«Il a dit vrai. ‘Uthmân ibn ‘Affân a agi selon leur voie. Quatre [années] se sont écoulées et il en reste deux. Alors survinrent les troubles, le fort dévora le faible, l’Heure advint, et vous parviendra une nouvelle au sujet de votre armée (1). Le puits d’Ariys… Qu’est donc ce puits d’Ariys ?»
Yahyâ ibn Sa‘îd rapporta que Sa‘îd ibn al-Musayyib a dit : «Puis un homme des Banû Khaṭma mourut, on le recouvrit de son linceul, et l’on entendit un cliquetis (jaljalah) dans sa poitrine. Alors il parla et dit : “Le frère des Banû al-Ḥârith ibn al-Khazraj a dit vrai, il a dit vrai.” (2)»
Ibn Abî al-Dunyâ et al-Bayhaqî l’ont également rapporté, par une autre chaîne de transmission, d’une manière plus développée et plus longue, et al-Bayhaqî l’a déclaré authentique. Il dit : «Il a aussi été rapporté, avec des chaînes de transmission fiables, que certains ont parlé après leur mort (3). Et Dieu est le plus Savant.»
J’ai déjà mentionné dans l’histoire de la chevrette de Jâbir, le jour du fossé, que mille hommes en mangèrent ainsi que d’une petite quantité d’orge, comme nous l’avons évoqué précédemment (4). Le ḩâfiẓ Muḥammad ibn al-Mundhir, connu sous le nom de Shakkar (5), a également cité ce récit dans son ouvrage “al-Gharâ’ib wa-l-‘Ajâ’ib”, avec sa chaîne de transmission comme nous l’avons dit, selon laquelle le Messager de Dieu (ﷺ) rassembla ses os, invoqua Dieu — Exalté soit-Il — et ceux-ci revinrent à leur état initial, puis il les laissa dans sa demeure. Et Dieu sait mieux.
Notre maître (Shaykhunâ) dit : «Parmi les miracles de ‘Îsâ (Jésus) figurait la guérison de la folie. Or, le Prophète (ﷺ) a aussi guéri [quelqu’un] de cela — voilà la dernière chose que j’ai trouvée dans les récits que nous avons transmis de lui.»
Quant à la guérison de la folie par ‘Îsâ, je n’en connais pas de rapport spécifique, si ce n’est qu’il guérissait l’aveugle-né et le lépreux, et de toute apparence, il guérissait toutes les affections et maladies chroniques. Quant à la guérison de la folie par le Prophète (ﷺ), l’imam Aḥmad et le ḩâfiẓ al-Bayhaqî l’ont rapportée, par plusieurs voies, d’après Ya‘lâ ibn Murrah. Une femme s’était présentée avec son fils, encore jeune, atteint d’une folie (lamam) d’une extrême gravité. Elle dit : «Ô Messager de Dieu ! Mon fils, tel que tu le vois, est affligé d’une terrible épreuve, et nous en souffrons aussi. Chaque jour, nous subissons de lui des tourments pénibles.» Puis elle ajouta : «Ordonne-lui [d’être guéri] !» Le Messager de Dieu (ﷺ) répondit : «Donne-le-moi.» Il le plaça entre lui et l’arrière de la selle, lui ouvrit la bouche, y souffla trois fois et déclara : «Au nom de Dieu, je suis le serviteur de Dieu. Retire-toi, ennemi de Dieu !» Puis il le rendit à sa mère. Celle-ci raconta qu’il guérit ce même instant et qu’ensuite ils ne eurent plus rien à redouter de lui (6).