Histoire d’Ibrâhîm al-Khalîl (que la paix soit sur lui)
Il s’agit d’Ibrâhîm fils de Târakh (250), fils de Nâhûr (1) (148), fils de Sârûgh (230), fils d’Arghû (2) (239), fils de Fâligh (3) (439), fils de ‘Abir (4) (464), fils de Shâligh (5) (433), fils d’Arfakhshadh (6) (438), fils de Sâm (600), fils de Nûh (que la paix soit sur lui).
Telle est la mention qu’en font les Gens du Livre dans leurs écrits. J’ai indiqué, sous chacun de leurs noms, leurs âges en chiffres indiens, tels qu’ils ont rapporté ces durées. Nous avons déjà abordé la question de l’âge de Nûh (que la paix soit sur lui), ce qui nous dispense d’y revenir.
L’historien Ibn ‘Asâkir rapporte dans la biographie d’Ibrâhîm al-Khalîl figurant dans son Histoire qu’après Isḥâq ibn Bishr al-Kâhilî, auteur du livre « al-Mubtada’ », le nom de la mère d’Ibrâhîm était « Amîlah ». Puis il cite de lui, au sujet de sa naissance (7), un long récit (8). Al-Kalbî, quant à lui, affirme que son nom était « Bûnâ », fille de Karbnâ ibn Karlî, issue de la lignée d’Arfakhshadh ibn Sâm ibn Nûh.
Ibn ‘Asâkir rapporte également, par plusieurs voies, d’après ‘Ikrima, que celui-ci a dit : « Ibrâhîm (que la paix soit sur lui) était surnommé Abû al-Ḍayfân » (9).
Ils racontent que lorsque Târakh eut soixante-quinze ans, il eut pour fils Ibrâhîm (que la paix soit sur lui), Nâhûr et Hârân ; et à Hârân naquit Lût. Selon eux, Ibrâhîm (que la paix soit sur lui) était l’enfant du milieu, et Hârân mourut du vivant de son père dans la terre où il était né, c’est-à-dire la terre des Chaldéens, qu’ils identifient à celle de Babylone.
C’est là l’opinion la plus reconnue et la plus célèbre parmi les spécialistes de la sîra, des récits et de l’histoire, et l’imam Ibn ‘Asâkir l’a tenue pour certifiée (10).