«Si tu l’avais vu, tu aurais vu le soleil se lever.»
(1) Il est fait mention, en parallèle à l’épreuve subie par Joseph (que la paix soit sur lui), qui fut séparé de sa famille et exilé, de l’émigration du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) de La Mecque à Médine, où il dut se séparer de sa patrie, de sa famille et de ses compagnons restés sur place.
Concernant ce qui fut accordé à Moïse (que la paix soit sur lui) parmi les signes évidents, les plus grands furent neuf signes, comme l’indique la parole du Très-Haut : «Et Nous avons certes donné à Moïse neuf signes évidents» [Al-Isrâ’ 17 : 101]. Nous les avons détaillés dans le Tafsîr (2), rapportant les propos des Anciens à ce sujet, ainsi que leur divergence d’opinions. La majorité soutient qu’il s’agit d’abord du bâton qui se métamorphosa en un serpent vif, et de la main lumineuse : lorsqu’il la sortait de l’ouverture de son vêtement, elle resplendissait comme un fragment de lune scintillant. Il y a également son invocation contre le peuple de Pharaon qui le traitait de menteur : Dieu leur envoya alors le déluge, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang, signes manifestes que nous avons exposés en détail dans le « Tafsîr » (3). De même, Dieu les frappa par la diminution des récoltes et par la stérilité pour les fruits (les « années de disette »), ainsi que par la mortalité sévère qui décima leurs rangs, voire, selon certains, un déluge. Il y a aussi le miracle du passage de la mer, fendue pour sauver les Enfants d’Israël et noyer les gens de Pharaon.
En outre, Dieu abrita les Enfants d’Israël dans le désert sous la nuée, Il leur envoya la manne et les cailles, et lorsqu’ils eurent soif, Moïse (que la paix soit sur lui) implora l’eau pour eux : Dieu la fit jaillir d’une pierre qu’ils transportaient sur une monture à quatre faces. Quand Moïse frappait la pierre avec son bâton, douze sources d’eau en jaillissaient, une pour chaque tribu. Puis il refrappait, et la pierre se détachait, sans compter d’autres signes éclatants détaillés dans le Tafsîr et dans le récit de Moïse (que la paix soit sur lui) dans la section de cet ouvrage consacrée aux histoires des prophètes. À Dieu reviennent la louange et la grâce. Il y eut également l’ordre de mettre à mort tous ceux qui avaient adoré le veau, puis Dieu les ressuscita, sans oublier l’épisode de la vache.
Quant au bâton, le grand savant Ibn az-Zamlakânî a déclaré : « S’agissant de la “vie” du bâton de Moïse, il faut rappeler que les cailloux glorifièrent Dieu dans la main du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), alors qu’il ne s’agissait que de matière inerte, et ce hadith est authentique (4). Ce hadith est rapporté comme étant connu d’après Az-Zuhrî, d’après un homme, d’après Abû Dharr. Nous en avons largement parlé dans “Les preuves de la prophétie”, ce qui rend inutile toute répétition ici. On rapporte aussi que les cailloux ont glorifié Dieu dans la main (5) d’Abû Bakr, puis de ‘Umar, puis de ‘Uthmân, de la même manière qu’ils le firent dans la main du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Alors, on s’exclama : “Voici la continuité du califat dans la lignée de la prophétie.” »
Par ailleurs, l’historien Ibn ‘Asâkir rapporte, avec sa chaîne de transmission, qu’un homme précisa à Bakr ibn Khunays : « Abû Muslim al-Khawlânî portait un chapelet pour invoquer Dieu. Un jour, il s’endormit alors qu’il le tenait encore. Le chapelet se déplaça de lui-même et s’enroula autour de son bras. »