Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

J’ai dit : « Kisrâ fils de Hurmuz. » Il déclara :

« Kisrâ fils de Hurmuz ! Par Celui qui prolonge la vie, si elle t’est allongée, tu verras l’homme tirer de sa main pleine une portion d’or ou d’argent et chercher qui voudra bien l’accepter de lui, sans trouver personne pour le faire. Et, le jour où l’un de vous rencontrera Dieu, sans traducteur entre lui et Lui, Il lui dira : “Ne t’ai-Je pas envoyé un Messager qui t’ait transmis [Mon message] ?” Il répondra : “Oui.” Il dira encore : “Ne t’ai-Je pas comblé de biens et d’enfants (1), et ne t’ai-Je pas privilégié ?” Il répondra : “Oui.” Puis il regardera à sa droite et ne verra que l’Enfer ; il regardera à sa gauche et ne verra que l’Enfer. »

‘Adiyy dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui) dire : “Préservez-vous du Feu, ne serait-ce qu’avec la moitié d’une datte. Si vous n’en trouvez pas (2), alors [faites-le] par une bonne parole.” » Puis ‘Adiyy poursuivit : « J’ai vu la voyageuse en palanquin quitter al-Hîra pour aller faire le Tawâf autour de la Ka‘ba, sans craindre d’autre que Dieu, Puissant et Majestueux. J’étais aussi parmi ceux qui ont conquis les trésors de Kisrâ fils de Hurmuz. Et si votre vie se prolonge, vous constaterez ce qu’a annoncé le Prophète Abû al-Qâsim (que la paix et le salut soient sur lui) : “Il retirera une pleine poignée.” »

Ensuite, al-Bukhârî (3) rapporta ce hadith d’après ‘Abdallâh ibn Muhammad – c’est-à-dire Abû Bakr ibn Abî Shaybah –, lui-même le tenant d’Abû ‘Âsim an-Nabîl, de Sa‘dân ibn Bishr, d’Abû Mujâhid (Sa‘d at-Tâ’î), de Muhill, selon cette même chaîne. Al-Bukhârî est le seul à l’avoir relaté par ces deux voies. An-Nasâ’î (4) le rapporta également, d’après une chaîne où figure Shu‘bah, transmise par Muhill d’après lui : « Préservez-vous du Feu, ne serait-ce qu’avec la moitié d’une datte. » Al-Bukhârî l’a aussi mentionné selon Shu‘bah, et Muslim d’après Zuhayr, tous deux renvoyant à Abû Isḥâq, lui-même le tenant de ‘Abdallâh ibn Ma‘qil, rapporté de ‘Adiyy sous forme marfû‘ (5) : « Préservez-vous du Feu, ne serait-ce qu’avec la moitié d’une datte. » (6) De même, ils l’ont tous deux intégré à leurs recueils authentiques, d’après al-A‘mash, lui-même le tenant de ‘Amr ibn Murrah, de Khaythamah, transmis de ‘Adiyy.

