ ٣٢١). (٤) المصدر السابق (١٦/ ٤٣٢ - ٤٣٣). (٥) المصدر السابق (١٦/ ٤٣٣).

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