Ils ont donc obtenu la perte et l’abaissement ici-bas. Quant à l’au-delà, leur feu ne sera ni frais ni paisible pour eux ; ils n’y recevront ni salutation ni paix, mais il en sera comme l’a dit le Très-Haut : « En vérité, quel mauvais lieu de séjour et de séjour prolongé ! » (Al-Furqân, 66).
Al-Bukhârî (1) a rapporté : « ‘Abdullâh ibn Mûsâ – ou ibn Salâm de sa part – nous a narré, nous instruisant par l’intermédiaire d’ibn Jurayj, d’après ‘Abd al-Hamîd ibn Jubayr, d’après Sa‘îd ibn al-Musayyib, d’après Umm Shurayk ; le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a ordonné de tuer le lézard (al-wazaġ) et a dit : “Il soufflait sur (le feu de) Ibrâhîm (que la paix soit sur lui).” »
Muslim (2) l’a également relaté d’après le hadith d’ibn Jurayj. Al-Bukhârî et Muslim, ainsi qu’an-Nasâ’î et ibn Mâjah (3), l’ont rapporté d’après le hadith de Sufyân ibn ‘Uyaynah, tous deux d’après ‘Abd al-Hamîd ibn Jubayr ibn Shaybah, selon la même chaîne de transmission.
Aḥmad (4) a dit : « Muḥammad ibn Bakr nous a narré, rapportant d’ibn Jurayj, qui m’a informé de la part de ‘Abdullâh ibn ‘Abd ar-Raḥmân ibn Abî Umayyah, lequel tenait de Nâfi‘, affranchi d’ibn ‘Umar, que ‘Â’ishah l’informa que le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : “Tuez le lézard, car il soufflait le feu contre Ibrâhîm (que la paix soit sur lui).”” Il précise que ‘Â’ishah les tuait. »
Aḥmad (5) a également dit : « Ismâ‘îl nous a narré, rapportant d’Ayyûb, d’après Nâfi‘ : une femme entra chez ‘Â’ishah et aperçut une lance dressée. Elle demanda : “À quoi te sert cette lance ?” Elle répondit : “Nous tuons avec elle les lézards.” Puis elle raconta, de la part du Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), qu’au moment où Ibrâhîm fut jeté au feu, tous les animaux s’efforcèrent de l’éteindre pour lui, sauf le lézard qui soufflait dessus. » Aḥmad est seul à rapporter ce hadith selon ces deux voies.
Aḥmad (6) a dit : « ‘Affân nous a narré, rapportant de Jarîr : “Nâfi‘ nous a conté : Sâ’ibah (7), affranchie d’al-Fâkih ibn al-Mughîrah, m’a dit : ‘Je suis entrée chez ‘Â’ishah et ai vu dans sa maison une lance posée. Je lui ai demandé : Ô Mère des croyants, que fais-tu de cette lance ?’ Elle répondit : ‘Elle sert contre ces lézards : nous les tuons avec. En effet, le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) nous a raconté que, lorsque Ibrâhîm fut jeté au feu, il n’y eut pas un animal sur terre qui ne se soit mis à éteindre le feu pour lui, à l’exception du lézard, qui soufflait dessus. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) nous a donc ordonné de le tuer.’” »