Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Rabīʿa ibn Salama ibn Māzin ibn Rabīʿa ibn Munabbih, appelé également (Zubayid al-Akbar), fils de al-Ḥārith ibn Ṣaʿb ibn Saʿd al-ʿAshīra ibn Madhḥij, de la branche Zubayd des Madhḥij, Abū Thawr, fut l’un des cavaliers célèbres reconnus pour leur vaillance et leur bravoure. Il arriva auprès du Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) en l’an neuf – et selon d’autres en l’an dix – avec la délégation de Murād, ou bien dans la délégation de Zubayd, son peuple.

Par la suite, il abjura l’islam aux côtés de l’imposteur al-Aswad al-ʿAnsī. Khālid ibn Saʿīd ibn al-ʿĀṣ marcha alors contre lui, l’affronta au combat et le frappa d’un coup d’épée à l’épaule ; Rabiʿa prit la fuite avec les siens, laissant son épée, la légendaire « Ṣamṣāma », qui fut saisie par Khālid. Plus tard, il fut capturé et présenté à Abū Bakr, qui le réprimanda, le blâma et exigea son repentir. Celui-ci se repentit (authentiquement) et son islam redevint excellent. Abū Bakr l’envoya ensuite combattre en Syrie, où il participa à la bataille de al-Yarmūk. Puis ʿUmar l’orienta vers Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, en recommandant que l’on tînt compte de son avis, mais sans lui confier de poste de commandement. Il contribua grandement à la cause de l’islam et au bien de la communauté, manifestant une vaillance remarquable lors de la bataille de al-Qādisiyya.

On rapporte diverses versions sur sa fin : il aurait été tué à al-Qādisiyya, ou à Nahāwand, ou bien il serait mort de soif dans un village nommé Rawdha. Dieu seul sait ce qu’il en est. Tous ces événements se seraient produits durant l’an 21 de l’Hégire. L’un des siens le pleura en ces termes :

« Le jour où les caravanes s’en allèrent, elles laissèrent à Rawdha un homme ni lâche ni ignorant.
Ô Zubayd ! Non, plutôt ô Madhḥij tout entier ! Vous avez perdu Abū Thawr, le champion du champ de bataille, ʿAmr ! »

ʿAmr ibn Maʿdīkarib (que Dieu lui fasse miséricorde) était par ailleurs l’un des poètes les plus éloquents. Parmi ses vers célèbres :

« Ô toi qui me reproches ! Mon équipement, c’est mon corps, ma lance,
Et toute monture rapide, docile à la rêne.
Ô toi qui me reproches, je n’use ma jeunesse
Qu’en répondant à l’appel au secours de celui qui crie à l’aide.
Je combats aux côtés des héros jusqu’à épuiser mon corps ;
Le poids du fourreau a marqué mon épaule.
Quand la patience des hommes est épuisée, la mienne perdure ;
Et mes provisions s’amenuisent avant celles de mes compagnons.
Qays souhaite m’affronter ; pour ma part je le souhaite aussi,
Encore faudrait-il qu’il soit à ma portée pour lui témoigner mon ardeur. »

