Le grand rapporteur Al-Bayhaqî l’a rapporté par la chaîne de transmission suivante : ʿUmâra ibn Ghaziyya, d’après Muḥammad ibn Ibrâhîm, d’après Abû Salama, d’après ʿÂʾisha (qu’Allāh soit satisfait d’elle), dans des termes similaires (1).
Al-Bayhaqî a également déclaré : « Al-Ḥâkim nous l’a transmis, avec d’autres, en disant : “Al-Aṣamm nous a informés, ʿAbbâs al-Dûrî nous a informés, Khâlid ibn Makhlad nous a rapporté, Mûsâ ibn Yaʿqûb nous a rapporté, d’après Hâshim ibn Hâshim ibn (2) ʿUtba ibn Abî Waqqâṣ, d’après ʿAbd Allâh ibn Wahb ibn Zamʿa. Umm Salama m’a informée que le Messager de Dieu (ﷺ) s’étendit un jour pour dormir, puis se réveilla en proie à l’inquiétude ; il s’étendit de nouveau et se rendormit, puis se réveilla encore, moins troublé que la première fois ; puis il se recoucha et, en se réveillant, il tenait en main une terre rouge qu’il était en train de retourner. Je lui dis : ‘Ô Messager de Dieu, qu’est-ce que cette terre ?’ Il répondit : ‘Gabriel (Jibrîl) m’a informé que celui-ci — al-Ḥusayn — sera tué sur une terre d’Irak. Je lui ai dit : “Ô Gabriel, montre-moi la terre où il sera tué.” Voici sa terre.’” (3)
Puis Al-Bayhaqî a affirmé : « Mûsâ al-Juhanî l’a également rapporté, d’après Ṣâliḥ ibn Yazîd al-Nakhaʿî, d’après Umm Salama, et Abân l’a rapporté d’après Shah r ibn Ḥawshab, d’après Umm Salama (4). » Abû Bakr al-Bazzâr, dans son “Musnad”, a dit : « Ibrâhîm ibn Yûsuf al-Ṣayrafî nous a rapporté, Al-Ḥusayn ibn ʿIsâ nous a rapporté, Al-Ḥakam ibn Abân nous a rapporté, d’après ʿIkrima, d’après Ibn ʿAbbâs, qui raconta : “Al-Ḥusayn était assis sur les genoux du Prophète (ﷺ) lorsqu’arriva Gabriel. Celui-ci demanda : ‘L’aimes-tu ?’ Il répondit : ‘Comment ne pas l’aimer alors qu’il est le fruit de mon cœur ?!’ Gabriel dit : ‘Ta communauté va le tuer. Ne veux-tu pas que je te montre l’endroit de sa tombe ?’ Il prit alors une poignée de terre, et c’était une terre rouge.”’ (5)
Al-Bazzâr poursuivit : « Nous ne savons cela transmis que par cette chaîne, et Al-Ḥusayn ibn ʿIsâ a rapporté d’Al-Ḥakam ibn Abân des hadiths que nous ignorons d’autre part. » J’ai dit : « Il s’agit de Al-Ḥusayn ibn ʿIsâ ibn Muslim al-Ḥanafî Abû ʿAbd al-Raḥmân al-Kûfî, frère de Sulaym al-Qârî. Al-Bukhârî a dit de lui : “Il est inconnu quant à son statut — bien que sept personnes aient rapporté de lui.” Abû Zurʿa a dit : “Ses hadiths sont jugés répréhensibles (munkar).” Abû Ḥâtim a déclaré : “Il n’est pas robuste (dans sa transmission). Il a rapporté d’Al-Ḥakam ibn Abân des hadiths répréhensibles.” Ibn Ḥibbân l’a néanmoins mentionné dans son ‘Thiqât’ (Les Rapporteurs dignes de confiance). »