Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Un hadith où la réponse (– qu'Allah leur fasse miséricorde –) est donnée à qui a interrogé sur ce qu’il a interrogé, avant même qu’il ne pose la moindre question. L’imam Aḥmad (1) a dit : « Nous a rapporté ʿAffân, nous a rapporté Ḥammād ibn Salama, qui nous informa de az-Zubayr Abū ʿAbd as-Salām, d’après Ayūb ibn ʿAbd Allāh ibn Makraz – bien qu’il ne l’ait pas entendu de lui directement – qui raconta : “Ceux qui étaient assis en sa compagnie (d’Ayūb) – et je l’ai vu moi-même – m’ont transmis un hadith au nom de Wābiṣa al-Asadī.” » Et ʿAffân (2) a déclaré : « Nous l’avons entendu (3) plus d’une fois, sans qu’il précise : “Mes interlocuteurs me l’ont transmis.” »

Il dit : « Je suis venu trouver le Messager de Dieu (ﷺ) pour ne rien laisser sans l’interroger à son sujet, ni le bien ni le péché. Autour de lui, un groupe de musulmans le consultaient. Je me suis donc frayé un chemin au milieu d’eux. Ils m’ont dit : “Écarte-toi, ô Wābiṣa, du Messager de Dieu.” Je leur ai répondu : “Laissez-moi donc m’approcher de lui. Parmi les gens, c’est celui que j’aime le plus approcher.” » Il dit : « Le Prophète (ﷺ) déclara : “Laissez Wābiṣa. Approche, ô Wābiṣa.” Deux ou trois fois. » Il poursuivit : « Je m’approchai donc de lui jusqu’à m’asseoir devant lui, puis il me demanda : “Ô Wābiṣa, veux-tu que je t’informe ou bien allons-nous te laisser poser ta question ?” Je répondis : “Non, informe-moi.” Il reprit : “Tu es venu pour m’interroger sur le bien et sur le péché.” Je dis : “Oui.” Alors il joignit ses doigts et se mit à les presser sur ma poitrine tout en disant : “Ô Wābiṣa, consulte ton cœur et consulte ton âme – trois fois. Le bien est ce qui apaise l’âme, et le péché est ce qui la ronge et hésite à demeurer dans ta poitrine, même si les gens t’émettent des avis (fatwâ) en ce sens.” (4) »

Chapitre sur ce qui fut annoncé par le Prophète (ﷺ) des événements à venir durant sa vie et après sa mort, et qui advinrent exactement comme il l’avait prédit, sans la moindre différence. Ce chapitre est immense, et il n’est pas possible d’en traiter tous les aspects tant ils sont nombreux. Nous n’en évoquerons donc que quelques points, et c’est en Dieu que nous cherchons secours, à Lui nous nous en remettons, et il n’y a de force ni de puissance qu’en Dieu, le Puissant, le Sage. Cela est tiré du Coran et des hadiths.

Quant au Coran, Dieu – Exalté soit-Il – a dit dans la sourate al-Muzzammil – l’une des premières révélées à La Mecque : « عَلِمَ أَنْ لَنْ تُحْصُوهُ فَتَابَ عَلَيْكُمْ » (Il sait que vous ne saurez l’accomplir pleinement ; Il s’est donc montré Clément envers vous…).

(1) Dans al-Musnad (4/228). (2) Dans al-Musnad : Il a dit. (3) Dans al-Musnad : Il m’a rapporté. (4) Sa chaîne de transmission est très faible. Az-Zubayr Abū ʿAbd al-Salām est Az-Zubayr ibn Jawātshīr ; ad-Dūlābī l'a considéré faible en terme de kunyā (2/72), et Ibn Ḥibbān l'a nommé Ayyūb ibn ʿAbd al-Salām (al-Majrūḥīn 1/65). Adh-Dharaqṭanī a mentionné qu'il s'agit de lui (comme dans al-Mawḍūʿāt d'Ibn al-Jawzī 1/127). Ensuite, il est discontinu (munqaṭiʿ) car ce Zubayr, selon ce qui est connu, n'a pas entendu de Ayyūb ibn ʿAbdullāh ibn Makriz.
حديث في جوابه (رحمهم الله) لمن سأل عما سأل، قبلَ أن يسألَه عن شيء منه قال الإمام أحمد (١) : حدَّثنا عفان، حدَّثنا حمَّاد بن سلمة، أخبرنا الزبير أبو عبد السلام، عن أيوب بن عبد الله بن مكرز -ولم يسمعه منه- قال: حدَّثني جلساؤُه وقد رأيتُه، عن وابصة الأسدي، وقال (٢) عفان: حدَّثنا (٣) غيرَ مرّة ولم يقل: حدَّثني جلساؤه، قال: أتيتُ رسولَ الله ﷺ وأنا أُريدُ ألَّا أدعَ شيئًا من البِرِّ والإثم إلا سألتُه عنه، وحولَه عصابةٌ من المسلمين يستفتُونه، فجعلتُ أتخطَاهم، فقالوا: إليك يا وابصةُ عن رسول الله، فقلتُ: دعوني فأدنو منه، فإنه أحبُّ الناس إليَّ أن أدنوَ منه، قال: " دعوا وابصةَ، ادنُ يا وابصةَ " مرتين أو ثلاثًا، قال: فدنوتُ منه حتى قعدتُ بين يديه، فقال: " يا وابصةُ أخبرُك أم تسألُني؟ " فقلت: لا، بل أخبرني. فقال: " جئتَ تسألُ عن البرِّ والإثم " فقلت: نعم، فجمعَ أناملَه فجعلَ ينكتُ بهِنَ في صدري ويقول: " يا وابصةُ، استفتِ قلبكَ واستفتِ نفسكَ- ثلاث مرات- البِرُّ ما اطمأنت إليه النفسُ، والإثمُ ما حاكَ في النفس وتردَّدَ في الصدر، وإن أفتاكَ الناسُ وأفتوكَ " (٤) . باب ما أخبر به ﷺ من الكائنات المستقبلة في حياته وبعده فوقعت طِبق ما أخبرَ به سواءً بسواء وهذا باب عظيم لا يُمكن استقصاءُ جميع ما فيه لكثرتها، ولكن نحن نُشير إلى طرفي منها، وباللّه المستعان، وعليه التكلان، ولا حولَ ولا قوّة إلا باللّه العزيز الحكيم، وذلك منتزع من القرآن، ومن الأحاديث. أما القرآن، فقال تعالى في سورة المزمل- وهي من أوائل ما نزل بمكة- ﴿عَلِمَ أَنْ لَنْ تُحْصُوهُ فَتَابَ عَلَيْكُمْ
(١) في المسند (٤/ ٢٢٨). (٢) في المسند: قال. (٣) في المسند: حدَّثني. (٤) إسناده ضعيف جدًا، الزبير أبو عبد السلام هو الزبير بن جواتشير، ضعفه الدولابي في الكنى (٢/ ٧٢)، وسماه ابن حبان أيوب بن عبد السلام (المجروحين ١/ ٦٥) فذكر الدارقطني أنه هو (كما في الموضوعات لابن الجوزي ١/ ١٢٧)، وهو بعد ذلك منقطع فإن الزبير هذا على ما فيه لم يسمع من أيوب بن عبد الله بن مكرز.

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