Ali dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui désire regarder un homme dont certains membres le précèdent au Paradis, qu’il observe Zayd ibn Suhân (1).” »
J’ai dit : Zayd fut tué lors de la bataille du Chameau, du côté de Ali.
Il est rapporté dans les deux recueils authentiques, d’après un hadith de Hammâm ibn Munabbih, transmis par Abou Hourayra, que celui-ci dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “L’Heure ne surviendra pas avant que deux groupes puissants ne s’affrontent, alors même qu’ils revendiquent tous deux le même appel.” (2)
Al-Boukhârî l’a également rapporté : d’après Abou al-Yamân, d’après Chou‘ayb, d’après Abou az-Zinâd, d’après al-A‘râj, d’après Abou Hourayra (3), avec un texte similaire.
Ces deux groupes sont ceux de la bataille du Chameau et de la bataille de Siffîn, car tous deux se réclamaient de l’islam. Cependant, ils se disputaient au sujet de questions liées au pouvoir et de la préservation d’intérêts dont la communauté et les administrés tireraient bénéfice. Il eût été préférable d’éviter le combat, plutôt que de le mener, comme le soutient la majorité des Compagnons, ainsi que nous le mentionnerons.
Yaqoub ibn Soufyân a dit : « Abou al-Yamân nous a rapporté, d’après Safwân ibn ‘Amr qui déclara : “Les gens du Cham (Syrie) étaient soixante mille, vingt mille d’entre eux furent tués. Les gens d’Irak étaient cent vingt mille, quarante mille d’entre eux furent tués.” » Néanmoins, Ali et ses compagnons étaient le groupe le plus proche de la vérité, comparés aux partisans de Mu‘âwiya, et les compagnons de Mu‘âwiya étaient considérés comme des rebelles (bâghîn) contre eux, ainsi qu’il est établi dans le recueil authentique de Mouslim, d’après un hadith transmis par Chou‘ba, selon Abou Salama, selon Abou Nadra, selon Abou Sa‘îd al-Khoudrî, qui rapporta qu’un homme meilleur que lui (c’est-à-dire Abou Qatâda) lui raconta que le Messager d’Allah (ﷺ) avait dit à ‘Ammâr : « C’est le groupe rebelle qui te tuera. » (4)
Ce hadith est également rapporté dans Mouslim, selon un hadith transmis par Ibn ‘Ulayya, selon Ibn ‘Awn, d’après al-Hassan, d’après sa mère, d’après Oumm Salama, qui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “C’est le groupe rebelle qui tuera ‘Ammâr.” » (5) Dans une autre version, il est dit : « Et son meurtrier sera en Enfer. »
Ce hadith avait déjà été cité, avec ses différentes chaînes de transmission, lors de la description de la construction de la mosquée du Prophète au début de l’Hégire. Quant à ce que certains parmi les Râfidahs (extrémistes chiites) ajoutent à ce hadith, prétendant ensuite que le Prophète (ﷺ) aurait ajouté : « Qu’Allah ne lui accorde pas mon intercession, jusqu’au Jour de la Résurrection », cela n’a pas de fondement fiable. C’est une invention des Râfidahs – qu’Allah les discrédite.
Al-Bayhaqî a rapporté, d’après un hadith de Abou ‘Oubayda ibn Muhammad ibn ‘Ammâr ibn Yâsir, selon une affranchie de ‘Ammâr, qui raconta : « ‘Ammâr tomba malade et, à cause de son insomnie, il perdit connaissance. À son réveil, alors que nous pleurions autour de lui, il dit : “Pourquoi pleurez-vous ? Craignez-vous que je meure dans mon lit ? Mon bien-aimé (ﷺ) m’a informé que c’est le groupe rebelle qui me tuera, et que la dernière chose dont je me délecterai dans ce monde sera une gorgée de lait.” (6) »