«Qu’il ne t’arrive rien de fâcheux, car nous sacrifierions nos vies pour te défendre.» Il tomba en martyr le jour d’Ajnadayn, et, selon d’autres sources, le jour de la bataille de Yarmouk – que Dieu l’agrée.
Habbâr (1) ibn Al-Aswad ibn Asad Abou Al-Aswad, membre du clan quraychite Al-Asadî. Cet homme poignarda la monture de Zaynab, la fille du Prophète (ﷺ), alors qu’elle quittait La Mecque, ce qui provoqua sa fausse couche. Par la suite, il embrassa l’islam et son islam fut excellent ; il fut tué à la bataille d’Ajnadayn – que Dieu l’agrée.
Habbâr (2) ibn Soufyân ibn ‘Abd Al-Asad Al-Makhzoumî, neveu d’Oumm Salama. Il embrassa l’islam de bonne heure, émigra en Abyssinie et mourut en martyr le jour d’Ajnadayn selon l’opinion la plus sûre. Certains disent qu’il fut tué le jour de Mou’ta, et Dieu sait mieux.
Hichâm (3) ibn Al-‘Âs ibn Wâ’il As-Sahmî, frère de ‘Amr ibn Al-‘Âs. At-Tirmidhî rapporte que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : «Les deux fils d’Al-‘Âs sont croyants» (4). Hichâm s’était converti avant ‘Amr, puis il émigra en Abyssinie. À son retour, il fut retenu à La Mecque, puis émigra à nouveau après le siège de la Tranchée. Abou Bakr As-Siddîq – que Dieu l’agrée – l’envoya en mission auprès du souverain byzantin. Il était l’un des cavaliers et fut tué à Ajnadayn, tandis que certains affirment qu’il mourut au Yarmouk ; cependant, la première version est jugée plus fiable. Dieu sait mieux.
Abou Bakr As-Siddîq – que Dieu l’agrée – a déjà été cité, et il dispose d’une biographie à part entière. Louange à Dieu.
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[L’An quatorze de l’Hégire]
Cette année commença alors que le calife ‘Oumar ibn Al-Khattâb exhortait et incitait les gens à combattre les habitants de l’Irak, parce qu’il venait d’apprendre la mort d’Abou ‘Oubayd lors de la bataille du pont, et le rassemblement des troupes perses, ainsi que l’unification de leur commandement autour de Yazdegerd, qu’ils avaient placé à la tête de la royauté. Par ailleurs, les gens de la dhimma en Irak avaient rompu leurs traités et résilié les pactes auxquels ils étaient soumis, offensant les musulmans et chassant les gouverneurs de leurs régions. ‘Oumar écrivit alors à l’armée présente sur place de se retirer de leurs positions et de se diriger vers les confins du territoire.
Ibn Jarîr – que Dieu l’agrée – rapporte qu’au premier jour de Mouharram de cette même année, ‘Oumar – que Dieu l’agrée – partit avec les troupes