(1) Dans l'édition Ṭ et al-Iṣābah : Ibn Shayba. (2) Dans l'édition A et al-Istiʿāb : Ibn Zubayd. (3) Dans l'édition Ṭ et al-Iṣābah : faible. (4) Dans l'édition A : sept ; altération. (5) Rawḍah : un village à Rayy ; Yâqūt dit : « Ils ont dit : c’est là qu’Amr ibn Maʿdīkarib est mort en revenant de Rayy et qu’il fut enterré en un lieu appelé Kirmānshāh. » Muʿjam al-Buldān (3/78). (6) Les vers sont dans al-Istiʿāb, Tārīkh Dimashq, Asad al-Ghābah et al-Iṣābah, et le vérificateur les a mentionnés trois fois dans son introduction (p. 31). (7) Dans l'édition A, ainsi que dans al-Istiʿāb, Tārīkh Dimashq et Asad al-Ghābah : « Qurayyʿukum » ; et dans l’introduction de son dīwān : « Sanānukum ». (8) Les vers sont dans son dīwān (pp. 106-107) ; le vérificateur, qu'Allah le préserve, a rapporté différentes lectures de sources diverses ; je n’ai pas jugé utile de mentionner ces divergences, la consultation du dīwān étant aisée. (9) Dans l'édition A : « Ḥukm al-qawm ḥukmī ».
ربيعة بن سلمة بن مازن بن ربيعة بن مُنبِّه (١) -وهو (٢) زُبَيْد الأكبر- بن الحارث بن صَعْب (٣) بن سَعْد العشيرة بن مَذْحج الزُّبيدي المَذْحجي أبو ثَوْر: أحد الفرسان المشاهير الأبطال، والشجعان المذاكير. قدمَ على رسول الله ﷺ سنة تسع (٤) ، وقيل عشر مع وفد مُراد، وقيل في وفد زُبَيْدٍ قومه. وقد ارتدَّ مع الأسود العَنْسي، فسار إليه خالد بن سعيد بن العاص، فقاتله فضربه خالد بن سعيد بالسيف على عاتقه فهرب وقومه، وقد استلب خالد سيفَه الصمصامةَ، ثم أُسر ودُفع إلى أبي بكر فأنَّبه وعاتبه واستتابه، (فتاب) وحسُنَ إسلامُه بعد ذلك. فسيَّره إلى الشام، فشهد اليرموكَ، ثم أمره عمر بالمسير إلى سعدٍ، وكتب بالوصاة به، وأن يشاوَرَ ولا يُولَّى شيئًا، فنفعَ اللهُ به الإسلامَ وأهلهُ؛ وأبلى بلاءً حسنًا يوم القادسية. وقيل إنه قُتل بها، وقيل بنِهاوند، وقيل ماتَ عَطَشًا في بعض القُرى يُقال لها روذة (٥) ، فالله أعلم. وذلك كله في [سنة] إحدى وعشرين، فقال بعض من رثاه من قومه (٦) [من الطويل] لَقَدْ غادرَ الرُّكبانَ يومَ تَحَمَّلوا … برُوذةَ شَخْصًا لا جَبانًا ولا غَمْرا فَقُلْ لزُبَيْدٍ بل لمَذْحِجَ كُلِّها … رُزِئْتُمْ أبا ثورٍ قَريعَ الوَغى (٧) عَمْرا وكان عمرو بن معديكرب (رضي الله عنه) من الشعراء المجيدين، فمن شعره (٨) : [من الوافر] أعاذلَ عُدَّتي بَدني ورُمْحي … وَكُلّ مُقَلَّصٍ سَلِسِ القيَادِ أعاذلَ إنَّما أُفْني شَبابي … إجابتيَ الصَّريخَ إلى المُنادي معَ الأبْطالِ حتَّى سُلَّ جسمي … وأقرعَ عاتقي حملُ النِّجادِ وَيَبْقى بَعْدَ حِلْمِ القَوْمِ حِلْمي (٩) … وَيَفْني قَبْلَ زادِ القَوْمِ زادي تَمَنَّى أن يلاقيني قييسٌ … وَددتُ وأيْنَما منّي وِدادي
(١) في ط والإصابة: ابن شيبة. (٢) في أ والاستيعاب: بن زبيد. (٣) في ط والإصابة: ضعف. (٤) في أ: سبع؛ تحريف. (٥) روذة: قرية بالرّي، قال ياقوت: "قالوا: وبها مات عمرو بن معديكرب منصرفًا عن الري ودفن في موضع يقال له كرمانشاه". معجم البلدان (٣/ ٧٨). (٦) الأبيات في الاستيعاب وتاريخ دمشق وتاريخ دمشق وأسد الغابة والإصابة، وأوردهما محقق ديوانه ثلاثة في مقدمته (ص ٣١). (٧) في أ، والاستيعاب وتاريخ دمشق وتاريخ دمشق وأسد الغابة: قريعكم. وفي مقدمة ديوانه: سنانكم. (٨) الأبيات في ديوانه (ص ١٠٦ - ١٠٧) وقد أورد المحقق حفظه الله روايات مختلفة من مصادر مختلفة، ولم أجد ضرورة لإثبات هذه الخلافات لسهولة العودة إلى ديوانه. (٩) في أ: حكم القوم حكمي.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies