Lisez donc ce qui vous est possible du Coran. Il savait que certains parmi vous seraient malades, d’autres voyageraient à travers la terre en quête de la grâce d’Allah, et d’autres encore combattraient dans le sentier d’Allah (Al-Muzzammil, 20). Il est bien établi que le jihad n’a été légiféré qu’à Médine après l’Hégire.
Allah dit également dans la sourate «Iqtarabat» (Al-Qamar), qui est mecquoise : «Ou bien disent-ils : “Nous sommes tous solidaires et victorieux.” (44) Le groupe sera vaincu et ils tourneront le dos» (Al-Qamar, 44-45). Cela se produisit le jour de Badr : le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) récita ce verset lorsqu’il sortit de l’abri (al-‘arîsh), puis il leur jeta une poignée de graviers, et la victoire fut obtenue, confirmant ainsi ce que le verset annonçait.
Allah dit aussi : «Que périssent les deux mains d'Abu Lahab et qu’il périsse lui-même ! (1) Sa fortune et ce qu’il a acquis ne lui serviront à rien. (2) Il sera bientôt brûlé dans un feu ardent (3), ainsi que sa femme, la porteuse de bois (4), autour de son cou une corde de fibres (5)» (Al-Masad, 1-5). Il informe ainsi que son oncle, ‘Abd al-‘Uzzâ ibn ‘Abd al-Muttalib – surnommé Abu Lahab –, entrera en Enfer avec son épouse. Allah a décrété qu’ils mourraient polythéistes sans embrasser l’islam, fût-ce extérieurement, ce qui constitue l’une des preuves manifestes de la prophétie.
Allah dit également : «Dis : “Même si les hommes et les djinns s’unissaient pour produire un Coran semblable à celui-ci, ils ne sauraient en produire un semblable, quand bien même ils s’aideraient les uns les autres”» (Al-Isrâ’, 88). Et Il dit dans la sourate Al-Baqara : «Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons fait descendre sur Notre serviteur, produisez donc une sourate semblable à celle-ci et appelez vos témoins en dehors d’Allah, si vous êtes véridiques. (23) Si vous ne le faites pas — et assurément, vous ne le ferez jamais…» (Al-Baqara, 23-24). Il informe ainsi que si l’ensemble des créatures s’unissaient, se soutenaient et s’entraidaient pour produire un discours comparable à celui de ce Coran, avec sa rhétorique, son éloquence, sa douceur, la perfection de ses jugements, la distinction du licite et de l’illicite, et toutes les autres facettes de son miracle, ils en seraient incapables. Ils ne réussiraient même pas pour dix sourates, ni même pour une seule sourate. Il annonce en outre qu’ils ne le feront jamais. Or, ce défi aussi explicite, cet énoncé catégorique et assuré, ne peuvent provenir que de quelqu’un certain de ce qu’Il déclare, sachant ce qu’Il dit et convaincu qu’aucun être ne saurait s’y opposer ni produire quoi que ce soit d’équivalent à ce dont Son Seigneur – exalté soit-Il – l’a gratifié.
Allah dit encore : «Allah a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et accompli les bonnes œuvres qu’Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l’a accordée à ceux qui les ont précédés, et qu’Il affermirait pour eux la religion qu’Il a agréée, et qu’Il substituerait leur crainte en sécurité…» (An-Nûr, 55). C’est effectivement ce qui advint. Allah a affermi cette religion, l’a mise en évidence, l’a élevée et l’a diffusée aux quatre coins du monde ; Il l’a ainsi accomplie et exécutée. Nombre de pieux prédécesseurs ont expliqué ce verset comme désignant le califat d’Abou Bakr As-Siddîq. Sans aucun doute concerne-t-il ce dernier, mais il ne s’y limite pas ; il s’applique également à d’autres. Il est rapporté dans le hadith authentique : «Quand César périra, il n’y aura plus de César après lui, et quand Chosroès périra, il n’y aura plus de Chosroès après lui. Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, nous dépenserons assurément leurs trésors dans la voie d’Allah.» Cela se réalisa effectivement sous les califes bien-guidés Abou Bakr, ‘Oumar et ‘Othmân (qu’Allah soit satisfait d’eux).