Il a dit : « Dieu n’a envoyé aucun prophète sans avoir pris de lui ce pacte : si Muhammad était suscité de son vivant, il lui appartiendrait de croire en lui, de le suivre et de le soutenir. Et Il (Dieu) lui ordonna de faire prendre à sa communauté cet engagement et ce pacte : si Muhammad était suscité de leur vivant, ils devraient croire en lui et le suivre. »
Les prophètes ont tous annoncé sa venue, et le dernier à le faire fut ‘Issa (Jésus) fils de Maryam, le sceau des Prophètes d’Israël. De même, les docteurs de la Loi, les moines et les devins ont prophétisé son avènement, comme nous l’avons déjà exposé en détail.
La nuit de l’Isra’ (l’Ascension), il fut élevé de ciel en ciel, jusqu’à ce qu’il saluât Idrîs – que la paix soit sur lui – dans le quatrième ciel. Puis il passa au cinquième puis au sixième, où il salua Moïse. Ensuite, il alla au septième, où il salua Ibrahim (Abraham), l’ami (de Dieu), auprès de la Demeure peuplée (bayt al-ma‘mûr). Il dépassa ce lieu et fut élevé jusqu’à un niveau où il entendit le grincement des plumes. Puis il parvint au « Lote de l’Extrémité » (as-Sidrat al-Muntahâ), il vit le Paradis et l’Enfer, ainsi que d’autres grands signes. Il pria avec les prophètes, et, de chaque ciel, les proches l’accompagnaient. Ridwân, le gardien du Paradis, et Mâlik, le gardien de l’Enfer, le saluèrent. Voilà la noblesse, voilà l’élévation, voilà l’honneur, la célébration, la notoriété, la prééminence et la grandeur. Que les prières et la paix de Dieu soient sur lui, ainsi que sur tous les prophètes de Dieu.
Quant à l’élévation de sa renommée auprès des générations futures, c’est que sa religion demeure en vigueur, abrogeant tout autre culte, et elle ne sera jamais abrogée jusqu’au Jour de la Rétribution. Il subsistera toujours un groupe de sa communauté demeurant fermement attaché à la vérité, sans que puissent leur nuire ceux qui les délaissent ou les contredisent, et cela jusqu’à l’Heure.
Et l’appel à la prière (adhân) retentit chaque jour, cinq fois depuis tout lieu élevé de la terre : « J’atteste qu’il n’est de dieu que Dieu, et j’atteste que Muhammad est le Messager de Dieu. » De même, quiconque prononce un sermon se doit de le mentionner dans son prêche.
Qu’il est beau le propos de Hassan (que Dieu lui fasse miséricorde) :
« Resplendit sur lui le sceau de la prophétie —
un signe de Dieu, manifeste et attesté.
Dieu a joint le nom du Prophète au Sien :
le muezzin dans ses cinq appels proclame : “Je témoigne...”
Et Il a tiré de Son propre Nom le sien pour l’honorer :
le Maître du Trône est Mahmûd (Digne de louange), et lui est Muhammad (Souvent loué). »
As-Sarssarî a dit :
« L’appel à la prière obligatoire ne saurait être valide sans son nom doux dans la bouche aimée. »
Et il a également dit :
« N’as-tu pas remarqué que notre adhân n’est pas valable,
ni même notre prière, si nous ne le répétons pas deux fois en eux ? »