Son père rapporta d’après ʿAbd Allāh ibn Busr : « Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) posa sa main sur ma tête et dit : “Ce jeune garçon vivra un siècle (1).” » Il vécut effectivement cent ans.
Al-Bukhārī l’a rapporté dans son “At-Tārīkh” par l’intermédiaire d’Abū Ḥaywah Shurayḥ ibn Yazīd… puis il le mentionna (2). Il dit encore : « D’autres ont ajouté qu’il avait une verrue sur le visage. Alors [le Prophète] dit : “Il ne mourra pas avant que cette verrue ne disparaisse de son visage.” Et, de fait, il ne mourut pas avant qu’elle eût disparu (3). » Cette chaîne de transmission correspond aux critères des Sunan (recueils de hadith), mais ils ne l’ont pas répertoriée.
Al-Bayhaqī l’a également rapporté ainsi : d’après al-Ḥākim, d’après Muḥammad ibn al-Muʾammil ibn al-Ḥasan ibn ʿĪsā, d’après al-Faḍl ibn Muḥriz ash-Shaʿrānī, qui dit : « Ḥaywah ibn Shurayḥ nous a raconté, d’après Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn Ziyād al-Alahānī, d’après son père, d’après ʿAbd Allāh ibn Busr, que le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) lui dit : “Ce garçon vivra un siècle (4).” » Il vécut donc cent ans.
Selon al-Wāqidī et d’autres, « ʿAbd Allāh ibn Busr mourut à Ḥimṣ en l’an quatre-vingt-huit de l’Hégire, à l’âge de quatre-vingt-quatorze ans (5). » Il fut le dernier des Compagnons à demeurer en Syrie.
Concernant l’information relative à al-Walīd et la menace sévère qui y est associée, si elle est authentique, elle concerne al-Walīd ibn Yazīd et non al-Walīd ibn ʿAbd al-Malik. Yaʿqūb ibn Sufyān a dit : « Muḥammad ibn Khālid ibn al-ʿAbbās as-Saksakī m’a rapporté, disant : “Al-Walīd ibn Muslim m’a rapporté, disant : Abū ʿAmr al-Awzāʿī m’a rapporté, d’après Ibn Shihāb, d’après Saʿīd ibn al-Musayyib, lequel raconta : ‘Le frère d’Oumm Salama (6) eut un enfant qu’ils nommèrent al-Walīd. Alors le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dit : “Vous voilà à nommer [vos enfants] du nom de vos pharaons ! Il adviendra...”’” »