Anisa (1), l’affranchi du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui), est connu pour avoir été tué à Badr d’après ce qu’ont rapporté Al-Bukhârî et d’autres. Al-Wâqidî (2), citant l’avis de savants, prétend cependant qu’Anisa assista à la bataille d’Uhud et qu’il vécut encore longtemps après cela. Il raconta : « Ibn Abî al-Zinâd m’a rapporté, d’après Muhammad ibn Yûsuf, qu’Anisa mourut sous le califat d’Abû Bakr As-Siddîq et qu’il portait le surnom (kunya) d’Abû Masrûh (3). » Az-Zuhrî (4) déclara pour sa part : « Il était chargé de permettre aux gens d’entrer auprès du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui). »
Tamîm (5) ibn Al-Hârith ibn Qays As-Sahmî et son frère Qays étaient deux illustres Compagnons émigrés en Abyssinie ; tous deux furent tués à Ajnâdayn.
Al-Hârith (6) ibn Aws ibn ‘Atîk, également un émigré en Abyssinie, fut tué à Ajnâdayn.
Khâlid (7) ibn Sa‘îd ibn Al-‘Âs Al-Umawî, l’un des tout premiers convertis à l’islam, émigra lui aussi en Abyssinie et y demeura une quinzaine d’années. On raconte qu’il fut gouverneur de Ṣan‘â au nom du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui). Abû Bakr As-Siddîq lui confia ensuite certaines conquêtes, comme cela a déjà été mentionné. Selon un avis, il aurait été tué le jour de Marj As-Suffar. D’autres avancent qu’il s’enfuit et qu’Abû Bakr lui refusa pour un temps l’accès à Médine par mesure disciplinaire (8). Il dut alors rester un mois (9) dans la périphérie de la ville jusqu’à ce qu’on lui permît d’y entrer. On rapporte également que celui qui l’aurait tué embrassa l’islam par la suite et déclara : « Lorsque je l’ai tué, j’ai vu une lumière éclatante monter vers le ciel. » – qu'Allah soit satisfait de lui –
Sa‘d (10) ibn ‘Ubâda ibn Dulaym ibn Hâritha ibn Abî Ḥazîma (11) – certains disent Hâritha ibn Ḥazîma ibn Tha‘laba ibn Ṭarîf ibn
(1) Notice biographique - Anassa - dans al-Isti‘āb (1/337, 138), Asad al-Ghabah (1/156) et al-Iṣābah (1/75).
(2) Ṭabaqāt Ibn Sa‘d (3/48).
(3) Sur ses sources : Abū Masrūḥ, et il est dit : Abū Masraḥ. Bachār a noté que al-Dhahabī a corrigé son appellation dans sa copie de Tārīkh al-Islām en «Musarriḥ» (mîm avec dhamma, sîn omise, et rā’ chadda kasra). Ibn Nuqṭah l’a ainsi mentionné dans Ikmāl al-Ikmāl en rectifiant ‘Amīr Ibn Mākūlah, et cette transmission a été rapportée par l’érudit Ibn Nāṣir al-Dīn dans son commentaire où il dit : «C’est ainsi qu’Ibn Nuqṭah l’a écrit, précisant qu’il l’a pris du manuscrit d’Abū Bakr Ibn al-Khāḍibah. Il est aussi dit que son surnom était Abū Masrūḥ ; ce double point de vue est rapporté par Muṣ‘ab Ibn ‘Abd Allāh al-Zubayrī, tandis qu’Ibrāhīm al-Ḥarbī a tranché en faveur du second» (8/166).
(4) Ṭabaqāt Ibn Sa‘d (3/49).
(5) Notice biographique - Tamīm ibn al-Ḥārith al-Sahmī - dans al-Isti‘āb (1/192-193), Asad al-Ghabah (1/257) et al-Iṣābah (1/184).
(6) Notice biographique - al-Ḥārith ibn Aws ibn ‘Utayq - dans al-Isti‘āb (1/281), Asad al-Ghabah (1/379) et al-Iṣābah (1/274) où il est dit : al-Ḥārith ibn Aws ibn ‘Atāb.
(7) Notice biographique - Khālid ibn Sa‘īd ibn al-‘Āṣ - dans al-Tārīkh al-Kabīr (3/152), al-Jarḥ wa al-Ta‘dīl (3/334), al-Isti‘āb (2/420), Jāmi‘ al-‘Uṣūl (13/414), Mukhtaṣar Tārīkh Dimashq (7/344), Asad al-Ghabah (2/97), al-Iṣābah (3/58), Siyar A‘lām al-Nubalā’ (1/259) et al-Iṣābah (1/406-407).
(8) Dans la copie Ṭ : «ta‘zīzan» ; erreur (corruption de texte).
(9) Dans la copie ʾA : «ashharan».
(10) Notice biographique - Sa‘d ibn ‘Ubādah - dans al-Tārīkh al-Kabīr (4/44), al-Jarḥ wa al-Ta‘dīl (4/88), al-Isti‘āb (594), Jāmi‘ al-‘Uṣūl (14/168), Mukhtaṣar Tārīkh Dimashq (9/235), Tahdhīb al-Asmā’ wa al-Lughāt (6/92), Siyar A‘lām al-Nubalā’ (1/270) et al-Iṣābah (2/30).
(11) Dans la copie Ṭ : Ibn Abī Khuzaymah, et il est dit Ḥārithah ibn Khuzaymah. Dans la copie ʾA : Ibn Abī Khuraymah, et il est dit Ḥārithah ibn Khurim ibn Khuzaymah ibn …