Abd Allâh (1) l’accompagna sur une partie de la route menant à La Mecque et déclara : « Al-‘Abbâs ibn ‘Abd al-Muṭṭalib m’a rapporté qu’il avait envoyé son fils ‘Abd Allâh auprès du Messager de Dieu (ﷺ) pour une affaire. Il le trouva alors en compagnie d’un homme, et, à cause de sa présence, il s’en retourna sans lui parler. Puis al-‘Abbâs rencontra le Messager de Dieu (ﷺ) et l’en informa. Celui-ci demanda : “L’a-t-il vu ?” Il répondit : “Oui.” Le Prophète (ﷺ) déclara alors : “Sais-tu qui était cet homme ? C’était Jibrîl. Il ne mourra pas avant de perdre la vue et de recevoir la science.” (2) »
Ibn ‘Abbâs mourut en l’an 68 (3), après avoir perdu la vue – qu’Allâh lui fasse miséricorde.
Al-Bayhaqî (4) a rapporté, d’après le hadith d’al-Mu‘tamir ibn Sulaymân, transmis par Nabâtah bint Burayd, par l’intermédiaire de Ḥamâdah, d’Anîsah bint Zayd ibn Arqam, elle-même le tenant de son père, que le Messager de Dieu (ﷺ) rendit visite à Zayd pour s’enquérir de sa maladie. Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Cette maladie ne te causera pas de tort, mais qu’en sera-t-il de toi si tu vis longtemps après moi et que tu perdes la vue ? » Zayd répondit : « Alors, je patienterai en cherchant la récompense (divine). » Le Prophète (ﷺ) répliqua : « Alors tu entreras au Paradis sans jugement. » En effet, il perdit la vue après la mort du Messager de Dieu (ﷺ), puis Allâh lui rendit la vue avant sa mort, survenue en l’an [soixante-huit] (5).
[Section]
Il est établi dans les deux Ṣaḥîḥ, d’après Abû Hurayrah, ainsi que chez Muslim, d’après Jâbir ibn Samurah, que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Peu avant l’Heure, il y aura trente menteurs et imposteurs, qui prétendront tous être prophètes. » (6)
Al-Bayhaqî (7) rapporte, d’après al-Mâlinî, d’Abû Aḥmad ibn ‘Adiyy, d’Abû Ya‘lá al-Mawṣilî, qu’Othmân ibn Abî Shaybah dit avoir entendu ce hadith de Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Asadî, lui-même le tenant de Sharîk, d’Abû Isḥâq, de ‘Abd Allâh ibn al-Zubayr : le Messager de Dieu (ﷺ) a déclaré : « L’Heure ne viendra pas avant que n’apparaissent trente menteurs, parmi lesquels Musaylimah, l’‘Ansî et al-Mukhtâr. Et les pires tribus parmi les Arabes sont Banû Umayyah, Banû Ḥanîfah et Thaqîf. » Ibn ‘Adiyy (8) a précisé que Muḥammad ibn al-Ḥasan possède des transmissions particulières, mais que des rapporteurs fiables ont relaté de lui, sans qu’il n’y ait d’inconvénient à signaler dans ses hadiths. Al-Bayhaqî a ajouté que d’autres sources authentiques corroboraient son hadith au sujet d’al-Mukhtâr.