Dans le cinquième livre – appelé également le Livre de la Promesse –, il est rapporté que Moïse (paix sur lui) s’adressa aux Enfants d’Israël à la fin de sa vie, au cours de la trente-neuvième année de leur errance dans le désert. Il leur rappela les bienfaits de Dieu, Ses faveurs et Ses jours mémorables à leur égard. Il leur dit notamment : « Sachez que Dieu vous enverra un Prophète issu de vos proches, comme Il m’a envoyé à vous, qui vous enjoindra de faire le bien et vous interdira le mal, vous rendra licites les bonnes choses et vous interdira les mauvaises. Quiconque lui désobéit subira l’humiliation en ce monde et le châtiment dans l’au-delà. »
En outre, à la fin du cinquième livre – qui est le dernier de la Torah qu’ils possèdent – il est dit : « Dieu est venu du Mont Sinaï, Il a resplendi depuis Saʿîr, Il S’est manifesté depuis les montagnes de Fârân, et Il est apparu depuis les myriades de Sa Sainteté. À Sa droite se trouve la lumière, et à Sa gauche le feu, et vers Lui se rassemblent les peuples. »
C’est-à-dire que l’ordre divin et Sa Loi vinrent du Mont Sinaï – la montagne près de laquelle Dieu S’adressa à Moïse (paix sur lui). Puis Il resplendit depuis Saʿîr, c’est-à-dire les montagnes de la Terre sainte, là où résidait Jésus fils de Marie (paix sur lui). Ensuite, Il se manifesta – c’est-à-dire que Sa religion s’élança et s’éleva – depuis les montagnes de Fârân, lesquelles sont, sans divergence, celles du Hijâz, et cela n’advint que par l’intermédiaire de Muḥammad (que Dieu le bénisse et le salue).
Dieu, exalté soit-Il, mentionna ainsi ces trois lieux selon leur ordre d’apparition : Il énonça d’abord le lieu de Moïse, puis celui de Jésus, et enfin la terre de Muḥammad (que Dieu le bénisse et le salue). Lorsqu’Il prêta serment par ces trois lieux, Il évoqua d’abord le « méritoire », puis ce qui lui était supérieur, et enfin ce qui l’était davantage, conformément à la règle du serment. C’est pour cela qu’Il dit : « Par le figuier et l’olivier » [95 :1], c’est-à-dire la région de la Terre sainte (Bayt al-Maqdis) où se trouvait Jésus (paix sur lui), « et par le Mont Sînîn » [95 :2], la montagne où Dieu S’adressa à Moïse, « et par cette Cité sûre » [95 :3], la ville d’où fut envoyé Muḥammad (que Dieu le bénisse et le salue). C’est ce que plusieurs exégètes ont expliqué à propos de ces nobles versets.
Dans les Psaumes de David (paix sur lui), on trouve la description de cette communauté par sa pratique du combat (jihâd) et de l’adoration, ainsi qu’une parabole illustrant la place de Muḥammad (que Dieu le bénisse et le salue), décrivant celui-ci comme la « dernière pierre » de l’édifice. Ceci est conforme au hadith rapporté dans les deux recueils authentiques (al-Bukhârî et Muslim) : « Mon exemple et celui des prophètes avant moi est celui d’un homme qui a construit une maison et l’a achevée, excepté une brique ; les gens la parcouraient et disaient : “Pourquoi ne poseras-tu pas cette brique ?” » La confirmation de cela se retrouve également dans la parole de Dieu (exalté soit-Il) : « Mais plutôt [il est] le Messager de Dieu et le Sceau des prophètes » [33 :40].
Dans les Psaumes figure aussi la description de Muḥammad (que Dieu le bénisse et le salue) : sa prophétie et son appel s’étendront d’une mer à l’autre, sa parole s’imposera aux peuples, et les rois viendront à lui de toutes directions avec présents et offrandes ; il sauvera l’oppresseur, soulagera la détresse des peuples, secourra le faible qui n’a pas de soutien ; on priera pour lui en tout temps, Dieu le bénira chaque jour, et son souvenir durera à jamais. Tout cela ne peut s’appliquer qu’à Muḥammad (que Dieu le bénisse et le salue).