Il en va de même pour le hadith concernant les points de miqât assignés aux habitants du Shâm et du Yémen, rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ (1). Selon Muslim (2), il est également question du miqât réservé aux habitants de l’Irak.
Un autre hadith vient appuyer cet enseignement : « Lorsque Khosrô périra, il n’y aura plus de Khosrô après lui, et lorsque César périra, il n’y aura plus de César après lui. Par Celui qui détient mon âme entre Ses mains, vous dépenserez leurs trésors dans la voie de Dieu » (3).
Dans le Ṣaḥīḥ de al-Bukhârî, on rapporte, d’après Abû Idrîs al-Khawlânî, de ‘Awf ibn Mâlik, qu’il a dit : « Le Messager de Dieu (ﷺ), lors de la campagne de Tabûk, a déclaré : “Compte six événements avant l’Heure…” ». Il mentionna alors son propre décès (– qu'Allah leur fasse miséricorde –), puis la conquête de Bayt al-Maqdis (Jérusalem), puis une épidémie (le “Mûtân”), puis l’abondance des richesses, puis une épreuve (fitna), puis une trêve entre les musulmans et les Byzantins (4). Ce hadith sera traité plus en détail par la suite.
Dans le Ṣaḥīḥ de Muslim, d’après ‘Abd al-Raḥmân ibn Shumâsa, relatant les propos d’Abû Dharr, celui-ci rapporte que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Vous allez conquérir une terre où l’on parle du qîrât. Recommandez-vous mutuellement un bon traitement à l’égard de ses habitants, car ils bénéficient d’un pacte et d’un lien de parenté. Quand tu verras deux hommes se disputer à propos de l’emplacement d’une brique, quitte cette contrée. » (5)
Abû Dharr poursuit : « Je vis ensuite Rabî‘a et ‘Abd al-Raḥmân, fils de Shuraḥbîl ibn Ḥasana, se quereller au sujet de l’emplacement d’une brique, et je suis donc parti de ce pays. » Il s’agit ici des territoires d’Égypte, conquis par ‘Amr ibn al-‘Âs en l’an 20 de l’Hégire, comme cela sera mentionné plus loin.
Par ailleurs, Ibn Wahb rapporte, d’après Mâlik et al-Layth, eux-mêmes le tenant d’az-Zuhrî, lequel le tient d’un fils de Ka‘b ibn Mâlik (7), que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Lorsque vous conquerrez l’Égypte, alors traitez bien les Coptes, car ils bénéficient d’un pacte et d’un lien de parenté. »
Al-Bayhaqî a de même rapporté ce hadith, d’après Isḥâq ibn Râshid (8), selon az-Zuhrî, relatant les propos de ‘Abd ar-Raḥmân ibn Ka‘b ibn