Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

La tribu Iyâd, si seulement ils étaient des nations… ou s’ils s’étaient établis, alors (1) les troupeaux s’amaigriraient.
Un peuple dont la vaste plaine se trouve en Irak, qui chevauche tous ensemble, avec la tablette et le calame (2).

Ensuite, Khâlid conclut une paix avec les habitants d’al-Bawâzîj et de Kalwâdhâ. Puis les gens d’al-Anbâr et ceux qui vivaient autour d’eux rompirent leur engagement lorsque certaines circonstances se troublèrent. Il ne resta fidèles à leur pacte que les habitants d’al-Bawâzîj et de Bânqiyâ.

S’ayf [b. ‘Umar] (4) rapporte, d’après ‘Abd al-‘Azîz b. Shâh, d’après Habîb b. Abî Thâbit, qui dit : « Aucun parmi les gens du Sawâd ne possédait de traité avant la bataille, hormis les Banû Sulûbâ – c’est-à-dire les habitants d’al-Hîra –, ainsi que Kalwâdhâ et certains villages le long de l’Euphrate. Ils ont trahi jusqu’à ce qu’ils en viennent à solliciter à nouveau la protection après leur trahison. »

S’ayf (5) rapporte, d’après Muhammad b. Qays : « J’ai demandé à al-Shaʿbî : “Le Sawâd a-t-il été pris de force ?” Il répondit : “Oui, ainsi que toute terre, hormis quelques citadelles et forteresses, car certains finirent par conclure la paix tandis que d’autres s’imposèrent.” Je lui ai ensuite demandé : “Les gens du Sawâd bénéficiaient-ils d’une dhimma (protection) établie avant le combat (6) ?” Il répondit : “Non, mais lorsqu’ils furent appelés et acceptèrent de payer le kharâj qui leur fut prélevé, ils devinrent alors des protégés (ahl al-dhimma).” »

[La bataille de ʿAyn al-Tamr]

Lorsque Khâlid s’établit à al-Anbâr, il y plaça pour le remplacer al-Zubrqân b. Badr, puis il se dirigea vers ʿAyn al-Tamr, où se trouvait alors Mihrân b. Bahram [Jûbîn] à la tête d’une grande armée arabe. Autour d’eux, on voyait des clans de la tribu de al-Nimr (8), de Taghlib, d’Iyâd et de tous ceux qui les avaient rejoints, placés sous le commandement de ʿAqqa (9) b. Abî ʿAqqa. Quand Khâlid s’approcha, ʿAqqa dit à Mihrân : « Les Arabes sont plus aptes à combattre les Arabes ; laisse-nous donc affronter Khâlid. » Mihrân répondit : « Allez-y, et si vous avez besoin de nous, nous vous porterons assistance. » Les Perses critiquèrent leur chef à ce sujet, et il leur rétorqua : « Laissez-les, car s’ils l’emportent sur Khâlid, ce sera à votre avantage (10). Et s’ils sont vaincus, nous engagerons alors le combat contre Khâlid ; eux, ils seront déjà affaiblis, tandis que nous resterons forts. » Ils reconnurent alors la supériorité de son jugement sur le leur.

(1) Dans A : "les bienfaits se sont accompli" ; la métrique n'est pas correcte. (2) Dans l’Histoire de Ṭabarī (3/375) : « et l’écriture et le stylo ». (3) Dans A : « ils ont dit » ; c’est une erreur, et celui qui parle ici est Ibn Jarīr al-Ṭabarī dans son Histoire (3/375). (4) Histoire de Ṭabarī (3/375). (5) Même source. (6) Dans A : « avant la fuite ». (7) Dans T : « il s’est émancipé ». (8) Dans T : « les dattes » ; c’est une altération. (9) Dans A : « ʿUqba » et la correction venant de l’Histoire de Ṭabarī (3/376). (10) Dans A : « pour eux ».
قَوْمي إيادٌ لوْ أنَّهُمْ أُممُ … أو لوْ أقاموا فتُهْزل (١) النَّعمُ قومٌ لهم باحةُ العِراقِ إذا … ساروا جميعًا واللَّوْحُ والقَلَم (٢) ثم صالح خالدٌ أهلَ البوازيج وكلْوَاذَى، قال (٣) : ثم نَقض أهلُ الأنبارِ ومنْ حَوْلَهم عهدَهم لمّا اضطربَتْ بعض الأحوال، ولم يبق على عهده سوى البوازيج وبانقْيا. قال سيف [بن عمر] (٤) عن عبد العزيز بن شاه، عن حبيب بن أبي ثابت قال: ليس لأحد من أهل السواد عهدٌ قبلَ الوقعة، إلا بني صلوبا. - وهم أهل الحيرة - وكَلْواذى وقرى من قُرى الفرات، غَدَروا حتى دَعوا إلى الذمة بعدما غادروا. وقال سيف (٥) عن محمد بن قيس: قلت للشَّعبي: أُخذ السَّواد عنوة [قال: نعم] وكل أرضٍ إلا بعض القلاع والحصون فإن بعضهم صالح وبعضهم غالب. قلت: فهل لأهل السَّواد ذمَّةٌ اعتقدوها قبل الحرب (٦) ؟ قال: لا، ولكنهم لما دُعوا ورضوا بالخراج وأُخذ منهم (صاروا ذمَّة) . [وقعة عين التمر] لما استقرّ (٧) خالدٌ بالأنبار استنابَ عليها الزّبْرِقانَ بن بَدْرٍ، وقصدَ عينَ التَّمْر وبها يومئذ مِهران بن بهرام (جُوبين) في جمعٍ عظيمٍ من العرب، وحولهم من الأعراب طوائفُ من النَّمر (٨) وتغلب وإياد ومنْ لاقاهم وعليهم عَقَّة (٩) بن أبي عقَّة، فلما دنا خالد قال عقة لمهران: إن العربَ أعلمُ بقتالِ العرب، فدعنا وخالدًا، فقال له: دونكم وإياهم، وإن احتجتم إلينا أعَنَّاكُم، فلامتِ العجمُ أميرَهم على هذا، فقال: دعوهم فإن غلبوا خالدًا فهو لكم (١٠) ، وإن غُلبوا قاتلنا خالدًا، وفد ضعفوا ونحن أقوياء، فاعترفوا له بفضل الرأي عليهم.
(١) في أ: قامت النعم؛ ولا يستقيم بها الوزن. (٢) في تاريخ الطبري (٣/ ٣٧٥): والخط والقلم. (٣) في أ: قالوا؛ خطأ، والقائل هنا ابن جرير الطبري في تاريخه (٣/ ٣٧٥). (٤) تاريخ الطبري (٣/ ٣٧٥). (٥) نفس المصدر. (٦) في أ: قبل الهرب. (٧) في ط: استقلّ. (٨) في ط: التمر؛ وهو تحريف. (٩) في أ: عقبة والتصحيح من تاريخ الطبري (٣/ ٣٧٦). (١٠) في أ: لهم.

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