Il se leva alors parmi nous et dit :
« Ô Dieu, ne les confie pas à moi, de peur que je ne faiblisse ; ne les confie pas non plus à eux-mêmes, de crainte qu’ils ne s’en trouvent incapables ; et ne les confie pas aux gens, de peur qu’ils ne s’arrogent toute prééminence sur eux. »
Puis il ajouta :
« Vous allez certes conquérir le pays de Syrie, celui des Byzantins et celui des Perses, ou bien celui des Byzantins et des Perses. Au point que l’un de vous possédera un grand nombre de chameaux, de vaches et de moutons. Et même, on donnera à l’un d’entre vous cent dinars et il s’en trouvera mécontent. »
Ensuite, il posa sa main sur ma tête ou sur le sommet de ma tête et dit :
« Ô Ibn Ḥawāla, si tu vois que le califat s’est établi dans la Terre Sainte, alors les secousses, les troubles (1) et les grandes épreuves seront proches, et ce jour-là, l’Heure sera plus proche des gens que ne l’est ma main de ta tête. »
Abou Dāwoud (2) l’a rapporté : c’est le hadith de Muʿāwiya ibn Ṣāliḥ (3).
Aḥmad (4) a dit : « Ḥaddathanā Ḥaywa ibn Churayḥ et Yazīd ibn ʿAbd Rabbi ont déclaré : Ḥaddathanā Baqiyya. Il me raconta que Baḥīr ibn Saʿd le tenait de Khālid ibn Maʿdān, d’Aboū Qutayla, d’Ibn Ḥawāla, lequel a dit : Le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : “Les affaires en viendront à ce qu’il y ait des armées rangées : une armée en Syrie, une armée au Yémen et une armée en Irak.””
Ibn Ḥawāla dit : « Ô Messager de Dieu, choisis pour moi si je vois cela. » Il répondit : « Choisis la Syrie, car c’est l’élue de Dieu parmi Ses terres, et c’est là qu’Il rassemble l’élite de Ses serviteurs. Si vous vous y refusez, alors (prenez) le Yémen et buvez à ses mares ; car Dieu m’a garanti la Syrie et ses habitants. »
C’est ainsi qu’Abou Dāwoud (5) le rapporte également, d’après Ḥaywa ibn Churayḥ.
Aḥmad (6) l’a aussi transmis, d’après ʿIṣām ibn Khālid et ʿAlī ibn ʿAyyaach, tous deux le tenant de Ḥarīz ibn ʿOthmān, de Soulaymān ibn Chamīr, de ʿAbd Allāh ibn Ḥawāla, qui le rapporte dans un sens similaire.
Al-Walīd ibn Mouslim ad-Dimachqī l’a relaté, d’après Saʿīd ibn ʿAbd al-ʿAzīz, d’après Makḥoul et Rabīʿa ibn Yazīd, d’après Abou Idrīs, d’après ʿAbd Allāh ibn Ḥawāla, dans ce même sens (7).