La bonne nouvelle (concernant la naissance d’Isaac) fut transmise à Abraham et à Sarah par les anges lorsqu’ils passèrent près d’eux (1), en route pour les cités du peuple de Loth afin de les anéantir pour leur mécréance et leur dépravation, comme cela sera expliqué en son lieu, si Dieu le veut.
Dieu le Très-Haut dit : « Certes, Nos envoyés parvinrent à Abraham avec la bonne nouvelle ; ils dirent : “Paix !” Il répondit : “Paix !” Puis il ne tarda pas à apporter un veau rôti (69). Lorsqu’il vit que leurs mains ne l’approchaient pas, il trouva cela étrange et éprouva de la crainte à leur égard. Ils dirent : “N’aie pas peur ! Nous avons été envoyés au peuple de Loth (70).” Sa femme se tenait debout ; elle rit. Alors Nous lui annonçâmes [la naissance] d’Isaac et, après Isaac, de Jacob (71). Elle dit : “Malheur à moi ! Enfanterais-je alors que je suis vieille, et que mon époux est un vieillard ? Voilà bien une chose étonnante (72) !” Ils dirent : “T’étonnes-tu de l’ordre de Dieu ? Que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions soient sur vous, gens de la maison ! Il est vraiment Digne de louange et Glorieux.” » [Houd : 69-73].
Et Il – qu’Il soit exalté – dit : « Informe-les de l’histoire des hôtes d’Abraham (51), quand ils entrèrent auprès de lui et dirent : “Paix !” Il répondit : “Nous avons peur de vous (52).” Ils dirent : “Ne crains rien ! Nous t’annonçons la naissance d’un garçon plein de savoir (53).” Il dit : “M’annoncez-vous [cette nouvelle] alors que la vieillesse m’a déjà atteint ? De quoi donc m’annoncez-vous (54) ?” Ils dirent : “Nous t’annonçons [un enfant] en toute vérité. Ne sois pas de ceux qui désespèrent (55).” Il dit : “Et qui désespère de la miséricorde de son Seigneur, sinon les égarés (56) ?” » [Al-Hijr : 51-56].
Et Il – qu’Il soit exalté – dit encore : « T’est-il parvenu le récit des hôtes généreux d’Abraham (24) ? Lorsqu’ils entrèrent auprès de lui et dirent : “Paix !” Il répondit : “Paix ! [Vous êtes] des gens inconnus (25).” Puis il se rendit rapidement auprès des siens et revint avec un veau gras (26). Il le leur présenta et dit : “Ne mangez-vous pas (27) ?” Il ressentit alors une crainte à leur égard, mais ils dirent : “N’aie pas peur.” Et ils lui annoncèrent [la naissance] d’un garçon savant (28). Sa femme survint en poussant un cri, se frappa le visage et s’exclama : “Une vieille stérile (29) !” Ils dirent : “C’est ainsi. Ton Seigneur l’a décrété ; en vérité, c’est Lui le Sage, l’Omniscient (30).” » [Adh-Dhâriyât : 24-30].
Dieu – qu’Il soit exalté – mentionne que les anges (ils étaient trois : Gabriel, Michaël et Israfil) arrivèrent au domicile du Khalil (Abraham, l’ami intime de Dieu). Il les prit d’abord pour ses hôtes et se comporta envers eux comme envers des invités, en leur faisant rôtir un veau gras choisi dans son bétail. Quand il leur présenta ce mets et constata qu’ils ne tendaient pas la main pour manger — car les anges ne ressentent ni besoin ni envie de nourriture —, il les trouva étranges et ressentit de la crainte. Ils lui dirent alors : « N’aie pas peur ! Nous avons été envoyés au peuple de Loth » [Houd : 70], c’est-à-dire pour détruire ce peuple.
En entendant cela, Sarah – se tenant debout près des invités, selon l’usage répandu chez les Arabes et d’autres – s’en réjouit pour la cause de Dieu contre ce peuple. Lorsqu’elle rit de satisfaction, Dieu – le Très-Haut – dit : « Sa femme se tenait debout, et elle rit ; Nous lui annonçâmes [la naissance] d’Isaac et, après Isaac, de Jacob » [Houd : 71]. Autrement dit, les anges lui transmirent cette annonce. Le verset dit également : « Alors sa femme s’avança en poussant un cri [de surprise] » [Adh-Dhâriyât : 29], puis elle se frappa le visage, comme le font les femmes dans la stupeur, et s’exclama : « Malheur à moi ! Enfanterais-je alors que je suis vieille et stérile, tandis que mon époux est un vieillard ? » [Houd : 72], s’étonnant qu’une telle naissance soit possible dans son état. C’est pourquoi elle dit : « Voilà bien une chose étonnante » (72). Les anges répliquèrent : « T’étonnes-tu de l’ordre de Dieu ? Que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions soient sur vous, gens de la maison ! Il est vraiment Digne de louange et Glorieux » [Houd : 72-73].
Abraham – sur lui la paix – s’étonna également de cette annonce, de joie et pour en recevoir confirmation : « Il dit : “M’annoncez-vous [un enfant] alors que la vieillesse m’a déjà touché ? De quoi donc m’annoncez-vous (54) ?” Ils dirent : “Nous t’annonçons la vérité. Ne sois pas de ceux qui désespèrent (55).” » [Al-Hijr : 54-55]. C’est ainsi qu’ils confirmèrent davantage la nouvelle.