Usayd ibn al-Hudayr en (mois de) Chaʿbān. Quant à Zaynab bint Jahch, Mère des croyants, elle fut la première à décéder parmi les Mères des croyants.
Il est rapporté : « Cette année-là, Héraclius mourut et son fils Constantin lui succéda. »
Il est également rapporté : « Cette année, ʿUmar accomplit le pèlerinage avec les gens. Ses gouverneurs et ses juges furent ceux déjà nommés l’année précédente, hormis ceux dont nous avons signalé la destitution et le remplacement. »
[Mention des personnes notables mortes au cours de cette même année]
Usayd ibn al-Hudayr (1) ibn Simāk al-Anṣārī al-Ashhalī, issu de la tribu des Aws, surnommé Abū Yaḥyā, fut l’un des naqib (représentants) lors de la nuit d’al-ʿAqaba. Son père était le chef des Aws le jour de la bataille de Buʿāth, laquelle eut lieu six ans avant l’Hégire. On le surnommait Ḥuḍayr al-Katāʾib. On raconte qu’il se convertit à l’islam par l’intermédiaire de Muṣʿab ibn ʿUmayr. Quand les musulmans émigrèrent, le Messager de Dieu (ﷺ) établit un lien de fraternité entre lui et Zayd ibn Ḥāritha. Il ne participa pas à la bataille de Badr. Dans un ḥadith jugé authentique par at-Tirmidhī (2), Abū Hurayra rapporte que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Quel excellent homme est Abū Bakr, quel excellent homme est ʿUmar, quel excellent homme est Usayd ibn al-Hudayr », en citant d’autres également.
Usayd se rendit en Syrie en compagnie de ʿUmar. ʿĀʾisha fit son éloge, ainsi que celui de Saʿd ibn Muʿādh et de ʿAbbād ibn Bishr (qu’Allah les agrée). Ibn Bukayr rapporte qu’il mourut à Médine en l’an 20 (de l’Hégire), et que ʿUmar porta son cercueil sur ses épaules, pria sur lui puis l’enterra au cimetière d’al-Baqīʿ. Al-Wāqidī, Abū ʿUbayd et d’autres situent également son décès en l’an 20.
Unays ibn Marthad (fils d’Abī Marthad) al-Ghanawī (3), lui, son père et son grand-père furent tous Compagnons. Unays (celui-ci) aurait servi d’éclaireur pour le Messager de Dieu le jour de Ḥunayn. Il est également rapporté (4) que c’est lui à qui le Messager de Dieu (ﷺ) aurait dit : « Va, ô Unays, chez la femme de cet homme ; si elle avoue, lapide-la » (5). Toutefois, la version la plus correcte implique un autre Compagnon, car le ḥadith mentionne : « Il s’adressa à un homme des Aslam. » On dit qu’il s’agissait alors d’Unays ibn al-Ḍaḥḥāk.