Al-Jāroûd, d’après Abou al-Aḥwaṣ, d’après ʿAbd Allāh, a dit : Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : « Ne médisez pas de Quraych, car le savant issu de cette tribu remplira la terre de science. Ô Dieu, Tu as fait goûter aux premiers d’entre eux l’adversité ; fais goûter aux derniers d’entre eux Ta grâce. »
Al-Ḥākim l’a également rapporté par la chaîne de transmission d’Abou Hurayra (1).
L’érudit (ḥāfiẓ) Abou Nuʿaym al-Aṣbahānī a déclaré : « Il s’agit de l’imam ash-Shāfiʿī. »
J’ai dit : « Ash-Shāfiʿī (que Dieu lui fasse miséricorde) est décédé en l’an 204. Nous avons consacré un volume entier à sa biographie, et nous y avons également rapporté les notices biographiques de ses disciples qui vinrent après lui. »
[Autre ḥadith]
Ruwād ibn al-Jarrāḥ a rapporté, d’après Sufyān ath-Thawrī, d’après Manṣour, d’après Rubaʿī, d’après Ḥudhayfa, sous forme marfouʿ (reliée au Prophète) : « Les meilleurs d’entre vous après les deux cents années (de l’hégire) seront ceux qui sont “khafīf al-ḥādh”. » On demanda : « Ô Messager de Dieu, qu’est-ce que “khafīf al-ḥādh” ? » Il répondit : « Celui qui n’a ni famille, ni bien, ni enfant. » (2)
[Autre ḥadith]
Ibn Mâjah (3) a dit : « Ḥassan ibn ʿAlī al-Khallāl nous a rapporté : ʿAwn ibn ʿUmāra nous a rapporté : ʿAbd Allāh ibn al-Muthannā ibn (4) Thumāma ibn ʿAbd Allāh ibn Anas ibn Mālik, d’après son père, d’après son grand-père, d’après Anas ibn Mālik, d’après Abou Qatāda, a dit : Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : “Les signes (al-āyāt) apparaîtront après (l’an) deux cents.” » (5)
Naxr ibn ʿAlī al-Jahḍamī nous a rapporté : « Nūḥ ibn Qays nous a rapporté : ʿAbd Allāh ibn Muʿaqqil, d’après Yazīd ar-Raqāshī, d’après Anas ibn Mālik, a dit, d’après le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) : “On me mettra à l’épreuve sur cinq générations : quarante ans durant, il y aura des gens de piété et de crainte révérentielle (taqwā) ; puis, jusqu’à cent vingt ans, il y aura des gens de compassion et de liens mutuels ; ensuite, jusqu’à cent soixante ans, il y aura des gens de rupture et de désunion ; puis viendra la période du tumulte, du tumulte (harj, harj). Sauve qui peut, sauve qui peut !” » (6).