[Le propos concernant ce qui fut accordé à Hûd (que la paix soit sur lui)]
Abû Nuʿaym a dit, dans le sens : « Dieu (qu’Il soit exalté) a anéanti le peuple de Hûd par le “vent stérile”, qui était un vent de colère. Quant à Muḥammad (ﷺ), Dieu (qu’Il soit exalté) l’a secouru, le jour des Coalisés, par le vent de l’est (aṣ-Ṣabā). Comme Il a dit (qu’Il soit exalté) : “Ô vous qui avez cru! Rappelez-vous le bienfait de Dieu envers vous, lorsque des armées vinrent à vous, et que Nous envoyâmes contre elles un vent, ainsi que des armées que vous ne voyiez pas. Dieu observe parfaitement vos actes.” (Al-Aḥzâb, 9). »
Il poursuivit en disant : « Ibrâhîm ibn Isḥâq nous a rapporté, Muḥammad ibn Isḥâq ibn Khuzayma nous a rapporté (Ḥ), et ʿUthmân ibn Muḥammad al-ʿUthmânî nous a rapporté ; Zakariyyâ ibn Yaḥyâ as-Sâjî nous a informés, ils dirent tous : Abû Saʿîd al-Ashajj nous a transmis, qui tenait de Ḥafṣ ibn Ghiyâth, de Dâwud ibn Abî Hind, d’après ʿIkrima, d’après Ibn ʿAbbâs, que : Lorsque survint le jour des Coalisés (al-Aḥzâb), le vent du sud (al-janûb) s’adressa au vent du nord (ash-shamâl) en disant : “Partons ensemble secourir Muḥammad, le Messager de Dieu (ﷺ).” Le vent du nord répondit : “La noble (c’est-à-dire celle qui se respecte) ne se met pas en route la nuit.” Alors Dieu dépêcha contre eux aṣ-Ṣabā (le vent de l’est). C’est de cela que parle le verset : “Nous envoyâmes contre eux un vent et des armées que vous ne voyiez pas.” (Al-Aḥzâb, 9) (1). »
Ce récit est confirmé par le hadith déjà cité du Messager de Dieu (ﷺ) dans lequel il dit : « J’ai été secouru par aṣ-Ṣabā, et ʿÂd fut détruite par ad-Dabûr (vent du couchant). » (2).
[Le propos concernant ce qui fut accordé à Ṣâliḥ (que la paix soit sur lui)]
Abû Nuʿaym a dit : « Si l’on objecte que Dieu, pour Ṣâliḥ, a fait sortir d’un rocher une chamelle qu’Il a établie comme signe et preuve contre son peuple, en lui assignant son jour de boisson et, pour eux, un jour déterminé, nous répondons que Dieu a accordé à Muḥammad (ﷺ) quelque chose de comparable, voire de plus grand encore. En effet, la chamelle de Ṣâliḥ ne lui a ni parlé ni attesté sa prophétie et son message, tandis que Muḥammad (ﷺ) a reçu le témoignage d’un chameau récalcitrant (al-bʿayr an-nâdd), qui se plaignit à lui de ce qu’il endurait de la part de ses propriétaires, lesquels le laissaient souffrir de la faim et projetaient de l’abattre. »
Abû Nuʿaym rapporte ensuite le hadith (3) à ce sujet, comme nous l’avons documenté dans les preuves de la Prophétie (Dalâʾil an-Nubûwa) en retraçant ses différentes chaînes de transmission, ses formulations et ses plus éminents passages. Cela nous dispense de le répéter ici. Le hadith figure dans les recueils authentiques (aṣ-ṣaḥîḥ), dans les recueils jugés bons (al-ḥisân) et dans les musnads. Nous avons également mentionné, à ce propos, le récit de la gazelle (4) et celui du lézard (aḍ-ḍabb) (5), ainsi que leur témoignage en faveur de la mission de Muḥammad (ﷺ), comme déjà signalé et commenté.
De plus, le hadith relatant que la pierre saluait le Prophète (ﷺ) avant même qu’il ne reçoive la Révélation est établi dans un ouvrage authentique (6). De même, il est rapporté que les arbres, les pierres et le gravier le saluaient avant sa mission (ﷺ).