Harb ibn Umayya. Puis, après lui, Al-‘Awâm ibn Khuwaylid l’épousa et elle lui donna pour enfants az-Zubayr et ‘Abd al-Ka‘ba. On rapporte qu’Al-‘Awâm l’avait épousée alors qu’elle était encore vierge, mais la version correcte est la première. Elle mourut à Médine l’an vingt, à l’âge de soixante-treize ans, et fut enterrée au Baqî‘. Ibn Isḥâq mentionna d’autres personnes décédées à la même époque.
‘Uwaym ibn Sâ‘ida al-Anṣârî (1) : Il assista aux deux serments d’al-‘Aqaba ainsi qu’à toutes les batailles. Il fut le premier à faire l’istinjâ’ (se purifier) à l’eau. C’est à son sujet que fut révélé ce verset : « Dans lequel il y a des hommes qui aiment à se purifier, et Dieu aime ceux qui se purifient » (Coran 9 : 108). Il transmit des récits et mourut cette année-là à Médine.
Bishr ibn ‘Amr ibn Ḥanash, surnommé al-Jârûd (2), se convertit à l’Islam la dixième année. Il jouissait d’un rang éminent et était écouté parmi la tribu de ‘Abd al-Qays. C’est lui qui témoigna contre Qudâma ibn Maẓ‘ûn d’avoir consommé du vin ; ‘Umar le destitua alors de son poste à Bahreïn et le punit. Al-Jârûd fut ensuite tué en martyr.
Abû Khirâsh (3), Khuhaylid ibn Murra al-Hudhali, était un poète talentueux, muḥaḍram (ayant connu la période antéislamique et l’Islam). Lorsqu’il courait, il devançait les chevaux (4). Mordu par un serpent, il mourut à Médine.
[Puis vint la vingt et unième année de l’Hégire]
Ce fut la bataille de Nahâwand (5) [et sa conquête, selon l’avis majoritaire], qui constitua un affrontement d’une importance exceptionnelle et dont le récit est remarquable. Les musulmans l’appelaient Fatḥ al-Futûḥ (la « Conquête des Conquêtes »).
Ibn Isḥâq et al-Wâqidî affirment que la bataille de Nahâwand eut lieu en la vingt et unième année. Sîf la situe en la dix-septième, et d’autres en la dix-neuvième ; Dieu sait mieux. Abû Ja‘far ibn Jarîr (6) est celui qui la raconta dans le cadre des événements de cette année, et nous l’avons suivi. Nous avons réuni en un seul récit les propos de ces savants au point que le récit de l’un s’entremêle avec celui de l’autre.