Ils l’ont également rapporté (1) selon d’autres voies que le hadith de Hishâm. Puis al-Bazzâr déclara : « Nous ne savons pas que quiconque ait attribué ce hadith à Muhammad, d’après Abô Horayra, hormis Hishâm ; d’autres l’ont toutefois transmis à l’état mawqûf (2). »
L’imam Ahmad a dit : « ‘Alî ibn Hafs nous a rapporté, d’après Waraqâ’ – il s’agit de Ibn ‘Umar al-Yashkurî (3) –, d’après Abô az-Zinâd, d’après al-A‘râj, d’après Abô Horayra, lequel a dit : Le Messager de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui) a déclaré : “Ibrâhîm ne mentit que trois fois : lorsqu’il fut invité à se rendre auprès de leurs idoles et qu’il dit (Sourate as-Sâffât, 37 : 89) : ‘Je suis malade.’ Puis quand il dit (Sourate al-Anbiyâ’, 21 : 63) : ‘C’est la plus grande de ces idoles qui l’a fait.’ Et enfin lorsqu’il déclara à Sarah qu’elle était sa sœur.” »
Il poursuivit : « Ibrâhîm entra alors dans une ville gouvernée par un roi – ou un tyran parmi les tyrans. On lui dit : “Cette nuit, Ibrâhîm est arrivé avec l’une des plus belles femmes qui soient.” Le roi (ou tyran) envoya quelqu’un auprès de lui et demanda : “Qui est cette femme avec toi ?” Ibrâhîm répondit : “C’est ma sœur.” Le roi ordonna qu’on la lui amène. Ibrâhîm lui dit : “Ne me donne pas tort, car je lui ai déclaré que tu étais ma sœur ; il n’y a pas un autre croyant sur terre en dehors de moi et de toi.” Lorsqu’elle fut introduite auprès du roi, celui-ci voulut s’approcher d’elle, alors elle fit ses ablutions et pria, en disant : “Ô Dieu, si Tu sais que j’ai cru en Toi et en Ton Messager, et que j’ai préservé ma pudeur à l’exception de mon époux, ne laisse pas ce mécréant avoir prise sur moi.” »
« Alors il (le roi) fut saisi (4) au point de se débattre avec ses jambes, » indiqua Abô az-Zinâd. Abô Salama ibn ‘Abd ar-Rahmân, d’après Abô Horayra, rapporta qu’elle aurait ajouté : « Ô mon Dieu, s’il meurt, on dira que c’est moi qui l’ai tué. » Il la libéra donc. Une seconde fois, il s’approcha d’elle ; à nouveau, elle fit ses ablutions et pria en suppléant : « Ô Dieu, si Tu sais que j’ai cru en Toi et en Ton Messager, et que je n’ai permis à personne d’autre que mon époux d’avoir accès à ma pudeur, ne laisse pas ce mécréant avoir prise sur moi. » Il fut alors saisi de nouveau au point de se débattre de ses jambes.
Abô az-Zinâd poursuit : Abô Salama, d’après Abô Horayra, rapporta qu’elle aurait dit : « Mon Dieu, s’il meurt, on dira que c’est moi qui l’ai tué. » Il la libéra donc une seconde fois. À la troisième ou quatrième reprise, il s’exclama : « Vous ne m’avez envoyé qu’un démon ! Ramenez-la à Ibrâhîm et offrez-lui Hâjar. » »
Elle revint donc auprès d’Ibrâhîm et lui dit : « Sais-tu que Dieu a repoussé la ruse du mécréant et m’a fait don d’une servante (5) ? » Ahmad est le seul à l’avoir transmis selon cette chaîne, et il répond aux conditions du Sahîh.
Al-Bukhârî l’a également rapporté (6), d’après Abô al-Yamân, selon Shu‘ayb ibn Abî Hamza, d’après Abô az-Zinâd, d’après al-A‘râj, d’après Abô Horayra, d’après le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), sous une forme abrégée.
Ibn Abî Hâtim a dit : « Mon père nous a rapporté, d’après Sufyân, d’après ‘Alî ibn Zayd ibn Jud‘ân, d’après Abô Nadra, d’après … »