Qui donc me protégera de cet homme plein de sottise, lui qui se lance de lui-même au plus funeste dessein ? (1)
Je souhaite qu’il vive, tandis que lui veut ma perte… Qui pourra t’excuser de ton compagnon issu de (la tribu de) Murad ?
Il ne nous est parvenu de lui qu’un seul récit au sujet de la talbiya, rapporté par Shurahîl ibn al-Qa‘qâ‘, qui a dit :
« Au temps de l’ignorance (jâhiliya), lorsque nous prononcions la talbiya (2) :
[extrait de rajaz]
“Nous voici à Toi, pour Te magnifier et Te présenter nos excuses… Voici Zubayd qui accourt vers Toi, contrainte.
Elle est portée par des montures rapides, le regard oblique, qui franchissent plaines et monts escarpés ;
Elles ont délaissé les idoles, les laissant seules et vides.”
Amr déclara : “Aujourd’hui, nous disons, Dieu soit loué, comme le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) nous l’a enseigné :
« Labbaïka Allâhumma labbaïk, labbaïka lâ sharîka laka labbaïk, inna l-ḥamda wa-n-ni‘mata laka wa-l-mulk, lâ sharîka laka. »”
Al-‘Alâ’ ibn al-Ḥaḍramî (3) fut gouverneur du Bahreïn pour le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), et Abû Bakr puis ‘Umar le confirmèrent dans cette fonction. Il a déjà été dit qu’il mourut en l’an 14 de l’Hégire. Certains affirment qu’il survécut jusqu’en l’an 21, qu’‘Umar le destitua de son poste au Bahreïn pour y nommer Abû Hurayra à sa place, puis le dépêcha comme gouverneur à Koufa. Il mourut cependant avant d’y arriver, de retour du pèlerinage, comme nous l’avons déjà rapporté – Dieu est plus Savant. Nous avons relaté dans “Les Signes de la prophétie” (Dalâ’il al-nubuwwa) son histoire lorsqu’il traversa la mer à la tête de ses troupes, fait relevant du prodige, louange à Dieu.
An-Nu‘mân ibn Muqarrin ibn ‘A’id al-Muzanî (4) fut le commandant de la bataille de Nahâwand, un grand Compagnon. Il arriva avec sa tribu Muzayna composée de quatre cents cavaliers, puis s’installa à Baṣra. Al-Fârûq (c’est-à-dire ‘Umar) l’envoya diriger les armées à Nahâwand, et Dieu accorda par son entremise une victoire retentissante. Il le rendit victorieux dans ce pays, lui soumit les cous de ses habitants et permit aux musulmans d’y asseoir leur présence jusqu’au Jour du Rassemblement. Dieu lui octroya la victoire en ce monde et le Jour où chacun sera appelé à se présenter ; puis, après lui avoir montré l’accomplissement de son désir, Il lui offrit une grande forme de martyre, ce qui représente l’aspiration suprême (5). Ainsi figurait-il parmi ceux dont Dieu – dans Son Livre explicite et la Voie droite – a dit :
« En vérité, Dieu a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens contre le Paradis : ils combattent dans le chemin de Dieu, ils tuent et se font tuer, c’est une promesse véridique qu’Il S’est engagée [à tenir]. »