Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Je te rappelle les jours de Dieu auprès des Enfants d’Israël. Sais-tu que Dieu a décrété dans la Torah que celui qui commet l’adultère après avoir déjà été marié devait être lapidé ? » Il répondit : « Par Dieu, oui, ô Abou al-Qassim ! En vérité, ils savent que tu es un Prophète envoyé, mais ils t’envient. »

Le Messager de Dieu (ﷺ) sortit alors et ordonna que ces deux personnes soient lapidées à la porte de sa mosquée, chez les Banou Ghanm ibn Malik ibn an-Najjâr. Puis il dit : « Par la suite, Ibn Souriyâ renia la foi. » C’est alors que Dieu fit descendre : « Ô Messager ! Que ne te contrarie pas ceux qui se précipitent vers la mécréance… » [Al-Mâ’ida, v. 41] et les versets suivants.

Il est rapporté que le nom d’Abdallah ibn Souriyâ al-A‘war apparaît aussi dans le hadith d’Ibn ‘Oumar et d’autres, à travers des chaînes de transmission authentiques que nous avons déjà exposées dans le “Tafsîr”.

Autre hadith : Hammâd ibn Salama a rapporté, d’après Thâbit, d’après Anas, qu’un jeune serviteur juif était au service du Prophète (ﷺ) et tomba malade. Le Messager de Dieu (ﷺ) vint alors lui rendre visite et trouva son père, assis près de lui, en train de lire la Torah. Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Ô Juif, je t’adjure par Dieu, Celui qui a fait descendre la Torah sur Moïse, trouvez-vous en elle la description et la mention de ma mission ? » Il répondit : « Non. » Mais le jeune homme s’exclama : « Bien sûr que si, par Dieu, ô Messager de Dieu, nous y trouvons ta description, tes attributs et l’annonce de ta venue. J’atteste qu’il n’est de dieu que Dieu et que tu es le Messager de Dieu. » Le Prophète (ﷺ) dit alors à ses Compagnons : « Relevez-le de sa position, et occupez-vous de votre frère. » C’est ainsi que le rapporte Al-Bayhaqî dans cette version du récit.

Encore un autre hadith : Abou Bakr ibn Abî Shayba a dit – ‘Affân nous a rapporté, de Hammâd ibn Salama, d’après ‘Atâ ibn as-Sâ’ib, d’après Abou ‘Obayda ibn Abdallah, d’après son père : « En vérité, Dieu envoya Son Prophète (ﷺ) pour faire entrer un homme au Paradis. Alors le Prophète (ﷺ) entra dans une église et trouva un Juif en train de lire la Torah. Lorsqu’il parvint à la description du Prophète, il s’arrêta. » Il dit : « Il y avait là un homme malade. Le Prophète (ﷺ) lui demanda : “Pourquoi t’es-tu arrêté ?” L’homme malade répondit : “Ils sont arrivés au passage décrivant un Prophète, et ils ont cessé de lire.” » L’homme malade se traîna alors pour prendre la Torah, retira la main de l’autre homme et reprit la lecture jusqu’à ce qu’il atteigne la description du Prophète (ﷺ), puis il s’exclama : « C’est ton portrait, c’est celui de ta communauté ! J’atteste qu’il n’est de dieu que Dieu et que Muhammad est le Messager de Dieu. » Puis il mourut. Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Prenez soin de votre frère. »

Dernier hadith : le Prophète (ﷺ) s’arrêta un jour auprès d’une maison d’étude des Juifs et dit : « Ô communauté juive, embrassez l’islam ! Par Celui en dehors de qui il n’est aucun dieu, vous savez très bien que je suis le Messager de Dieu qui vous est envoyé. » Ils répondirent : « Tu as transmis, ô Abou al-Qassim. » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « C’est précisément ce que je souhaite. »