= Que Dieu soit satisfait de lui, et leurs territoires se situent entre l'Irak et le Hejaz. Ils interceptaient ceux qui passaient auprès d'eux sans autorisation, ce qui fit s'étonner ʿUdday de voir comment une femme pouvait passer parmi eux sans crainte. (1) Tel quel dans le texte original, et dans al-Bukhārī : « Ne t'ai-je pas donné de l'argent et honoré plus que toi ? » (2) Tel quel dans le texte original, et dans al-Bukhārī : « Celui qui ne trouve pas la moitié d'une datte [à donner], qu'il dise un mot bon. » (3) Rapporté par al-Bukhārī dans son Ṣaḥīḥ, n° 1413, au sujet de la zakāt. (4) Rapporté par an-Nasāʾī dans ses Sunan (5/74‑75), au sujet de la zakāt. (5) Rapporté par al-Bukhārī dans son Ṣaḥīḥ, n° 1417, au sujet de la zakāt, et le texte est de lui. Également rapporté par Muslim dans son Ṣaḥīḥ, n° 1116, au sujet de la zakāt, avec ce texte : « Que celui d’entre vous qui peut se protéger du Feu, ne serait-ce qu’avec l’équivalent d’une datte, qu’il le fasse. » (6) Rapporté par al-Bukhārī dans son Ṣaḥīḥ, n° 6539, dans Le Livre des Cœurs Dévoués (Ar-Riqāq), et par Muslim dans son Ṣaḥīḥ, n° 1016, (67) et (68), au sujet de la zakāt. La chaîne de transmission originale était : de ʿAl-ʿAmash, de Khaithama, de ʿAbd al-Raḥmān, d’ʿUdday. La correction vient de al-Bukhārī et Muslim.
قلت: كسرى بن هرمز؛ قال: "كسرى بن هرمز، ولئن طالت بك حياة لترينَّ الرجلَ يُخرجُ مِلءَ كفِّه من ذهبٍ أو فضّةٍ، يطلبُ من يَقبلُه منه فلا يجدُ أحدًا يقبلُه منه، وليلقين اللّه أحدُكم يومَ يلقاه وليس بينه وبينه ترجمانٌ يُترجم له، فيقولنَّ له: ألم أبعثْ إليك رسولًا فيُبلِّغكَ؟ فيقول: بلى، فيقول: ألم أعطِكَ مالًا وولدا (١) وأُفضل عليكَ؟ فيقول: بلى، فينظرُ عن يمينه فلا يرى إِلَّا جهنَّمَ، وينظرُ عن يساره فلا يرى إِلَّا جهنَّمَ" . قال عدي: سمعتُ رسولَ اللّه ﷺ يقول: "اتقوا النَّارَ ولو بشقِّ تمرة، فإن لم (٢) تجد فبكلمةٍ طيّبة" . قال عدي: فرأيتُ الظعينةَ ترتحلُ من الحِيرة حتى تطوفَ بالكعبة فلا تخافُ إِلَّا اللّه عر وجل، وكنتُ فيمن افتتحَ كنوزَ كسرى بن هرمز، ولئن طالتْ بكم حياةٌ لترون ما قال النَّبِيّ أبو القاسم ﷺ : "يُخرجُ ملءَ كفّه" . ثم رواه البخاري (٣) عن عبد اللّه بن محمد - هو أبو بكر بن أبي شيبة - عن أبي عاصم النبيل، عن سَعدان بن بشرٍ، عن أبي مجاهد - سعد الطائي - عن مُحِلّ عنه، به. وقد تفرَّد به البخاريُّ من هذين الوجهين. ورواه النسائيُّ (٤) ، من حديث شعبة، عن مُحِلّ عنه: "اتقوا الثار ولو بِشق تمرة" . وقد رواه البخاري من حديث شعبة، ومسلم من حديث زهير، كلاهما عن أبي إسحاق، عن عبد اللّه بن مَعْقِلٍ، عن عدي مرفوعًا: "اتقوا النَّارَ ولو بشق تمرةٍ" (٥) . وكذلك أخرجاه في الصحيحين (٦) ، من حديث الأعمش، عن عمرو بن مرة، عن خيثمة، عن عدي.
= اللّه عنه، وبلادهم ما بين العراق والحجاز، وكانوا يقطعون الطريق على من مرَّ عليهم بغير جواز، ولذلك تعجب عدي كيف تمرُّ المرأة عليهم وهي غير خائفة. (١) كذا بالأصل، وفي البخاري: ألم أعطِك مالًا وأفضل عليك. (٢) كذا بالأصل، وفي البخاري: فمن لم يجد شِقَّ تمرة فبكلمةٍ طيّبة. (٣) رواه البخاري في صحيحه رقم (١٤١٣) في الزكاة. (٤) رواه النسائي في سننه (٥/ ٧٤ - ٧٥) في الزكاة. (٥) رواه البخاري في صحيحه رقم (١٤١٧) في الزكاة واللفظ له، ومسلم في صحيحه رقم (١١١٦) في الزكاة، ولفظه: من استطاع منكم أن يستترَ من النار ولو بثِقّ تمرة فليفعل. (٦) رواه البخاري في صحيحه رقم (٦٥٣٩) في الرقاق، ومسلم في صحيحه رقم (١٠١٦) (٦٧) و (٦٨) في الزكاة، وكان السند في الأصل: من حديث الأعمش، عن خيثمة، عن عبد الرحمن، عن عدي، والتصحيح من البخاري ومسلم.

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