[Autre hadith]
Nuʿaym ibn Ḥammād a rapporté : « Nous a raconté Abū ʿAmr al-Baṣrī, d’après Ibn Lahīʿa, d’après ʿAbd al-Wahhāb ibn Ḥusayn, d’après Muḥammad ibn Thābit al-Bunānī, d’après son père, d’après al-Ḥārith al-Hamadānī, d’après Ibn Masʿūd, qu’il tenait du Prophète (ﷺ) :
“Le septième de la descendance d’al-ʿAbbās appellera les gens à la mécréance, mais ils ne lui répondront pas. Les membres de sa famille lui diront : ‘Souhaites-tu nous priver de nos moyens de subsistance ?’ Il leur répondra : ‘Je vais gouverner parmi vous comme Abū Bakr et ʿUmar l’ont fait.’ Mais ils refuseront, et un adversaire, appartenant à sa propre famille, de Banū Hāshim, le tuera. Une fois qu’on se sera dressé contre lui, ils se diviseront entre eux.” (1)
Il mentionna ensuite un long désaccord jusqu’à l’apparition du Sufyānī. Ce hadith s’applique à ʿAbd Allāh al-Maʾmūn, qui avait imposé aux gens de soutenir l’idée que le Coran est créé. Dieu protégea la communauté de son malheur, comme nous l’indiquerons en son lieu. Le Sufyānī est quant à lui un homme qui apparaîtra à la fin des temps. Il est apparenté à Abū Sufyān, dont il descend. Nous en parlerons dans la dernière partie du “Kitāb al-Malāḥim”.
[Autre hadith]
L’Imām Aḥmad a rapporté : « Nous a raconté Hāshim, qui a dit : “Nous a raconté Layth, d’après Muʿāwiya ibn Ṣāliḥ, d’après ʿAbd al-Raḥmān ibn Jubayr, d’après son père : J’ai entendu Abū Thaʿlaba al-Khushanī, compagnon du Messager de Dieu (ﷺ), dire ceci alors qu’il se trouvait à al-Fusṭāṭ sous le califat de Muʿāwiya (celui-ci avait envoyé les gens en expédition contre Constantinople) : ‘Par Dieu, cette communauté ne sera pas incapable pendant plus d’une demi-journée si tu vois le Shām (la Syrie) devenir le banquet d’un seul homme et de sa famille. À ce moment-là s’accomplira la conquête de Constantinople.’” (2)
C’est ainsi qu’Aḥmad le rapporte en le considérant comme une parole attribuée à Abū Thaʿlaba. Abū Dāwūd, dans ses “Sunan”, rapporte la même tradition selon Ibn Wahb, d’après Muʿāwiya ibn Ṣāliḥ, d’après ʿAbd al-Raḥmān ibn Jubayr, d’après son père, d’après Abū Thaʿlaba, qui a dit : “Le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : ‘Dieu ne rendra pas cette communauté impuissante plus d’une moitié de jour.’” (3) Ce hadith est rapporté uniquement par Abū Dāwūd.
Abū Dāwūd ajoute ensuite : « Nous a raconté ʿAmr ibn ʿUthmān, qui a dit : ‘Nous a raconté Abū l-Mughīra, qui a dit : “Nous a rapporté Ṣafwān, d’après Shurayḥ ibn ʿUbayd, d’après Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, qu’il tenait du Prophète (ﷺ) : ‘J’espère que ma communauté ne restera pas incapable auprès de son Seigneur, et qu’Il leur accordera un délai de la moitié d’un jour.’ (4) On demanda alors à Saʿd : ‘Combien vaut la moitié d’un jour ?’ Il dit : ‘Cinq cents ans.’”» Ce hadith est également spécifique à Abū Dāwūd, et sa chaîne de transmission est jugée fiable.