«…qu’il ait alors un avertisseur avec lui (7), ou que lui soit jeté un trésor, ou qu’il ait un jardin dont il se nourrirait ? Les injustes ont dit : “Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé.” (8) Regarde comment ils te proposent des paraboles ; ils s’égarent et ne parviennent pas à trouver une voie. » [Al-Furqân : 7-9]. Puis, jusqu’à Sa parole : « Et Nous n’avons envoyé avant toi que des messagers qui certes mangeaient de la nourriture et allaient dans les marchés. » [Al-Furqân : 20].
C’est-à-dire qu’ils allaient dans les marchés pour gagner leur vie et faire du commerce dans le but d’un profit licite. Ensuite, lorsque Dieu lui prescrivit le combat à Médine, il (le Prophète) se nourrissait de ce que Dieu lui avait autorisé parmi les butins, qui n’avaient pas été permis à un autre prophète avant lui, et également de ce que Dieu lui accorda comme biens pris aux mécréants et qui lui furent rendus licites, à l’exclusion de tout autre.
Comme il est rapporté dans le Musnad et chez At-Tirmidhî, d’après Ibn ‘Umar, que Dieu l’agrée : le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : « J’ai été envoyé avec l’épée avant l’Heure, jusqu’à ce que Dieu soit adoré Lui Seul, sans associé. Et ma subsistance a été placée sous l’ombre de ma lance. L’humiliation et la soumission pèsent sur quiconque contredit mon ordre. Et celui qui imite un peuple fait partie d’eux » (1).
Quant au fait que le fer s’attendrissait entre les mains (du Prophète David), il s’agit là d’un miracle éclatant : le fer se ramollissait dans ses mains sans feu, comme la pâte s’assouplit dans la main. Il fabriquait ainsi ces cottes de mailles « dâwûdiyya », des hauberts complets. Dieu lui ordonna la manière de les confectionner : « et mesure bien dans le maillage » [Saba : 11], c’est-à-dire ne pas trop affiner la rivure au point qu’elle se défasse, ni l’agrandir au point qu’elle se brise, ainsi qu’il est rapporté dans Al-Bukhârî (2).
Dieu – Exalté soit-Il – a dit : « Et Nous lui avons enseigné la fabrication de vêtements protecteurs pour vous, afin de vous mettre à l’abri de votre force (belliqueuse). En serez-vous donc reconnaissants ? » [Al-Anbiyâ : 80]. L’un des poètes a dit au sujet du miracle prophétique :
Le tissage de Dâwud n’a pas protégé l’hôte de la grotte… alors que l’honneur fut accordé à l’araignée.
Ce dont il est question, c’est le miracle consistant à attendrir le fer. Il a déjà été mentionné, dans la Sîra, au moment du creusement du fossé lors de l’année dite des Coalisés (al-Ahzâb), en l’an quatre – et l’on dit cinq – après l’Hégire, qu’ils rencontrèrent un massif rocheux. Incapables de le briser ou d’en extraire quoi que ce soit, le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) se leva, lui qui avait une pierre attachée à son ventre en raison de la faim, et il frappa ce rocher par trois fois : à la première frappe, il en jaillit une lueur qui illumina au loin les palais de Syrie ; à la deuxième frappe, ceux de Perse ; à la troisième, et la pierre s’émietta, devenant semblable à un tas de sable. Il ne fait aucun doute que l’effritement d’une pierre qui, d’ordinaire, ne cède ni au feu ni à autre chose, est plus extraordinaire encore que le fer qui devient malléable lorsqu’on le chauffe.
Comme l’a dit un poète :
Si ce que tu as enduré avait pour but d’attendrir son cœur, j’y aurais engagé mon âme, et la roche la plus dure en aurait été ramollie.
Or “al-jandal” signifie la roche. Et s’il y avait quelque chose de plus dur que la pierre, ce poète en aurait parlé dans son hyperbole.
Dieu – Exalté soit-Il – a dit : « Puis vos cœurs s’endurcirent après cela, au point de devenir comme des pierres ou plus durs encore » [Al-Baqara : 74].
Quant à Sa parole – Exalté soit-Il –