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Nous avons déjà mentionné, dans notre « Tafsîr », à propos de la parole du Très-Haut dans la sourate al-Baqara : « Dis : “Si la demeure de l’au-delà, auprès de Dieu, vous est réservée à l’exclusion de tout autre peuple, alors souhaitez la mort, si vous êtes véridiques.” (2 : 94) Ils ne la souhaiteront jamais à cause de ce que leurs mains ont commis, et Dieu connaît bien les injustes. » (2 : 94-95). Il existe un verset semblable dans la sourate al-Jumua : « Dis : “Ô vous qui vous êtes judaïsés ! Si vous prétendez être les amis de Dieu, à l’exclusion des autres hommes, souhaitez donc la mort, si vous êtes véridiques.” (62 : 6) Mais ils ne la souhaiteront jamais, à cause de ce que leurs mains ont commis, et Dieu connaît bien les injustes. » (62 : 6-7).
Nous avons rapporté, d’après les exégètes, que l’interprétation correcte est que le Prophète (que Dieu le couvre d’éloges et de salut) les invita à la mubâhala : qu’ils prient pour que la mort s’abatte sur celui qui a tort, soit parmi eux, soit parmi les musulmans. Ils refusèrent de le faire parce qu’ils savaient qu’ils se faisaient tort à eux-mêmes et que cette invocation se retournerait contre eux.
Il en fut de même lorsqu’il convia les chrétiens de Najrân, après qu’ils eurent débattu avec lui au sujet de Jésus fils de Marie ; Dieu lui ordonna alors de les appeler à la mubâhala, selon Sa parole : « Et après la science qui t’est parvenue à son sujet, quiconque dispute encore avec toi, dis : “Venez, appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nos âmes et vos âmes, puis invoquons la malédiction de Dieu sur les menteurs.” » (3 : 61).
De la même manière, il invoqua la malédiction contre les polythéistes, comme le montre le verset : « Dis : “Quiconque est dans l’erreur, que le Tout-Miséricordieux prolonge son terme…” » (19 : 75). Nous avons longuement développé cette question en rapport avec ces versets, dans notre ouvrage « Tafsîr », ce qui est suffisant, et à Dieu reviennent la louange et la grâce.
Autre hadith :
Il contient la reconnaissance des Juifs selon laquelle il (ﷺ) est bien le Messager de Dieu, ainsi que leur recours à son jugement, avec toutefois une intention blâmable : ils avaient comploté entre eux qu’au cas où son jugement irait dans le sens de leurs désirs, ils l’adopteraient ; sinon, ils s’en garderaient. Dieu les a blâmés dans Son Livre pour cette intention.
ʿAbd Allâh Ibn al-Mubârak a dit : « Maʿmar nous a rapporté d’après az-Zuhrî », lequel dit : « Je me trouvais assis auprès de Saʿîd Ibn al-Musayyib, en compagnie d’un homme que Saʿîd respectait beaucoup. Il s’agissait d’un homme de la tribu de Muzayna dont le père avait assisté à al-Hudaybiya et avait été l’un des compagnons d’Abû Hurayra. » Cet homme raconta : « Abû Hurayra a dit : “J’étais assis auprès du Messager de Dieu (ﷺ) quand vinrent certains Juifs – un homme et une femme parmi eux venaient de commettre l’adultère. Quelques-uns se dirent entre eux : ‘Allons trouver ce Prophète, car c’est un Prophète envoyé avec une Loi allégée. S’il nous donne un châtiment moins sévère que la lapidation, nous le suivrons, et nous plaiderons devant Dieu, lors de notre rencontre avec Lui, que nous avons cru en un Prophète parmi Ses prophètes.’” »
Et selon une autre version, transmise par az-Zuhrî : « Si jamais il nous ordonne la lapidation, nous désobéirons, tout comme nous avons désobéi à Dieu concernant ce qu’Il a prescrit dans la Torah, à savoir la lapidation. »