«…et ils exécutaient d’autres tâches encore pour lui, et Nous étions leurs gardiens.» [Les Prophètes (Al-Anbiya) : 81-82]
Et Allah (Exalté soit-Il) dit aussi : «Et pour Salomon (Nous avons assujetti) le vent : son parcours du matin équivaut à un mois de marche et son parcours du soir à un mois, et Nous avons fait couler pour lui la source de cuivre. Et parmi les djinns, il en est qui œuvraient sous ses ordres par la permission de son Seigneur ; et quiconque d’entre eux s’écartait de Notre commandement, Nous lui faisions goûter au châtiment de la Fournaise. (12) Ils exécutaient pour lui tout ce qu’il désirait : des sanctuaires, des statues, de larges bassines semblables à des réservoirs et des marmites bien ancrées. “Œuvrez, ô famille de David, par gratitude !” Et rares sont Mes serviteurs qui Me sont vraiment reconnaissants.» [Saba’ : 12-13]
Nous avons développé ce sujet dans son histoire, dans l’exégèse également, ainsi que dans le hadith rapporté par l’imam Ahmad (1), et déclaré authentique par At-Tirmidhî (2), Ibn Mâjah (3), Ibn Hibbân (4) et Al-Hâkim dans son “Mustadrak” (5), d’après ‘Abd Allâh Ibn ‘Amr, selon le Prophète (ﷺ) : «Lorsque Salomon (que la paix soit sur lui) eut achevé la construction du Temple de Jérusalem (Bayt al-Maqdis), il demanda à Allah trois faveurs : il Lui demanda un jugement conforme à Son Jugement, une royauté qu’aucun être après lui ne pourrait égaler, et que nul ne vienne à ce sanctuaire sans en ressortir pur de ses péchés, comme au jour où sa mère l’enfanta.»
Quant à la soumission du vent à Salomon (que la paix soit sur lui), Allah (Exalté soit-Il) dit au sujet des Coalisés : «Ô vous qui avez cru ! Rappelez-vous la grâce d’Allah envers vous lorsque des armées s’étaient rassemblées contre vous, et Nous envoyâmes contre elles un vent et des troupes que vous ne pouviez voir. Et Allah observe parfaitement ce que vous faites.» [Al-Ahzâb : 9].
Il est rapporté dans un hadith mentionné par Mouslim, selon la chaîne de transmission passant par Shu‘bah, d’après Al-Hakam, d’après Mujâhid, d’après Ibn ‘Abbâs, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : «J’ai été secouru par le vent du matin (as-sabâ), tandis que le peuple de ‘Âd fut anéanti par le vent du soir (ad-dabûr).» (6) Mouslim le rapporte également selon une autre chaîne, par Al-A‘mach, d’après Mas‘ûd Ibn Mâlik, d’après Sa‘îd Ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs, du Prophète (ﷺ), dans des termes similaires (7).
Il est aussi établi dans les deux recueils authentiques : «J’ai été secouru par la terreur (que j’inspire) sur une distance d’un mois de marche.» (8) Cela signifie que, lorsque le Prophète (ﷺ) se mettait en route pour combattre un peuple idolâtre, Allah jetait la terreur dans le cœur de ses ennemis un mois avant qu’il ne parvienne jusqu’à eux, même si son voyage durait un mois. Ainsi, cela correspond à la Parole : «son parcours du matin équivaut à un mois et son parcours du soir à un mois.» [Saba’ : 12]. Mais ceci est même plus grand pour ce qui est de la domination, de la victoire, de l’assistance et du triomphe. De plus, le vent lui fut assujetti pour conduire les nuages et faire tomber la pluie, dont Allah a fait mention lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) implora la pluie pour ses compagnons à différentes occasions, comme on l’a déjà mentionné.
Abou Nu‘aym a dit : «Si l’on objecte que pour Salomon le vent fut mis à son service, parcourant les contrées d’Allah et couvrant la distance d’un mois au matin et d’un mois au soir, on répondra : ce qui fut accordé à Muhammad (ﷺ)…»