(1) « Wilaw » : dérivé de « wilāya » (autorité, tutelle) : c’est-à-dire qu’ils se sont occupés de préparer son corps et de l’enterrer. (2) Al-Dalāʾil al-Nubuwwa (Les preuves de la prophétie) d’al-Bayhaqī (vol. 6, p. 272), c’est un hadith classé comme ḥasan (bon). (3) Al-Dalāʾil al-Nubuwwa d’al-Bayhaqī (vol. 6, pp. 272-273). Abu ʿUbayda n’a pas entendu ce hadith de la part de son père ʿAbd Allāh ibn Masʿūd, mais sa validité est attestée par le hadith précédent. (4) Rapporté par al-Bukhārī dans son Ṣaḥīḥ n° 6944 (chapitre du contrainte), et par Muslim dans son Ṣaḥīḥ n° 1765 (chapitre du djihād et du voyage) avec une formulation proche. Quant à la « maison de l’école » (بيت المدرس), cela désigne le chef des Juifs, nommée ainsi parce qu’il était le maître chargé d’étudier leurs livres, c’est-à-dire :
وأذكرك أيامَه عند بني إسرائيل، هل تعلمُ أنَّ الله حكمَ فيمن زنى بعدَ إحصانِه بالرجمِ في التوراة؟ " فقال: اللهم نعم، أما والله يا أبا القاسم، إنهم يَعرفون أنك نبيٌّ مرسل، ولكنَّهم يَحسدونَك. فخرجَ رسولُ الله ﷺ فأمرَ بهما فرُجِما عندَ باب مسجده في بني غنم بن مالك بن النجار. قال: ثم كفرَ بعد ذلك ابنُ صوريا، فأنزل الله: ﴿يَاأَيُّهَا الرَّسُولُ لَا يَحْزُنْكَ الَّذِينَ يُسَارِعُونَ فِي الْكُفْرِ﴾ [المائدة: ٤١] الآيات. وقد وردَ ذكرُ عبد الله بن صُوريا الأعور في حديث ابن عمر وغيره، برواياتٍ صحيحة قد بيَّنَّاها في "التفسير ". حديث آخر: قال حمَّادُ بن سلمة: حدَّثنا ثابت، عن أنس؛ أن غلامًا يهوديًا كان يخدمُ النبي ﷺ فمرضَ، فأتاه رسولُ الله ﷺ يعودُه، فوجدَ أباه عندَ رأسِه يقرأُ التوراةَ، فقال له رسولُ الله ﷺ : " يا يهوديُّ، أنشدُكَ بالله الذي أنزلَ التوارةَ على موسى، هل تجدونَ في التوارة نَعتي وصِفَاتِي ومَخرجي؟ " فقال: لا، فقال الفتى: بلى والله يا رسولَ الله، إنا نجد في التوراة نعتك وصفتك ومخرجك وإني أشهد أن لا إله إلا الله وأنك رسول الله، فقال النبيُّ لأصحابه: " أقيمُوا هذا من عند رأسه، وَلُوا (١) أخاكم ". رواه البيهقيّ من هذا الوجه بهذا اللفظ (٢) . حديث آخر: قال أبو بكر بن أبي شيبة، حدَّثنا عفّان، حدَّثنا حمَّاد بن سلمة، عن عطاء بن السائب، عن أبي عُبيدة بن عبد الله، عن أبيه، قال: إن الله ابتعثَ نبيَّه ﷺ لإدخال رجل الجنَّةَ، فدخلَ النبىِّ ﷺ كنيسةً، وإذا يهوديٌّ يقرأُ التوراةَ، فلما أتى على صفتِه أمسكَ، قال: وفي ناحيتها رجلٌ مريض، فقال النبيُّ ﷺ : " ما لكم أمسكتُم؟ " فقال المريضُ: إنهم أتَوا على صفة نبي فأمسَكُوا، ثم جاء المريضُ يَحبُو حتى أخذَ التوراة وقال: ارفع يدَك، فقرأَ حتى أتى على صفتِه، فقال: هذه صفتُك وصفةُ أمّتك، أشهدُ أن لا إلهَ إلا الله وأشهدُ أنَّ محمّدًا رسولُ الله، ثم ماتَ، فقال النبي ﷺ : " لوا أخاكم " (٣) . حديث آخر: إن النبي ﷺ : وقف على مِدراس اليهود فقال: " يا معشرَ يهودَ أسلموا، فوالذي لا إلهَ إلا هو إنَّكم لتعلمونَ أني رسولُ الله إليكم " فقالوا: قد بلَّغتَ يا أبا القاسم، فقال: " ذلك أريد " (٤) .
(١) " ولوا ": من الولاية: أي اهتموا بتجهيزه ودفنه. (٢) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ٢٧٢) وهو حديث حسن. (٣) دلائل النبوة؛ للبيهقي (٦/ ٢٧٢ - ٢٧٣) وأبو عبيدة لم يسمع من أبيه عبد الله بن مسعود. ولكن يشهد له الذي قبله. (٤) رواه البخاري في صحيحه رقم (٦٩٤٤) في الإكراه، ومسلم في صحيحه رقم (١٧٦٥) في الجهاد والسير بلفظ متقارب. وبيت المِدراس: المراد به كبير اليهود، ونسب البيت إليه لأنه هو الذي كان صاحب دراسة كتبهم أي:=

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