Ceci est plus manifeste et plus clair que ce qui précède. Nous avons déjà mentionné cela à propos de la première entrée du Prophète (que la prière et la bénédiction de Dieu soient sur lui) à La Mecque l’année de la conquête, en citant ses chaînes de transmission et ses différentes voies telles que rapportées dans les recueils de hadiths authentiques et d’autres sources, ce qui suffit amplement.
Plus d’un savant de la biographie prophétique (sîra) a rapporté que les idoles étaient également tombées au moment de sa noble naissance. Cela constitue un miracle encore plus éloquent et plus fort que le fait de les briser directement. Nous avions d’ailleurs déjà parlé(1) du feu de la Perse, qu’ils adoraient, lequel s’éteignit cette nuit-là alors qu’il ne s’était pas éteint depuis mille ans ; de même, quatorze créneaux du palais de Kisrâ s’effondrèrent, annonçant la chute de leur pouvoir après la disparition de quatorze de leurs rois dans une très courte période, eux qui régnaient pourtant depuis près de trois mille ans.
Quant à la résurrection des quatre oiseaux par Abraham (que la paix soit sur lui), ni Abû Nuʿaym ni Ibn Ḥâmid ne l’ont mentionnée. Nous l’aborderons au chapitre relatif à la résurrection des morts accomplie par Jésus (que la paix soit sur lui), lorsque nous évoquerons ce qui fut de l’ordre du miracle mohammadien dans ce domaine, équivalent ou même supérieur, comme nous le signalerons lorsque nous y parviendrons : l’histoire de morts ressuscités par les invocations de membres de sa communauté, le gémissement du tronc de palmier, le témoignage rendu par la pierre, l’arbre et le gravier, la parole que prononça l’épaule de mouton, et d’autres faits encore.
Concernant la parole du Très-Haut : « C’est ainsi que Nous fîmes voir à Abraham la Royauté (malakût) des cieux et de la terre, afin qu’il fût au nombre de ceux qui croient avec certitude » [Al-Anʿâm, 6 : 75] et les versets qui suivent, Dieu le Très-Haut dit aussi : « Gloire à Celui qui, de nuit, fit voyager Son serviteur de la Mosquée sacrée à la Mosquée al-Aqṣâ dont Nous avons béni l’entourage, afin de Lui montrer certains de Nos signes ; c’est Lui, vraiment, qui entend et qui voit parfaitement » [Al-Isrâ’, 17 : 1]. Ibn Ḥâmid a évoqué cela lui aussi, d’après ce que j’ai pu consulter récemment.
Nous avons déjà rapporté, dans les hadiths traitant du voyage nocturne (al-Isrâ’) tirés de cet ouvrage et de notre Tafsîr, ce que le Messager de Dieu (que la prière et la bénédiction de Dieu soient sur lui) aperçut comme signes entre La Mecque et Jérusalem, puis de là jusqu’au ciel le plus proche, ainsi que ce qu’il contempla dans les sept cieux et au-delà : le Lotus de la Limite (Sidrat al-Muntahâ), le Jardin du Refuge (Jannat al-Ma’wâ) et le Feu, mauvaise demeure et funeste destination. Le Prophète (que la prière et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit dans le hadith du songe – rapporté par Aḥmad et at-Tirmidhî (qui l’a authentifié), entre autres – : « Tout se manifesta clairement à moi, et je l’ai reconnu »(2).
Ibn Ḥâmid mentionne, en parallèle de l’épreuve infligée par Dieu à Jacob (que la paix soit sur lui) lorsqu’il perdit son fils Joseph (que la paix soit sur lui) et fit preuve de patience en se confiant à son Seigneur, la mort d’Ibrâhîm, le fils du Messager de Dieu (que la prière et la bénédiction de Dieu soient sur lui), et la patience dont il fit preuve. Il déclara : « L’œil verse des larmes, le cœur est peiné, mais nous ne disons que ce qui agrée notre Seigneur, et nous sommes vraiment affligés par ta disparition, ô Ibrâhîm »(3).
J’ajoute que trois de ses filles moururent également : Ruqayya, Umm Kulthûm et Zaynab. Son oncle Ḥamza, « le Lion de Dieu » et le Lion de son Messager, fut tué le jour de Uḥud, et il endura cela, cherchant la rétribution auprès de Dieu. En parallèle de la beauté de Joseph (que la paix soit sur lui), on a rapporté ce qui a trait à la grâce, à la majesté, à la douceur et à l’éclat du Prophète (que la prière et la bénédiction de Dieu soient sur lui), à son comportement exemplaire, à sa bénédiction, tout cela ayant été évoqué dans sa description physique à travers divers hadiths. Comme l’affirma ar-Rubayyiʿ bint Muʿawwidh