Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Dieu – exalté soit-Il – n’a rapporté aucun miracle sensible attribué à un Prophète parmi les Prophètes plus grand que celui-ci, comme nous l’avons établi avec ses preuves tirées du Livre (Coran) et de la Sunna, dans l’exégèse et au début de la mission(1). Et Dieu sait mieux.

Ceci est plus grand que l’arrêt de la course du soleil pendant un court laps de temps pour Yūcha‘ ibn Nūn afin qu’il puisse accomplir la conquête la nuit du samedi, comme il sera expliqué avec ce qui convient lorsqu’on évoquera cet événement. Il a déjà été fait mention, dans les récits d’al-‘Alā’ al-Ḥaḍramī, Abū ‘Ubayd ath-Thaqafī, Abū Muslim al-Khawlānī, et de l’avancée des armées qui les accompagnaient à travers les flots, notamment ceux du Tigre, un fleuve tumultueux et déchaîné(2), projetant du bois à cause de la violence de son courant. Il a aussi déjà été expliqué que ce phénomène est plus étonnant encore que le fait de fendre la mer pour Moïse, et cela pour plusieurs raisons. Et Dieu sait mieux.

Ibn Ḥāmid a dit : « S’ils disent : “Moïse – que la paix soit sur lui – a frappé la mer de son bâton et elle s’est ouverte, c’était un signe pour lui.” Nous répondons : “Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) en a reçu un semblable.”” »

‘Alī (que Dieu l’agrée) a dit : « Lorsque nous sommes sortis en direction de Khaybar, nous nous sommes retrouvés face à un oued nommé Suḥt. En le mesurant, nous avons estimé sa profondeur à quatorze coudées. Les compagnons s’exclamèrent : “Ô Messager de Dieu, l’ennemi est derrière nous et ce ravin est devant nous !”, tout comme les compagnons de Moïse dirent : “Nous allons être rejoints !” (Coran 26:61). Alors, le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) mit pied à terre et dit : “Ô Dieu, Tu as accordé à chaque envoyé un signe ; montre-moi Ta puissance.” Puis le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) remonta en selle. Les chevaux traversèrent sans que l’on voie leurs sabots, et les chameaux franchirent le cours d’eau sans qu’on voie leurs pieds. Ce fut là une victoire.” »

Ce récit est rapporté sans chaîne de transmission ; je ne le connais dans aucun ouvrage de référence avec une chaîne de transmission fiable, qu’elle soit authentique, bonne ou même faible. Dieu sait mieux.

Quant au fait d’être ombragé par la nuée durant l’errance dans le désert, nous avons déjà mentionné le hadith de la nuée(3) qu’invoqua Baḥīrā lorsqu’il vit un nuage protéger le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) au milieu de ses compagnons, alors qu’il n’avait que douze ans et se trouvait en route vers la Syrie pour un voyage commercial accompagné de son oncle Abū Ṭālib. C’était un prodige encore plus éclatant, car c’était avant même qu’il ne reçoive la Révélation, et la nuée ne couvrait que lui, à l’exclusion de ses compagnons. Cela manifeste davantage la sollicitude divine et apparaît plus évident que le nuage dont bénéficiaient les Enfants d’Israël ou d’autres, d’autant plus que l’objectif de l’ombrage de la nuée était leur besoin impérieux d’être protégés d’une chaleur ardente.

Nous avons également mentionné dans les preuves (dalāʾil) qu’un jour le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) fut prié d’invoquer Dieu afin qu’Il leur accorde la pluie, car ils souffraient de famine, d’extrême difficulté et de sécheresse. Il leva alors les mains et dit : « Ô Dieu, accorde-nous la pluie, ô Dieu, accorde-nous la pluie, ô Dieu, accorde-nous la pluie ! » Anas rapporte que, par Dieu, nous ne vîmes alors ni nuage ni volute dans le ciel, et rien ne s’élevait entre nous et la colline de Sal‘ : soudain, un nuage comme un bouclier apparut en arrière-plan, puis, lorsqu’il atteignit le milieu du ciel, il se répandit et il plut.

