‘Itâb (1) fils de Asîd fils de Abî al-‘Îs ibn Umayya al-Umawî, Abû ‘Abd al-Rahmân, fut gouverneur de La Mecque au nom du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Il en reçut la charge l’année de la Conquête, alors qu’il était âgé de vingt ans. Il dirigea alors le pèlerinage cette même année, et Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) le désigna après lui comme représentant à La Mecque. Il mourut à La Mecque, et l’on raconte qu’il mourut le même jour qu’Abû Bakr (qu’Allah l’agrée). Il ne rapporta qu’un seul hadith, transmis par les compilateurs des quatre Sunan (2).
‘Ikrima (3) fils d’Abû Jahl, ‘Amr fils de Hishâm fils de al-Mughîra fils de ‘Abd Allâh fils de ‘Umar ibn Makhzûm, Abû ‘Uthmân al-Qurashî al-Makhzûmî, fut, à l’instar de son père, l’un des notables de l’époque préislamique. Il embrassa l’islam l’année de la Conquête, après avoir pris la fuite, puis revint à la vérité. Le Véridique (Abû Bakr) l’envoya à ‘Umân lorsque ses habitants apostasièrent, et il triompha d’eux, comme cela a déjà été évoqué. Par la suite, il se rendit en Syrie (ash-Shâm) et commanda certains détachements. On raconte qu’aucune faute ne lui est connue depuis sa conversion. Il avait coutume d’embrasser le Coran, tout en pleurant et en disant : « C’est la parole de mon Seigneur, c’est la parole de mon Seigneur » (4). L’imam Ahmad s’appuya sur ce fait pour considérer légitime le baisement du Coran. Ash-Shâfi‘î déclara : « ‘Ikrima s’est illustré de manière louable au service de l’islam. » Selon ‘Urwa, il fut tué à Ajnâdayn. D’autres affirment qu’il mourut à Yarmûk, après avoir reçu plus de soixante-dix coups, entre tranchants et estocades (qu’Allah l’agrée).
Al-Fadl (5) fils d’al-‘Abbâs fils de ‘Abd al-Muttalib : on dit qu’il mourut cette année-là, mais il est plus exact qu’il ait vécu jusqu’à l’an dix-huit.
Nu‘aym ibn ‘Abd Allâh an-Nahhâm (6), membre du clan de ‘Adî, se convertit à l’islam très tôt, avant ‘Umar, et ne put émigrer qu’après al-Hudaybiya. La raison en est qu’il faisait preuve de bienveillance envers ses proches. Les Quraysh lui dirent donc : « Reste parmi nous, selon la religion que tu voudras, par Dieu… »