Anas poursuit : « Par Dieu, nous n’avons pas revu le soleil de notre samedi. » Et lorsque

(1) Déjà présenté dans cette partie. (2) « Aʿjāja » : le bruit du courant de l'eau dans une rivière. (3) Le hadith a déjà été présenté, et il comporte un discours, consulte-le. (4) « Qazʿa » : un fragment de nuage dispersé.
تعالى، ولم يُنقل معجزةٌ عن نبيٍّ من الأنبياء من الآيات الحِسِّيَّات أعظمُ من هذا، كما قرَّرنا ذلك بأدلته من الكتاب والسُّنة، في التفسير وفي أول البعثة (١) واللّه أعلمُ. وهذا أعظمُ من حَبس الشَّمس قليلًا ليُوشعَ بن نون حتَّى تَمَكَّن من الفتح ليلة السبت، كما سيأتي تقريرُ ذلك مع ما يُناسب ذكره عنده. وقد تقدَّم من سيرة العَلاء الحَضرميِّ، وأبي عُبيد الثَّقَفِيِّ وأبي مُسلم الخَولانيّ، وسَيرِ الجُيوش التي كانت معهم على تيَّار الماء، ومنها دجلة، وهي جاريةٌ عجَّاجة (٢) ، تقذفُ بالخشب من شِدَّة جريها، وتقدَّم تقريرُ أنَّ هذا أعجبُ من فَلقِ البحر لموسى من عدة وجوه، واللّه أعلم. وقال ابن حامد: فإن قالوا: فإنَّ موسى (عليه السلام) ضربَ بعصاه البحرَ فانفلقَ، فكان ذلك آيةً لموسى (عليه السلام) . قلنا: فقد أُوتي رسولُ الله ﷺ مثلَها. قال علي (رضي الله عنه) : لمَّا خرجنا إلى خيبرَ فإذا نحن بواد سُحتٍ، وقدَّرنَاه فإذا هو أربع عشرة قامة، فقالوا: يا رسول الله! العدوُّ من ورائِنا والوادي من أمامنا، كما قال أصحاب موسى: ﴿إِنَّا لَمُدرَكُونَ﴾ [الشعراء: ٦١] فنزلَ رسول الله ﷺ ثم قال: اللهم إنَّكَ جعلتَ لكل مرسلٍ دلالةً، فأرني قدرتكَ، فركبَ رسول الله ﷺ فعبرتِ الخيلُ لا تُبدي حوافرَها، والإبلُ لا تُبدي أخفافَها، فكان ذلك فتحًا. وهذا الذي ذكرَه بلا إسناد، ولا أعرفُه في شيء من الكتب المُعتمدة بإسناد صحيح ولا حسن، بل ولا ضعيف، فاللّه أعلم. وأما تظليلُه بالغَمام في التِّيه، فقد تقدَّم ذكرُ حديث الغَمامة (٣) التي رآها بحيرا تُظِلُّه من بين أصحابه، وهو ابنُ اثنتي عشرة سنة، صُحْبةَ عمِّه أبي طالب وهو قادم إلى الشام في تجارة، وهذا أبهرُ من جهةِ أنَّه كان وهو قبل أن يُوحى إليه، وكانت الغَمامة تُظِلُّه وحدَه من بين أصحابه، فهذا أشدُّ في الاعتناء، وأظهرُ من غَمام بني إسرائيل وغيرهم، وأيضًا فإن المقصود من تظليل الغَمام إنَّما كان لاحتياجهم إليه من شِدَّة الحَرِّ. وقد ذكرنا في الدلائل حين سُئل النبيُّ ﷺ أن يدعوَ لهم ليُسقَوا، لما هم عليه من الجُوع والجَهد والقَحط، فرفَعَ يديه وقال: "اللَّهُمَّ اسقِنا، اللَّهُمَّ اسقِنا، اللَهُمَّ اسقِنا" قال أنس: ولا واللّه ما نرى في السَّماء من سَحابٍ ولا قَزَعة (٤) ، وما بيننا وبين سَلع من بيتٍ ولا دار، فأنشأت من ورائه سحابة مثل التُّرس، فلما تَوسَّطتِ السماءَ انتشرت ثم أمطرت، قال أنس: فلا واللّه ما رأينا الشَّمسَ سبتنا. ولمَّا
(١) تقدم من هذا الجزء. (٢) "عجَّاجة": صوت تدفق الماء في النهر. (٣) تقدم الحديث، وفيه كلام فراجعه. (٤) "قزعة": قطعة من السحاب المتفرِّق.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies